Par Modeste Schwartz.- 3 avril 2018 â VisegradPost
Roumanie â Au dĂ©but des annĂ©es 2000, la situation socio-politique de la Roumanie, en surface, ressemblait assez Ă lâimage dâĂpinal que colporte la presse occidentale mainstream quand il est question « dâEurope de lâEst ».
Le pays â Ă lâexception dâune courte parenthĂšse « de droite » Ă la fin des annĂ©es 1990 â Ă©tait gouvernĂ© par dâanciens apparatchiks Ă©lus sur les listes dâun Parti Social-DĂ©mocrate qui, quoi quâil sâen dĂ©fende, reprĂ©sentait alors bel et bien lâhĂ©ritier politique de lâancien parti unique.
La corruption Ă©tait omniprĂ©sente, et surtout fort visible, car incluant une large frange de « petite corruption » (portant sur de petites sommes, notamment au niveau municipal) ; bien que « social-dĂ©mocrate » et hĂ©ritier dâune structure formellement marxiste, le pouvoir en place conservait en partie lâhĂ©ritage du chauvinisme dâĂtat grand-roumain qui avait caractĂ©risĂ© la Roumanie de Nicolae CeauÈescu, si bien que la minoritĂ© hongroise (la plus importante minoritĂ© ethnique du pays â et de lâUE â, reprĂ©sentĂ©e politiquement par son parti ethnique, lâUDMR / RMDSZ) restait sur la dĂ©fensive, tentant tout au plus dâamĂ©liorer sa position de nĂ©gociation en arbitrant au centre les jeux de formation de majoritĂ©s au sein du parlement.
Associant spontanĂ©ment Ă la pĂ©riode communiste ce chauvinisme dâĂtat (qui dĂ©coule en rĂ©alitĂ© dâune trĂšs longue tradition antĂ©rieure Ă la derniĂšre guerre), la population de langue hongroise, elle, manifestait une sympathie prudente, mais rĂ©elle pour lâopposition roumaine « de droite », qui se parait (discursivement) de « valeurs europĂ©ennes », et risquait parfois quelques gestes timides de rapprochement Ă son endroit.
LâintĂ©gration euro-atlantique (adhĂ©sion de la Roumanie Ă lâOTAN et Ă lâUE), qui intervint sur ces entrefaites, Ă©tait censĂ©e mettre fin Ă tous les problĂšmes de la Roumanie en gĂ©nĂ©ral, et de ses minoritĂ©s mĂ©contentes en particulier.
Et puis, les choses se sont gĂątĂ©es. Arrivant au pouvoir en 2004, le candidat orange Traian BÄsescu
 ROUMANIE Traian BÄsescu Â
nomme au poste de ministre de la justice une ancienne boursiÚre de la Central Europe University de Georges Soros : Monica Macovei [1].
 ROUMANIE Monica Macovei Â
DĂ©jĂ procureur sous CeauÈescu, cette dame de fer recyclĂ© met alors en place un systĂšme qui verrouille lâĂtat roumain bien plus efficacement que les rĂ©formes constitutionnelles de lâaprĂšs-2010 reprochĂ©es en Hongrie au FIDESZ de Viktor OrbĂĄn â mais de façon bien moins dĂ©mocratique !
Sous un vernis de pluralisme et de parlementarisme, la Roumanie redevient ce quâelle avait Ă©tĂ© de 1948 Ă 1989 : un « Ătat sĂ©curiste », câest-Ă -dire un Ătat totalement dominĂ© par les divers services secrets [2] hĂ©ritiers de la Securitate de CeauÈescu (Ă commencer par le SRI, service du renseignement interne).
Depuis lors, le budget et les effectifs de ces services (qui dĂ©passent en chiffres absolus ceux de pays comme la France !) nâont jamais cessĂ© de croĂźtre, tandis que leur immense pouvoir invisible (reposant sur leur implication dans lâĂ©conomie) ne peut, par dĂ©finition, pas ĂȘtre mesurĂ©.
Servant de cache-sexe Ă cette reprise en main, une Direction Nationale Anti-corruption (DNA) court-circuite les mĂ©canismes judiciaires classiques au moyen de procĂ©dures inspirĂ©es de la « lutte contre le terrorisme » des Occidentaux (dans le pays le moins violent dâEurope, oĂč le terrorisme nâexiste tout simplement pas !). Depuis lors, concrĂštement, « les services » (comme on les appelle ici) peuvent Ă©couter nâimporte qui sans mandat, ont accĂšs Ă tous les dossiers policiers, notariaux etc., tandis que la DNA fait de la dĂ©tention provisoire un usage si leste que mĂȘme en Occident, il dĂ©jĂ fait lâobjet de critiques acerbes.
En pratique, on peut dire sans exagĂ©rer que lâhabeas corpus, aprĂšs une courte parenthĂšse dâapplication dâune quinzaine dâannĂ©es aprĂšs 1990, est Ă nouveau aboli en Roumanie, presque autant quâavant 1989.
 JusquâĂ prĂ©sent, cet Ă©tat de fait assez singulier a peu retenu lâattention en-dehors du pays. Dâune part, parce que, sous les prĂ©sidences de Traian BÄsescu, plusieurs des rares organes de presse occidentaux sâintĂ©ressant aux PECO Ă©taient discrĂštement financĂ©s et « orientĂ©s » par le rĂ©seau des Instituts Culturels Roumains, redevenus, dans la meilleure tradition de lâavant-1989, des nids dâagents politiques au service du rĂ©gime. Dâautre part, parce que, jusquâĂ ces tous derniers mois, le « binĂŽme » (pour reprendre le nom que la dissidence roumaine donne au tandem « services » + DNA) avait fait un usage assez modĂ©rĂ© et intelligent de ce pouvoir discrĂ©tionnaire.
  Parquet national anticorruption (DNA), à Bucarest.
La nĂ©gociation et le chantage Ă©tant, en Roumanie, des mĂ©canismes culturels bien huilĂ©s depuis longtemps, le binĂŽme a pu, dans la plupart des cas, compter sur une sorte de complicitĂ© tacite de ses victimes, mises en joue mais rarement vĂ©ritablement touchĂ©es, Ă©tant donnĂ© que, sur des dizaines de milliers de mises en examen, seule une fraction infime dĂ©bouche sur des condamnations fermes (1138 en 2014, 713 en 2017 â alors que le nombre des mises en examen nâa jamais cessĂ© dâaugmenter !).
Autre mĂ©thode de chantage judiciaire bien connue dĂšs avant la crĂ©ation de la D.N.A. : les suspects â quand il sâagit de corrompus notoires â ne sont inculpĂ©s que pour les aspects les plus mineurs de leur activitĂ© dĂ©lictuelle, ce qui permet de les maintenir en joue sans condamnation sâils « se montrent coopĂ©ratifs », et de les condamner Ă des peines lĂ©gĂšres dans le cas contraire (de façon Ă leur laisser « une derniĂšre chance de se montrer raisonnables »).
Comme les campagnes Ă©lectorales, dans ce pays exsangue, ne coutent pas beaucoup moins cher quâailleurs en Europe, il est bien Ă©vident quâĂ moins dâavoir pu (comme les dĂ©putĂ©s du jeune parti USR) compter directement sur lâargent des « ONG occidentales », tout dĂ©putĂ© roumain parvenant Ă se faire Ă©lire est, par dĂ©finition, Ă la merci du binĂŽme. Dans ces conditions, ce que la presse occidentale, avec une fausse naĂŻvetĂ©, appelle « le dĂ©bat politique roumain » nâapparaĂźt en rĂ©alitĂ©, Ă la surface des institution Ă©lectives, quâen cas de dissensions internes aux services.
 ROUMANIE Liviu Dragnea Â
Câest notamment ce qui se produit depuis lâĂ©lection de Donald Trump : lâalternative Visegrad sĂ©duit de plus en plus de roumains, dans la sociĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral (trĂšs majoritairement hostile au projet cosmopolite/migratoire de Bruxelles), dans une partie des « services » et, avant tout, au sein de la fraction actuellement dominante du Parti Social DĂ©mocrate (PSD) au pouvoir, dirigĂ©e par Liviu Dragnea, qui voit dans une possible alliance Roumanie-Visegrad, sur le plan de la politique interne, la possibilitĂ© de rendre le parti plus indĂ©pendant du binĂŽme, et, sur le plan gĂ©opolitique, une occasion dâallĂ©ger le joug de la sujĂ©tion politico-Ă©conomique allemande.
DâoĂč lâhystĂ©rie « anti-corruption » des milieux atlantistes roumains (Ă commencer par la « galaxie Soros »), qui traduit bien moins une recrudescence de la corruption (qui a en rĂ©alitĂ© reculĂ©, notamment aux Ă©tages infĂ©rieurs du pouvoir[3]) que la peur panique de voir le binĂŽme perdre le contrĂŽle de la politique gouvernementale.
Cette panique a-t-elle portĂ© sur les nerfs de certains exĂ©cutants du binĂŽme, qui finissent par prendre au sĂ©rieux lâidĂ©ologie de « tolĂ©rance zĂ©ro » dont ils abreuvent les mĂ©dias depuis une dĂ©cennie (en se gardant bien de lâappliquer) ? Câest ce que semblerait suggĂ©rer le cas de la rĂ©cente condamnation dâune ancienne adjointe au maire, mĂšre de deux enfants, Ă deux ans et huit mois fermes pour avoir acceptĂ©, pour les volontaires de son Ă©quipe, 60 billets de festival gratuits ( !) proposĂ©s par un homme dâaffaires qui lui demandait uniquement dâaccĂ©lĂ©rer (pas dâinfluencer) une procĂ©dure (parfaitement lĂ©gale) dâautorisation de projet immobilier. AprĂšs tout, le 5 janvier 2017, une vice-recteur dâuniversitĂ© (Doina AzoicÄi) avait bien Ă©tĂ© condamnĂ©e Ă trois ans de prison avec sursis pour avoir acceptĂ© un service Ă cafĂ©, tandis que nous rapportions ici mĂȘme[3] il y a deux mois le cas dâune cardiologue (Cecilia ChirvÄsuĆŁÄ) condamnĂ©e Ă 4 ans fermes pour un pot-de-vin de moins de 300âŹ.
 Mesdames AzoicÄi et ChirvÄsuĆŁÄ
Oui et non. Mesdames AzoicÄi et ChirvÄsuĆŁÄ, qui portent des noms bien roumains (moldaves, pour ĂȘtre exact), ont peut-ĂȘtre Ă©tĂ©, en effet, victimes du zĂšle tardif dâune administration un peu paniquĂ©e par lâĂ©cho international croissant de lâincroyable disproportion constatable entre le nombre des mises en examen et celui des condamnations fermes (aisĂ©ment explicable par les raisons exposĂ©es ci-dessus).
Mais lâancienne adjointe qui constitue le dernier cas en date de cette liste infamante sâappelle Anna HorvĂĄth (prĂ©nom et nom typiquement hongrois), et la ville dont elle a Ă©tĂ© adjointe au maire sur les listes de lâUDMR / RMDSZ est Cluj (en hongrois KolozsvĂĄr). Du coup, cette condamnation soulĂšve une vague dâindignation dans les rangs de cette minoritĂ©, qui estime ĂȘtre visĂ©e par une campagne dâintimidation. A tort ? Câest ce quâon pourrait penser au vu des cas Ă©numĂ©rĂ©s ci-dessus.
En rĂ©alitĂ©, leur sentiment est parfaitement justifié : depuis plus dâun an, la « justice » trĂšs sĂ©lective du binĂŽme cible de plus en plus souvent les membres lâUDMR / RMDSZ, quâon peut actuellement dĂ©crire comme la seconde cible prĂ©fĂ©rentielle par ordre dâimportance aprĂšs le PSD de Liviu Dragnea.
Prisonniers de leurs rĂ©flexes historiques, les formateurs dâopinion de ladite minoritĂ© ont tendance Ă y voir une continuitĂ© magyarophobe de lâappareil dâĂtat roumain, oubliant un peu vite les caresses que leur administraient encore, il y a tout juste dix ans, les reprĂ©sentants politiques dudit binĂŽme (comme Traian BÄsescu, devenu entretemps un rhĂ©teur magyarophobe de compĂ©tition).
A vrai dire, la mise sous pression de lâUDMR / RMDSZ reprĂ©sente bel et bien un virage rĂ©cent, dont les raisons nâont rien de mystĂ©rieux. Il suffirait aux dits leaders minoritaires de suivre un peu la presse infĂ©odĂ©e au binĂŽme (comme le poste Realitatea TV) pour y constater que, depuis quelques mois, lâUDMR / RMDSZ y est systĂ©matiquement prĂ©sentĂ©e[4] comme un « instrument de Viktor OrbĂĄn », lequel sâapprĂȘterait, avec « le feu vert de la Russie », à « rĂ©cupĂ©rer la Transylvanie ». Ces absurditĂ©s incendiaires, prononcĂ©es sur des plateaux de tĂ©lĂ©vision en prĂ©sence de sommitĂ©s acadĂ©miques roumaines et de recteurs dâuniversitĂ©s encensĂ©es par lâOccident, passent Ă des heures de grande audience.
 Viktor OrbĂĄn and Hunor KelemenÂ
Et le fait politique que grossit et dĂ©forme le prisme de cette propagande de guerre, câest la rĂ©alitĂ© dâun rapprochement croissant, dâune part entre lâUDMR / RMDSZ (qui a changĂ© de peau avec lâaffirmation Ă sa tĂȘte du jeune Hunor Kelemen) et le FIDESZ de Viktor OrbĂĄn, dâautre part entre le FIDESZ et la fraction dominante (Liviu Dragnea) du PSD au pouvoir Ă Bucarest.
Le « cas Anna HorvĂĄth » sâexplique donc dâune part par la volontĂ© du binĂŽme de montrer Ă lâUDMR / RMDSZ quâil est virtuellement prĂȘt Ă tout pour le mettre au pas, mais aussi par son projet, assez visible, dâaccroĂźtre les tensions interethniques en Transylvanie, dans lâespoir que le PSD, rattrapĂ© par son passĂ© chauvin, soit finalement obligĂ©, pour des raisons de dĂ©magogie Ă©lectorale, de renoncer Ă lâalliance hongroise, ergo au projet dâintĂ©gration Roumanie-Visegrad â et, par consĂ©quent, Ă toute vellĂ©itĂ© dâindĂ©pendance face⊠audit binĂŽme.
Cette interprĂ©tation est soutenue par dâautres dĂ©cisions de justice roumaines rĂ©centes, comme celle de la Cour Constitutionnelle (en date du 19 mars) qui sabote le compromis politique quâavaient trouvĂ© [5] OrbĂĄn et Dragnea dans lâaffaire du lycĂ©e catholique de TĂąrgu-MureÈ / MarosvĂĄsĂĄrhely.
Enfin, un dĂ©tail de procĂ©dure (trĂšs gĂȘnant, au demeurant, du point de vue de lâintĂ©gritĂ© du systĂšme judiciaire roumain) mĂ©rite ici toute notre attention : la condamnation frappant Anna HorvĂĄth est devenue ferme parce que cette derniĂšre nâa pas acceptĂ© dây souscrire, ce qui lui aurait permis de bĂ©nĂ©ficier de lâhabituel sursis. Non seulement on dĂ©couvre au passage que la justice roumaine dispose de moyens « lĂ©gaux » dâintimidation des suspects afin de les amener Ă renoncer Ă leur droit dâappel, mais aussi et surtout, que lâUDMR / RMDSZ semble bien, cette fois-ci, avoir dĂ©cidĂ© de ne pas se laisser faire â hypothĂšse confirmĂ©e par sa rĂ©action officielle, dâune grande vĂ©hĂ©mence : campagne par clips vidĂ©o sur les rĂ©seaux sociaux, articles reprenant lâexpression dâAnna HorvĂĄth (que nous avons-nous mĂȘme citĂ©s ci-dessus), dĂ©crivant la Roumanie comme un « Ătat sĂ©curiste », etc..
Pour expliquer cette soudaine combativitĂ© de lâUDMR / RMDSZ, on peut certes Ă©voquer la maladresse du binĂŽme, qui, en lâoccurrence, a assez mal choisi sa victime : femme relativement jeune, apprĂ©ciĂ©e par sa communautĂ©, mĂšre de deux enfants, Anna HorvĂĄth est probablement trop jeune et trop peu importante politiquement pour avoir â quand bien mĂȘme elle lâaurait voulu â trempĂ© dans beaucoup dâaffaires de corruption.
Dâautre part, on peut supposer que le renouvellement gĂ©nĂ©rationnel Ă la tĂȘte de lâUDMR / RMDSZ y a accru la proportion des dirigeants sur lesquels le binĂŽme dispose de moins de moyens de pression (par chantage) que sur la gĂ©nĂ©ration prĂ©cĂ©dente (symboliquement « relevĂ©e de ses fonctions » en janvier dernier lors de lâenterrement en grande pompe dâAttila VerestĂły, « baron du bois » sicule qui incarnait de façon caricaturale la « vieille garde »).
Enfin, on peut raisonnablement penser que la perspective dâune probable victoire du FIDESZ aux Ă©lections hongroises du 8 avril prochain conforte lâUDMR / RMDSZ dans lâidĂ©e quâil nâa plus â comme dans les annĂ©es 1990 et 2000 â le dos au mur.
Reste Ă expliquer aux « élites » urbaines hongroises de Transylvanie (mentalement fossilisĂ©es dans leurs idiosyncrasies libĂ©rales et anti-communistes) que, politiquement, leurs amis dâhier sont dĂ©sormais leurs pires ennemis, et que la voie vers la paix ethnique passe par une intĂ©gration Ă Visegrad qui elle-mĂȘme implique â comme lâa bien compris [6] Viktor OrbĂĄn â une collaboration pragmatique avec le PSD.
A en juger par les rĂ©actions visibles sur les rĂ©seaux sociaux, je crains que, lĂ aussi, le renouvellement gĂ©nĂ©rationnel ne sâavĂšre plus efficace que la pĂ©dagogie â assez inopĂ©rante face Ă lâinertie culturelle dâune minoritĂ© habituĂ©e Ă tout attendre dâun Occident qui est aujourdâhui lâalliĂ© objectif du chauvinisme institutionnel de lâĂtat sĂ©curiste roumain.
https://constantingheorghe.blogspot.fr/2018/03/o-femeie-pentru-nelinistea-noastra.html
http://www.gandul.info/stiri/liviu-mihaiu-partid-versus-securitate-razboiul-civil-al-romaniei-i-16166602
https://sansapriori.net/2018/02/05/2525-corruption-a-1200-lei-roumains-ou-a-18-milliards-de-dollars/
https://sansapriori.net/2018/01/14/2453-roumanie-quand-le-v4-fait-peur-tudose-passe-le-rubicon-sicule/
https://visegradpost.com/fr/2017/09/26/rapprochement-roumanie-visegrad-dragnea-rejoint-tariceanu/
https://sansapriori.net/2017/10/25/2270-entretien-choc-de-viktor-orban-debuts-de-consolidation-dun-axe-budapest-cluj-bucarest/
SOURCE/https://visegradpost.com/fr/2018/04/03/roumanie-le-cas-anna-horvath-et-ce-quil-nous-revele/
AJOUT PAR SANS A PRIORI pour mieux comprendre le systĂšme politique de ce pays quâest la Roumanie est joint 1- Historique du mandat pour le 1er Ministre, 2- la composition du gouvernement au 26/01/2018, 3- les Groupes Parlementaires, 4- Histoire de lâUDMR/RMDSZ
DirigĂ© par le nouveau Premier ministre social-dĂ©mocrate Viorica DÄncilÄ, ce gouvernement est constituĂ© et soutenu par une coalition de centre gauche entre le Parti social-dĂ©mocrate (PSD) et lâAlliance des libĂ©raux et dĂ©mocrates (ALDE)2,3. Ensemble, ils disposent de 167 dĂ©putĂ©s sur 329, soit 50,8 % des siĂšges de la Chambre des dĂ©putĂ©s, et 76 sĂ©nateurs sur 136, soit 55,9 % des siĂšges du SĂ©nat4.
Le 26 janvier 2018, la composition du gouvernement est annoncée5.
Il remporte le vote de confiance le 29 janvier au Parlement par 282 voix pour, soit 48 de plus que la majoritĂ© constitutionnelle requise, grĂące au soutien apportĂ© par lâUDMR et les dĂ©putĂ©s reprĂ©sentants les minoritĂ©s nationales.
Le gouvernement prend ses fonctions le 29 janvier, Ă la suite Ă la dĂ©mission du gouvernement du social-dĂ©mocrate Mihai Tudose6. DÄncilÄ devient ainsi la premiĂšre femme Ă diriger un gouvernement en Roumanie7.
Il est composĂ© de nombreux fidĂšles du prĂ©sident du PSD Liviu Dragnea, poursuivi pour corruption et trĂšs critiquĂ© pour chercher Ă rĂ©former la justice afin dâĂ©chapper Ă un jugement8.
2- Initiale (29 janvier 2018)
Fonction Titulaire Parti PremiĂšre ministre Viorica DÄncilÄ PSD Vice-Premier ministre
Ministre du DĂ©veloppement rĂ©gional et de lâAdministration publique Paul StÄnescu PSD Vice-Premier ministre
Ministre de lâEnvironnement GraÈiela Gavrilescu ALDE Vice-PremiĂšre ministre
ChargĂ©e de la mise en Ćuvre des Partenariats stratĂ©giques Ana Birchall PSD Vice-Premier ministre Viorel Ètefan PSD Ministre des Affaires intĂ©rieures Carmen Dan PSD Ministre des Affaires Ă©trangĂšres Teodor MeleÈcanu ALDE Ministre de la DĂ©fense nationale Mihai Fifor PSD Ministre des Finances publiques Eugen Teodorovici PSD Ministre de la Justice Tudorel Toader Sans Ministre de lâAgriculture et du DĂ©veloppement rural Petre Daea (ro) PSD Ministre de lâĂducation nationale Valentin Popa PSD Ministre du Travail et de la Justice sociale Lia OlguÈa Vasilescu PSD Ministre de lâĂconomie DÄnuÈ Andrusca (ro) PSD Ministre de lâĂnergie Anton Anton ALDE Ministre des Transports Lucian Èova (ro) PSD Ministre des Fonds europĂ©ens Rovana Plumb PSD Ministre pour le Milieu des affaires, le Commerce et lâEntrepreneuriat Ètefan Radu Oprea (ro) PSD Ministre de la SantĂ© Sorina Pintea (ro) PSD Ministre de la Culture George IvaÈcu Sans Ministre des Eaux et des ForĂȘts Ioan DeneÈ (ro) PSD Ministre de la Recherche et de lâInnovation Nicolae Burnete PSD Ministre des Communications et de la SociĂ©tĂ© dâinformation Petru Bogdan Cojocaru PSD Ministre de la Jeunesse et des Sports Ioana Bran (ro) PSD Ministre du Tourisme Bogdan Gheorghe Trif PSD Ministre pour les Roumains de lâĂ©tranger Natalia-Elena Intotero PSD Ministre pour les Relations avec le Parlement Viorel Ilie (ro) ALDE Ministre dĂ©lĂ©guĂ© aux Affaires europĂ©ennes Victor Negrescu PSD
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_D%C4%83ncil%C4%83
 3 â Groupes parlementaires
Un groupe parlementaire est composĂ© dâau minimum 10 dĂ©putĂ©s.
Composition de la Chambre des députés au 24 janvier 20181
Parti/groupe SiÚges Président Parti social-démocrate 152 Ioan Munteanu Parti national libéral 68 Raluca Turcan Union sauvez la Roumanie 28 Cristian-Gabriel Seidler Union démocrate magyare de Roumanie 21 Attila Korodi Alliance des libéraux et démocrates 15 Varujan Vosganian Parti Mouvement populaire 16 Eugen Tomac Minorités nationales 17 Varujan Pambuccian Non affiliés 11 Vacant 1
LâUnion dĂ©mocrate magyare de Roumanie a Ă©tĂ© fondĂ©e le 25 dĂ©cembre 1989, au moment de la chute du rĂ©gime communiste de Nicolae CeauÈescu. Depuis les premiĂšres Ă©lections dĂ©mocratiques en 1990, elle a obtenu Ă chaque scrutin une vingtaine de siĂšges Ă la Chambre des dĂ©putĂ©s et une dizaine au SĂ©nat.
Ă lâinstar de son homologue le Mouvement des droits et des libertĂ©s de la minoritĂ© turque de Bulgarie, lâUDMR est considĂ©rĂ©e comme lâennemi numĂ©ro un par lâextrĂȘme droite nationaliste roumaine (Parti de lâunitĂ© nationale roumaine, Parti de la Grande Roumanie, Parti de la Roumanie unie) qui lâaccuse notamment dâattitude revancharde quant aux consĂ©quences du traitĂ© de Trianon, voire dâirrĂ©dentisme pan-hungariste, autrement dit de vouloir rattacher Ă la Hongrie des territoires roumains peuplĂ©s en majoritĂ© de Hongrois (102 000 kmÂČ). LâirrĂ©dentisme ne fait pourtant pas partie du projet politique de lâUDMR, davantage orientĂ©e vers la reconnaissance des droits civiques et linguistiques et lâautonomie culturelle du Pays sicule, telle quâelle existait avant lâarrivĂ©e au pouvoir de Nicolae CeauÈescu[rĂ©f. nĂ©cessaire].
Parti dĂ©fendant les intĂ©rĂȘts dâune minoritĂ© ethnique et ayant donc vocation Ă participer au pouvoir dans cette perspective, lâUDMR a Ă de nombreuses reprises intĂ©grĂ© des gouvernements, de droite comme de gauche.
Union démocrate magyare de Roumanie
(ro) Uniunea DemocratÄ MaghiarÄ din RomĂąnia
(hu) Romåniai Magyar Demokrata Szövetség
Président Hunor Kelemen Fondation 25 décembre 1989 SiÚge Strada Republicii nr. 60
Cluj-Napoca
Strada Alexandru PuÈkin nr. 5
Bucarest Idéologie Défense des droits des magyars de Roumanie
Libéral-conservatisme
Régionalisme
Europhilie Affiliation européenne Parti populaire européen Affiliation internationale Internationale démocrate centriste Couleurs Rouge, blanc et vert Site web http://www.rmdsz.ro/ [archive]
Chambre des députés Andrås-Levente Måté Sénat Béla Markó Parlement européen Manfred Weber (PPE)
2667 â Roumanie ⊠le cas Anna HorvĂĄth et ce quâil nous rĂ©vĂšle Par Modeste Schwartz.- 3 avril 2018 - VisegradPost Roumanie â Au dĂ©but des annĂ©es 2000, la situation socio-politique de la Roumanie, en surface, ressemblait assez Ă lâimage dâĂpinal que colporte la presse occidentale mainstream quand il est questionâŠ