Hiver
Je nâentends que le son de ton cĆur, qui nâest plus.
Seulement le silence, une musique vide :
Le cri des machines de ton départ avides.
Je ne vois que lâhiver qui sur toi est venu.
Jâabhorre le destin, qui mâa privĂ© de toi;
Et je sens dans mon dos une ombre que je pense
Ătre un de ces fantĂŽmes qui hantent ton absence.
Ton sourire me suit comme un fantĂŽme froid.
Pùle mais élégant, et sérieux et grave,
Triste comme la nuit, et sombre et seul et brave,
Tu traverses le Styx et moi je reste au bord.
Miséreux, malheureux, ni fort ni bon ni grand,
Mauvais comme le deuil, suffoquant, haletant,
Je ne peux plus aimer, amour, toi tu es mort.Â













