Illogique et Hasard (corrigé !)
La logique est fondamentale, Ă©tant juste question de succession, ce qui est toujours vrai, telle que si x -> y alors jamais x -> yâ par exemple (xâ -> yâ, autrement dit si yâ est diffĂ©rent de y, xâ est nĂ©cessairement diffĂ©rent de x, lâinverse nâĂ©tant pas forcĂ©ment vrai : je peux par exemple thĂ©oriquement obtenir exactement une mĂȘme couleur par des combinaisons diffĂ©rentes de couleurs). Bien sĂ»r chacun de ces symboles reprĂ©sente toujours un ensemble entiĂšrement descriptible dâĂ©vĂšnements, de 1 Ă lâinfini. La seule chose qui puisse arriver câest que je ne comprenne pas, ou ne puisse jamais comprendre, lâantĂ©cĂ©dent de x (xâ etc.), ou bien ce qui succĂšde prĂ©cisĂ©ment Ă y (yâ etc.).
Il en est ainsi du descriptible, ce qui fait que lâalĂ©atoire au sens littĂ©ral nâexiste pas. On ne peut que supposer indĂ©finiment des antĂ©cĂ©dents et des consĂ©quents Ă©tant donnĂ© quâil nây a pas dâa-conceptuel, et la seule chose qui puisse faire croire que x (le Hasard par exemple) entraĂźne « alĂ©atoirement » y ou yâ est que x est mal ou partiellement dĂ©fini, le problĂšme du « paradoxe » quantique ne rĂ©sidant nĂ©cessairement que dans un certain mysticisme scientifique oubliant quâil nây a aucune raison quâon puisse nĂ©cessairement tout comprendre, toujours avancer rĂ©ellement dans la connaissance, et quâil nây a donc pas besoin de lâ « alĂ©atoire ». Ce qui se passe chez beaucoup de scientifiques contemporains câest quâils imaginent en effet pouvoir penser des choses telles que « je peux vous prouver quâon ne peut trouver dâexplication Ă telle chose, donc...», mais le donc est en trop. Il nây a aucune raison de supposer que tous les dĂ©terminants soient trouvables, voire imaginables.
Il nây a que de lâimprĂ©visible (et tout lâest en fait dans le sens oĂč nous ne pouvons jamais ĂȘtre sĂ»r de connaĂźtre tous les dĂ©terminants dâun Ă©vĂ©nement donnĂ©), jamais dâalĂ©atoire, et nous nâavons jamais le droit dâimaginer que nous serions omniscient au point de pouvoir affirmer quâil nây a pas de dĂ©terminant x unique associĂ© Ă un Ă©vĂ©nement y, câest le parti-pris fondamental mĂȘme de la science, cela mĂȘme par quoi elle avance (il y a par contre un Inconnaissable fondamental : lâinfinitĂ© des antĂ©cĂ©dents nâest que thĂ©orique, bien que ce en quoi consiste la science, et dâordre simulatoire, car le fond de la « chose » ne rĂ©side pas en elle-mĂȘme, et il nây a pas de « cause premiĂšre » (telle que « Hasard »), ni interne Ă lâĂ©tendue, ni « externe » dâailleurs en derniĂšre instance - la notion de « simulation » Ă©tant nĂ©cessaire Ă lâabstraction scientifique, mais restant une façon de repousser plus loin le reprĂ©sentable dans un monde oĂč des causes apparentes font dĂ©faut - puisquâon resterait sur le mĂȘme plan dâimaginable, associĂ© Ă la croyance en un infini non thĂ©orique. Autrement dit rien nâa rĂ©ellement de cause car il faudrait pour cela supposer une cause premiĂšre sans cause). Il est possible par contre dâimaginer que « x » reste Ă jamais inaccessible, voire devienne purement thĂ©orique (mais nĂ©cessaire Ă une science qui se respecte, consciente des limites du descriptible, du discible, plus que jamais).
De toute façon et pour conclure, Ă quoi sert le mot « hasard » si ce nâest Ă donner une explication qui nâen est pas une, ce dont la science nâa que faire, son domaine Ă©tant le descriptible, contentons-nous de parler dâ « imprĂ©visible ».