Et maintenant, lâEurope ?
Les résultats des élections européennes sont tombés et, au final, ils ne sont pas mauvais pour la construction européenne. Je retiens trois leçons de ce scrutin :
Dâabord, on ne peut que se fĂ©liciter dâune participation en hausse un peu partout en Europe. Contrairement Ă ce qui Ă©tait dit, la construction europĂ©enne intĂ©resse donc. Bien sĂ»r Ă 50% des inscrits Ă©tant allĂ© voter, avec des pays oĂč le vote est obligatoire, on est encore loin dâun enthousiasme dĂ©mesurĂ©, mais ne boudons pas notre plaisir et constatons que les choses progressent. Essayons pour une fois dâentretenir cet intĂ©rĂȘt dans les annĂ©es qui viennent en expliquant mieux (ou en caricaturant moins), et en se bĂątissant enfin une vraie fiertĂ© dâĂȘtre europĂ©en avec des objectifs partagĂ©s (voir Ă cet Ă©gard, ce que BusinessEurope a proposĂ© avec son objectif Europe 2030). Le nouveau parlement, mais aussi la prochaine commission, auront du pain sur la planche en la matiĂšre.
Ensuite, la poussĂ©e des votes en faveur dâune dĂ©construction de lâEurope est forte dans plusieurs pays, mais reste au final limitĂ©e. Les partis pro-europĂ©ens sont majoritaires dans le nouveau Parlement EuropĂ©en. Câest une bonne chose. Il leur appartiendra de bĂątir des majoritĂ©s pour faire avancer les sujets, dans la transparence et lâefficacitĂ©. Câest une vraie responsabilitĂ© qui pĂšse sur leur Ă©paules. Mais on peut ĂȘtre confiant. Contrairement Ă ce que lâon dit parfois, le parlement EuropĂ©en est souvent assez efficace et sait travailler vite quand nĂ©cessaire.
Enfin, la question Ă©cologique a Ă©tĂ© forte dans plusieurs pays dâEurope. Ce nâest pas forcĂ©ment nouveau et, dans le passĂ©, les poussĂ©es Ă©cologiques aux EuropĂ©ennes ont dĂ©jĂ eu lieu (en 2009, les Verts avaient fait 16% en France). Mais on peut penser que les choses sont diffĂ©rentes aujourdâhui et on voit bien que la prĂ©occupation Ă©cologique nâest plus la mĂȘme quâil y a dix ans et que lâurgence sâest imposĂ©e. La transition Ă©cologique nâest plus une option, et il appartiendra au nouveau parlement de travailler Ă©troitement avec lâindustrie europĂ©enne pour imaginer les solutions de demain. Nous y sommes prĂȘts.










