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Stockage : Quantum étoffe les capacités de StorNext
C’est un vétéran du stockage qui s’offre un toilettage d’hiver. Le système de fichiers StorNext, qui va bientôt souffler ses 20 bougies, vient d’endosser ses habits de la version 5.4. Orienté pour le mode « scale-out », il se taille une part de choix dans le monde des données non-structurées avec de grands volumes. Une aisance de traitement qui fait dire à Molly Rector, fraîchement nommée vice-présidente marketing de Quantum, que « au-delà de la technologie, nous raisonnons avec nos clients en terme de workload ». Et les cas d’usages se multiplient. Traditionnellement bien implanté dans les médias, Quantum accompagne l’industrie, la génomique, la sécurité et la vidéosurveillance ou encore les constructeurs automobiles. Autant de secteurs friands de données non structurées.
Tiering et Infiniband
StorNext 5.4 reprend les recettes qui font son succès mais, évolution technologique oblige, s’ouvre vers d’autres solutions de stockage. En premier lieu, il intègre le tiering sur les offres de Cloud publics comme Amazon Web Services (S3, Glacier) et Azure, ainsi qu’une connexion avec Google Cloud Platform via S3. Quantum facture ce service à hauteur de 50 dollars par To et par an. De même, il supporte les solutions tierces de stockage objet comme StorageGrid de NetApp, CleverSafe d’IBM et le Ring du français Scality. Ce service est facturé 100 dollars par To et par an. Enfin, la sauvegarde sur bande n’est pas oubliée avec la prise en compte de LTFS géré par le gestionnaire StorNext Manager. Sur le plan de la connectivité, StorNext intègre maintenant Infiniband.
A noter que StorNext est disponible en version logicielle, mais aussi sur intégrée dans les appliances de stockage de Quantum, nommées Xcellis. Sur ce dernier, il est possible d’activer une option SSD pour stocker les métadonnées sur des disques flash.
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Interxion étoffe son offre datacenter à Marseille
Il y a un an, Fabrice Coquio nous indiquait dans un entretien connaître une forte croissance des besoins en datacenter à Marseille. A l’époque, il parlait de MRS1, datacenter racheté à SFR en août 2014. Et le dirigeant se faisait volontiers et était dithyrambique sur les vertus de la cité phocéenne : « la ville dispose de 3 atouts qui en font une valeur montante du numérique. Le premier est une question de coût ; s’implanter à Marseille coûte moins cher qu’à Paris, Amsterdam ou Londres. En second lieu, la bande passante disponible est devenue très importante avec un total de 103 Tbits disponible via les câbles sous-marin. Cette surcapacité apporte un troisième atout : un temps de latence réduit ». Et les clients sont au rendez-vous avec « China Telecom, PCW, mais aussi les CDN comme Akamai, Limelight ou CloudFlare ».
Le dirigeant prévoyait alors « de créer des « Compute Nodes » dans la région avec des datacenters dotés de 6 000 à 8000 m² de salles et d’une puissance de 10 à 12 Mwatts ». Interxion a donc décidé de continuer à investir à Marseille en signant un contrat un avec le Grand Port Maritime de Marseille-Fos (GPMM) pour s’implanter au cœur du Port de Marseille, dans trois bâtiments historiques offrant une surface totale de 17 000 m2. Le montant de l’investissement est estimé 180 millions d’euros. La localisation n’est pas anodine, ces locaux étant situés à proximité de la sortie des câbles sous-marins reliant l’Europe du Sud et l’Afrique, mais aussi le Proche-Orient et l’Asie.
Réhabiliter plusieurs hangars
Interxion va donc réhabiliter deux hangars (8000 m² ensemble) du site de Fouré Lagadec dédié à la réparation navale et à la maintenance industrielle et abandonné depuis 1995. Ces sites vont constituer le datacenter nommé MRS2. Par ailleurs, la firme hollandaise récupère l’ancienne base sous-marine construite par les Allemands en 1943. Ce bâtiment prévoyait à l’époque d’héberger 30 U-boot, mais finalement 16 alvéoles ont été construites pour une surface totale de 9000 m². Ce bâtiment constituera le datacenter MRS3. Un permis de construire a été déposé pour MRS2 et les travaux vont démarrer pour une livraison prévue à l’été 2017. Pour MRS3, le permis de construire sera déposé en 2017.
Reste à savoir quels seront les clients présents dans les deux nouveaux datacenters marseillais. Un élu marseillais s’est laissé aller à la confidence lors d’un salon, évoquant l’arrivée de Microsoft, Facebook et Amazon dans les sites d’Interxion. Microsoft et Amazon ont annoncé le déploiement de datacenters en France, mais dans le cas d’Amazon, les centres de calcul seront situés dans la région parisienne. Interxion ne devrait de toute façon pas trop avoir de peine à remplir les salles machines de MRS2 et MRS3.
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Nutanix étoffe les fonctions réseau d'Acropolis
Dheeray Pandey, CEO de Nutanix, sur scène à Vienne pour la première édition de NEXTconf en Europe.
Pour répondre aux besoins des clients et mieux concurrencer VMware NSX, Nutanix renforce son hyperviseur maison Acropolis avec des fonctionnalités de visualisation et de micro-segmentation du réseau.
En direct de Vienne : Pour sa première tournée en Europe, Nutanix a posé ses containers en Autriche avec pas moins de 1 250 participants, dont 250 Français particulièrement enthousiastes dans les rues de la capitale. Le fournisseur spécialisé dans l’hyperconvergence n’attendait à l’origine que 950 personnes et les murs du Hilton de Vienne semblent particulièrement étroits pour accueillir tous les clients et partenaires. Pour la prochaine édition européenne de cette NEXTconf, les noms de Nice, Barcelone, Manchester City et même Marrakech circulent mais rien n’a encore été décidé.
Fournisseur de solutions hyperconvergentes, Nutanix entend bien grandir et s’imposer comme un acteur majeur dans le domaine des infrastructures cloud comme l’a rappelé Dheeray Pandey, CEO de la société. Et pour s’affranchir encore de sa dépendance envers VMware, un accord a été annoncé avec Citrix lors cet évènement. Après l’introduction de l’hyperviseur Acropolis, basé sur KVM, pour contrer les revendications de VMware quant au déploiement de licences ESXi, Nutanix pousse sur le devant de la scène Citrix avec le support de XenServer et des briques du fournisseur spécialisé dans la virtualisation d’applications et de postes de travail. « Certains clients nous ont demandé le support de Xen Server afin d’utiliser des GPU pour accélérer les postes VDI », nous a expliqué Sylvain Siou, directeur technique EMEA chez Nutanix. Chris Reilly, CTO chez Citrix, est monté sur scène pour sceller l’accord entre les deux sociétés. Comme le souligne Sylvain Siou, « nous ne sommes pas là pour changer l’hyperviseur utilisé par les clients mais pour les accompagner dans leurs projets ».
Des clients attirés par la simplicité
« Depuis trois ans, nous avons constaté des changement chez les clients qui nous comparaient à Flexpod, mais aujourd’hui beaucoup de responsables IT veulent avant tout faire plus simple dans le cloud public ou privé avec Nutanix », nous a expliqué Sammy Zoghlami, country manager pour l’Europe du Sud chez Nutanix. Avec une usine à VM à l’extérieur ou à l’intérieur de l’entreprise en déployant des VM dans une seule stack d’infrastructure.
Pour mieux accompagner ses clients, Nutanix a ajouté une fonction de recopie des VM – des snapshots en fait – vers AWS pour monter un PRA et même redémarrer un cluster si besoin avant de le rapatrier en interne. Autre annonce, l’arrivée de fonctions de sécurité et de visualisation pour le réseau avec sa plate-forme One-Click. Pas question pour Nutanix de concurrencer VMware NSX, mais l’occasion de travailler avec des équipementiers comme Arista, Brocade ou F5 Networks pour proposer des services NFV (équilibrage de charge, provisionnement réseau ou firewall) et une micro-segmentation du réseau. Comme nous l’a expliqué Sunil Potti, Chief Product and Developpement Officer chez Nutanix, « 90% des clients de NSX n’utilisent que les fonctions Services et micro-segmentation de la solution alors que la plate-forme SDN peut faire beaucoup plus. Avec le support Open vSwitch dans Acropolis, ce n’était pas compliqué de proposer de la segmentation ».
Cisco bientôt partenaire réseau
« Nous avons pris un standard du marché [Open vSwitch], pour travailler avec les acteurs du marché sur la micro-segmentation et le NFV dans Acropolis », nous a précisé Sylvain Siou. Interrogé sur l’absence de Cisco dans la liste des équipementiers présentés lors sa keynote du matin, Sunil Potti a indiqué : « Nous devons gagner le respect de Cisco avant de travailler avec eux, cela prendra trois à quatre mois. Cela a déjà été le cas précédemment pour la certification de notre plate-forme sur UCS. Nous sommes à la même table et partageons déjà des API. C’est très simple à connecter, ce n’est pas un grand deal. Nous devons impressionner les clients et les partenaires et nous pourrons travailler avec Cisco sur ce point ». Aujourd’hui, One-Click est juste une connexion grâce à des API pour créer un vLAN, mais davantage de visualisation du flux de données est à venir, nous a assuré le dirigeant.
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Nutanix étoffe les fonctions réseau d'Acropolis was originally published on JDCHASTA SAS