Les (très) belles vies de Benoît Minville
Pfiou...
Oui, je te l’accorde ce n’est pas très développé comme argumentation mais là tout de suite, alors que je viens juste de refermer ce roman, c’est le mot qui me vient.
Pfiou...
Autant te dire que je plains ma prochaine lecture. Me faire oublier Djib, Vasco, Dylan (putain Dylan...), Chloé, Jess, Tonton et Tata, ça va pas être facile.
Djib et Vasco, deux jeunes banlieusards sont envoyés dans la Nièvre suite à une énième connerie. Le deal est simple : aider Tonton et Tata (qu’ils ne connaissent pas), accueillants familiaux, à reconstruire une grange et en profiter pour se remettre dans le bon sens (reste à le trouver ce sens). Ils s’attendaient à tout, sauf à ce qu’ils vont vivre pendant deux mois, ceux qu’ils vont rencontrer.
Cette histoire est lumineuse, sublime, touchante. Tout y est d’une justesse dingue. Le talent de BenoĂ®t Minville est grand. Sans exagĂ©ration.Â
Son écriture sensible est très évocatrice. La moindre scène, si minime soit-elle, est tellement bien décrite que je la vois. Réellement. En lisant ce livre, j’ai vu des images, des visages, des décors. Moi aussi j’ai vécu là -bas, avec eux. Je me suis baignée à Fleury, j’ai serré les poings avec Vasco, j’ai tremblé pour Dylan, j’ai ri avec les petits et j’ai encore le goût de la tarte dans la bouche (délicieuse soit dit en passant).
Et la manière dont il amène simplement à réfléchir sur le sort de ces enfants et ados cassés par leurs histoires familiales, tout en délicatesse et en subtilité. Ces adultes qui décident toujours ce qui est le mieux pour eux,sans forcément tenir compte de leurs avis, leurs peurs et leurs angoisses.
Pfiou...
Je viens de refermer ce livre (avec des larmes dans les yeux).
Et je suis confrontée au même problème que lorsque j’ai fini “Dans le désordre” de Marion Brunet (toujours chez Sarbacane, décidément), je n’ai aucune envie de quitter ces personnages. J’aimerai les rencontrer pour de vrai. Passer un moment avec eux. Discuter avec Tata, regarder un film avec Tonton et sourire en observant de loin la petite troupe.
Merci Benoît Minville.
PS : je mets un bémol quand même. Ce n’est plus la DDASS qui s’occupe de l’aide à l’enfance mais bon on va chipoter pour si peu...
















