Chapitre 2 | Foyer Davis |
— Encore une journée sans toi Pénélope... Le regard vide, Eden se perdait dans les courbures du visage de sa bien-aimée. Il ne pouvait écarter les yeux de son regard aimant et insouciant. C'était lui qui aurait dû y passer, pas elle, pensait-il au fond de lui. Mais à quoi bon penser cela ? Ça ne la fera pas revenir. Il était là, seul désormais, avec pour compagnie une folle de ranch.
— Ça va Eden ? — Oui oui... T'inquiètes. — Tu fais une drôle de fixette sur cette photo, n'empêche. Un long soupir sortit des lèvre du jeune homme. Avant de se retourner vers Liberty.
— C'est Pénéloppe, ma petite-amie que j'allais fiancer... — Le programme n'est pas censé intervenir que chez les célibataires ? — Si si. Elle est décédée dans un bombardements, je crois même qu'elle est morte pas loin d'ici... — Oh... Je suis navrée. Mes sincères condoléances. Liberty ne savait plus trop quoi dire. Elle de nature plutôt enthousiaste, le caractère morose d'Eden prenait plus de place à cet instant. Alors, elle emmenait avec elle un peu de sa douleur, elle ressentait une profonde peine pour lui.
Un câlin réconfortait plus que de simples mots, c'est tout ce qu'elle pouvait lui offrir. Eden se sentait libéré d'un point, parler d'elle lui faisait vraiment du bien.
Alors, tout le repas du midi, il le passa à raconter son histoire avec Pénéloppe... — Quand je l'ai vu la première fois à ce concours équestre, je crois que je me suis jamais senti aussi timide. Elle était organisatrice d'évènements notamment ceux du centre équestre de Chesnut Ridge. Elle planifiait les dates des concours, donner des ordres sur la façon de décorer les évènements. Bref, une véritable petite cheffe. Ce jour là, on assistait tous les deux à un championnat de course à cheval. Elle était tout en bas, attentive au bon déroulement de l'évènement dans sa robe bleue à fleurs et moi j'accompagnais mon petit frère fan de courses hippiques. J'étais tout en haut et je ne pouvais cesser de la regarder. Mon frère voyait bien que j'avais craqué pour elle alors ce petit fourbe m'a fait croire qu'il allait aux toilettes pour au final lui demandait son numéro. Quand je l'ai vu me pointait du doigt, j'ai tout fait pour me cacher, je l'ai vu rire de loin, son sourire m'a enchanté et j'ai eu son numéro grâce à lui. J'ai hésité pendant des heures à la façon dont j'allais tourner le message. Est-ce que je devais préciser que c'était moi le garçon qui a baissé immédiatement la tête pour se cacher quand son stupide frère l'a pointé du doigt ? Et devine ce que j'ai dit. — Euh tu lui as dit qu'elle t'avait tapé dans l'oeil ? — Non. J'ai écrit "hey, c'est moi" avec un smiley souriant. Et bien évidemment elle a répondu "qui ça, "moi" ?". J'ai répondu qu'on s'est aperçu au centre équestre. Elle m'a avoué qu'elle me trouvait mignon et qu'elle serait ravie de me revoir je l'ai alors invité à boire une bière dans un coin sublime, en hauteur où la vue était magnifique. Ce premier rendez-vous a été un franc succès et d'autres s'en sont suivis et on a fini par s'embrasser un soir dans un parc sur un banc. Et puis c'était l'amour fou... — Woaw... Vous aviez l'air mignon. — Certainement... Eden continua un long moment à raconter diverses anecdotes autour de Pénéloppe. Il précisa qu'elle avait un fort accent français dont il se moquait tout le temps mais aussi qu'elle savait faire les lasagnes comme personne ne savait en faire. Et que surtout ses lèvres étaient une merveille à embrasser. Il se remémorait tous ces souvenirs avec une grande nostalgie, il les revivait presque, sentait ses caresses sur sa peau et entendait sa voix chantante. Puis quand il posait son regard sur Liberty, tout retombait à l'eau. Comment pourrait-il fonder une famille avec une autre que celle destinée à être l'amour de sa vie ?
— Viens, on va faire quelque chose pour te changer les idées mon pote !
— Je ne pensais pas à ça pour me changer les idée... J'ai peur des chevaux. — Ça tombe bien ! Le meilleur moyen de contrer ses peurs, c'est de les affronter. À la dure comme à la dure ! — Tu ne peux pas m'aider à monter ? Hope va partir, j'en suis sûr !
— Mais voilà ! Regarde, tu es bien installé ! — Elle me regarde bizarrement, non ? — Tu dis n'importe quoi !
— Inspire un bon coup et concentre toi sur ta connexion entre toi et le cheval. C'est ça qui aide. Si le cheval te sent stressé, il va le sentir et te rejeter. Calme toi, c'est archi simple ! — Super rassurant Liberty... C'est plus facile à dire qu'à f-... WOOO, elle bouge dans tous les sens là. — Attends j'arrive !
Après avoir relevé Eden, Liberty partit vaquer à ses occupations en laissant Eden faire sa promenade seul. Il avait l'air... particulièrement tendu... Heureusement Hope prenait sur elle pour ne pas le balancer par terre.
En s'intéressant à un panneau qu'il avait croisé en chemin, il aperçut un message qui l'interpella : "Bonjour, mon mari et mes enfants sont décédés dans le bombardement à Chesnut Ridge, leurs corps sont entrain d'être retrouvé mais ils me seront bientôt enlevés pour être enterrés à des kilomètres d'ici. Je ne pourrais jamais aller visiter leurs tombes. Si quelqu'un pouvait m'aider à trouver un moyen pour les enterrer à Chesnut Ridge, près de moi pour que je puisse me recueillir au près d'eux... J'ai ouvert une cagnotte pour financer le projet d'un nouveau cimetière ici. Contactez moi au XX XX XX XX XX." Ce message bouleversa Eden, il se retrouvait dans ce qu'elle écrivait. Il comprit alors que son devoir autant que citoyen officiel de la reconstruction du monde, c'était qu'il devait aider cette pauvre femme en construisant un cimetière. Il nota le numéro quelque part avec l'ultime conviction que son premier projet serait un cimetière.
***
Heyyy ! Voilà un nouveau chapitre où on en apprend un peu plus sur les Davis, surtout sur Eden. Alors petite précision, l'idée du cimetière m'est venu comme ça, là à l'instant donc en principe on en reparlera pas avant un moment car je n'ai pas pu développer cette idée dans mon gameplay avant aujourd'hui mdrrr. Mais bon ! Bisous à bientôt !


















