Chapitre 3 | Foyer Zarrouk |
Soraya est une jeune femme pleine de vie qui adore l'art. Elle a baigné dans l'islam depuis toute petite, sa famille très croyante voulait l'éduquer dans cette atmosphère. Soraya n'a jamais été très croyante jusqu'à la Grande Guerre où sa foi a pris le dessus et qu'elle a donc décidé de se voiler. Elle fait partie des rares personnes s'étant inscrite par elle-même au programme, intimement convaincu que c'est sa mission sur Terre de la repeupler. Avant le programme, elle ne s'est jamais trop intéressée aux garçons, focalisée sur ses études en arts. Fièrement diplômée aujourd'hui, elle espère pouvoir redonner à ce monde non seulement des enfants mais aussi une panoplie d'artistes dont les œuvres seront au quatre coin du monde.
Lui c'est Mohammed, un véritable touche-tout. Il aime s'instruire et apprendre un tas de choses. Avant la guerre, il n'a jamais eu trop de projets, il préférait profiter au jour le jour. Lui aussi s'est inscrit de bon cœur au programme enfin... sous la pression de ses parents. Jeune adulte qui vivait encore chez ses parents, sans projets d'avenir, il était grand temps qu'il parte du cocon familiale ! Il était grand temps de se marier, avoir des enfants et un boulot barbant...
***
San Myshuno, une grande ville autrefois bien vivante, multiculturelle, qui accueillait tout ceux qui voulait rêver plus grand. Aujourd'hui, la ville est morte, de nombreuses explosions ont décimés la ville. Ne laissant que des débauches. Heureusement le pont reliant la ville aux autres, a vite été reconstruit. La ville finira bien par reprendre vie...
La maison des Zarrouk a été construite dans une vieille usine désaffectée, l'un des rares bâtiments qui a survécu aux explosions nombreuses. Ils ont donc pu s'installer ici, dans une usine transformée en un lieu de vie où bambins et enfants pourraient courir partout.
Dans cette maison, les présentations se font rapide. Soraya a toujours voulu fonder une famille, c'était son projet après le succès mais bon le destin en a décidé autrement : la famille avant le succès. Et finalement, elle s'en réjouit pas mal. Il faut bien repeupler le monde non ?Mohammed ne veut pas décevoir sa famille ni même le monde. Il sait bien qu'il doit construire une famille alors autant s'y atteler le plus rapidement possible.
Finalement, ce n'est pas plus mal que ça. Soraya lui plaît vraiment, elle est carrément jolie, ses lèvres lui fait déjà de l'oeil.
Soraya ne peut s'empêcher de sourire en le regardant. Elle a prié pour tomber sur un bel homme, le voilà !
Alors, quoi de mieux qu'un baby foot pour créer de bons moments ensemble ?
— Tu triches là ! J'en suis sûr, ça fait cinq fois d'affilés que tu marques un but. Avoues le !
— Toi, avoues que je suis meilleure que toi !
Après une cuisante défaite pour Mohammed, il est parti bouder sur l'ordinateur ne voulant plus adresser la parole à cette tricheuse de Soraya. Habituellement, c'était lui qui battait ses frères. C'était inadmissible ! Il en profita alors pour chercher les offres d'emplois sur Indsims. Il avait beau épluché toutes les annonces, tout lui donnait envie. Il voulait vivre mille vies mais c'était impossible, il faudrait bien choisir... Alors après des heures d'hésitations, cétait un petit boulot dans un parti politique avec pour cause Un Monde Uni qu'il avait choisi. Réunir le monde, ouais... ça lui ressemblait bien.
Soraya pendant ce temps reprenait la peinture doucement. Elle était un peu rouillée, elle reprenait carrément de zéro. Toutes les techniques qu'elle avait apprises lui glissait sous les doigts mais elle s'efforça du mieux qu'elle pouvait pour faire de jolies toiles. Elle, elle allait travailler dans le monde de l'art. Bon pour l'instant elle ne faisait que nettoyer les palettes d'autres artistes... mais elle espèrait pouvoir se faire remarquer avec sa patte artistique.
— Tu sais Soraya, tu peux toujours me le dire si tu as triché hein, je ne t'en voudrais pas. — Mais je te dis que non ! — Ah... ok. Bon bah c'est pas grave. T'es très jolie au faite. À plus ! Et il partit d'un coup, laissant Soraya face à sa peinture, rougissant de plus belle.
À défaut d'être bon au baby foot, il se lança dans la musique. Peut-être que ça pourrait mieux le réussir ?
— Tu m'as complimenté tout à l'heure où j'ai rêvé ? — Je crois que tu délires ma vieille. Je t'ai dragué, c'est différent. — Ah... euh... Ouais ? — Après si tu me trouves dégueulasse, dis le moi direct, au moins c'est fait. Soraya baissa la tête, elle virait complètement au rouge. Comment ça il l'avait dragué ? Qu'est ce qu'elle était censée faire dans ce genre de moment ? Elle perdait complètement pied. Comment qu'on faisait pour draguer quand on ne l'avait jamais fait avec quiconque auparavant ? Et surtout comment on faisait pour draguer quelqu'un qu'on savait qu'il serait le père de nos enfants ? Cette perspective lui semblait tellement étrange...
— Je pense le contraire. — C'est-à -dire ? — Bah le contraire de moche. — Mais encore ? — Bah tu n'es pas moche. — Développes ça m'intéresse. — Tu me saoules. — Ah, ce n'est pas ce que j'espérais entendre... — Va manger et tais toi.
— Tu vois, tu ressemble un peu à ça Mohammed. — Euh... bah super. — Comment ça ? — Comment dire... — C'est moche ce que j'ai fait ?! — Non...non. — Purée Mohammed je suis en train de te montrer une de mes plus belles oeuvres, j'essaye de te "draguer" et t'es même pas foutu de remarquer mes efforts ?! — Pardon... — Ouais c'est ça ! Sort de mon atelier...
— T'façon tante Fatima m'a toujours dit que les hommes c'étaient des enflures, faut jamais les écouter. Nan mais sérieux, je mets tout mon amour dans cette toile et il s'en fout...
— Bon... Soraya... Je suis vraiment désolé. Laisse moi rattraper tout cela. Assis-toi s'il te plaît.
— Écoutes moi... J'ai toujours été très nul pour comprendre les signes de femmes mais aussi pour les draguer. Tu me plais et j'ai pas envie de tout foirer avec celle avec qui je dois construire une famille. — Développes...
— Soyons naturels ensemble Soraya, dis moi ouvertement les choses, n'aient jamais peur avec moi s'il te plait. — Je te le promets.
— Tu es vraiment charmant si tu veux tout savoir. — Et toi tu es magnifique. Je suis ravie d'être tombée sur une femme comme toi.
L'amour a frappé dans ce foyer. Bien que Mohammed pense chacun de ses mots, il est effrayé à l'idée de se jeter dans le grand bain. Tout va si vite entre eux et pourtant comment faire autrement ? Le programme surveille les couples, il faut des enfants et vite. Alors bon... Quand il faut y aller, il faut y aller. Soraya, elle, a déjà si hâte de porter en elle des petits bouts de choux.
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Heyyy ! Encore un nouveau chapitre. Je les trouve trop mignon eux deux. Ils sont vraiment cute et si innocents. On continuera leur histoire au chapitre d'après ;) Bisouuus !














