Circulation infinie dans le gris crépuscule en soie élimée
Pensées qui déroutent, court-circuitent, entourloupent l’esprit fatigué
D’un genou brut l’amour maladroit fait mauvaise mouche
Contre le corps hérissé d’hormones qui irritent le soi égaré
Les ondes bruyantes tournent en boucle et menacent la paix nocturne tant espérée
Feu intérieur qui flambe sur mon visage fermé comme l’obscurité qui l’entoure
Le sommeil paisible de l’une est la pénitence muette de l’autre toujours éveillée
Malgré elle, elle s’agite, se perd, se retrouve, se lève et se recrée
Mosaïques de mots au gré des jours sans cesse recomposées
Parfois sans but, ni même de sens, pourtant souvent, toujours, encore une fois féconds
La paresse existentielle punit l’ère vagabonde de fatigue assommée
A coup de rame sur clavier éclairé, à coup d’ongle-lame sur peau embrasée
La peine s’amenuise assez pour juste une fois encore réessayer.