"Week-end. Wanderluster à deux balles" pag.91
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"Week-end. Wanderluster à deux balles" pag.91
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"Week-end. Wanderluster à deux balles" pag.91
Tratto da: Elzeviro di parole indispensabili
Elza e Viro #elzeviro #fumetti #comics #hashtagdelcazzo #hashtagdelcazzoeiochelimettopure #avvolgimitutta #inchiostro
Carlo Bugatti (1856-1940) Salon Escargot, 1902
Une semaine très italienne, pour moi qui débute par une visite au musée d’Orsay pour admirer l’exposition en cours : Dolce vita ? Du Liberty au design italien (1900-1940) , un documentaire Arte sur l’italien idéal Marcello Mastroianni pour finir à Venise grâce au guide de France Thierard Venise comme je l’aime.
Carlo Bugatti (1856-1940) Adrien Hebrard (1865 – 1937) fondeur. Drageoir en argent.
Carlo Bugatti (1856-1940)
Des années Liberty, l’Art Nouveau italien, avec un créateur génial comme Carlo Bugatti ( 1856-1940), sa chaise en forme d’escargot géant certains y voyaient un cobra, recouverte entièrement de parchemin et décorée de gracieuses libellules. (provenance : vente aux enchères Alain Lesieutre 1989, n°303) Cette chaise fait partie d’un ensemble “Le salon de jeu et de conversation” appelé aussi “Le Salon escargot”. Alain Lesieutre, un des premiers grands collectionneurs d’Art Déco, avait réuni un ensemble impressionnant de mobilier de Carlo Bugatti, qui fût dispersé aux enchères en décembre 1989 et en juillet 1991. Je pense que nous retrouvons certains de ces objets aujourd’hui dans les salles du Musée d’Orsay. Une famille Bugatti sacrément célèbre, les deux fils Rembrandt Bugatti, le sculpteur animalier, et Ettore Bugatti, le constructeur automobile ont été d’exceptionnels artistes, chacun dans leur domaine !
Les futuristes font rentrer l’automobile dans le monde artistique. La voiture devient chef d’œuvre. Ainsi, c’est sans doute un véritable idéal artistique qui va conduire Ettore Bugatti à investir, sans destinataire précis, dans la composition somptueuse et ruineuse de la « Royale ».
F.T. Marinetti
En effet, Filippo Tommaso Marinetti, écrivain italien, qui fut l’initiateur du mouvement futuriste au début du XXᵉ siècle a pu déclarer de façon péremptoire : « Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux tels des serpents à l’haleine explosive … une automobile rugissante, qui a l’air de courir sur de la mitraille, est plus belle que la Victoire de Samothrace. »
Vittorio Zecchin (1878-1947) “Les Mille et une Nuits” 1914
Plus loin les Mille et une nuits de Vittorio Zecchin, pour l’Hôtel Terminus, considérées comme le chef-d’oeuvre du Liberty vénitien.
Alberto Gerardi (1889-1965) Porte-fleurs vers 1920
Cette exposition montre le lien étroit entre les arts décoratifs et les peintures ou sculptures, entraînant trois mouvements Liberty, Futurisme et Novecento qui se sont développés sous l’Italie fasciste de Mussolini.
Julius Evola (1898-1974) Table basse, 1920
Inspiratrice et maîtresse du Duce Margherita Sarfati, née dans une famille juive vénitienne, journaliste qui soutient les artistes et donnera une grande impulsion au développement artistique en Italie. Victime des lois anti-sémites italiennes, elle sera alors mise à l’écart et partira en exil en Uruguay. Egérie sur le plan artistique de Mussolini, conseillère culturelle officieuse, elle rassemblera les artistes autour d’un nouveau mouvement qu’elle créera : le Novecento qui donnera naissance au “design” moderne. Un mouvement qui réunit des artistes comme Gio Ponti, nous pouvons admirer sa coupe en verre “laguna” soutenue par des mains, en même temps le peintre poète Giorgio de Chirico nous dessine son “Rêve déguisé à l’Antique” , définition de Fritz Neugass sur ce courant Métaphysique.
Renato Bertelli (1900-1974) “Profil continu Dux” 1933 Majolique à vernis noir
De cette époque fasciste, paradoxalement, les artistes ont été très productifs et très libres. Les artistes italiens ont dans l’ensemble adhéré au nouveau régime, qui était pluraliste sur le plan artistique et ouvert à la modernité.
Giorgio de Chirico (1888-1978) “L’ennemie du poète” 1914 Huile et crayon sur toile
Gio Ponti (1891-1979) Coupe des mains 1933. Verre “Laguna”
Cette adhésion, qui demeure jusqu’aux premiers revers du régime fasciste (à partir de l’éclatement de la seconde guerre mondiale), pouvait relever de l’opportunisme mais également de l’attraction exercée par un régime politique fort, le culte du« Duce», charismatique et autoritaire et affirmant, sur le plan intérieur et international, la grandeur d’une Italie qui retrouve sa fierté et le respect des grandes puissances européennes. «Mussolini a toléré, et même encouragé, un débat culturel étonnamment ouvert, que n’a jamais permis Hitler», faisait déjà observer Philip Cannistraro en liminaire d’une exposition à la Royal Academy de Londres, en 1985 (source : article de Vincent Noce, Libération, «L’art de plaire à Mussolini», 21 décembre 2012). Les futuristes adhérent au fascisme. On peut lire dans le Manifeste Futuriste de 1909 : « nous voulons glorifier la guerre, seule hygiène du monde, le militarisme, le patriotisme ».
Musée d’Orsay – Dolce Vita
C’est également la naissance du design. Très impressionnante, le buste du Duce de Bertelli (1933), exposé au Musée d’Orsay, est une vision en profil continu de Mussolini, à laquelle fait écho cette affiche martelée de «Si, S, Si, » sur la façade du siège du parti fasciste lors du plébiscite de 1934. Pour se replonger dans cette ambiance de tensions politiques et esthétiques, le film « Une journée particulière» (Ettore Scola, 1978) réunit Sophia Loren, mère de famille nombreuse, condamnée par son mari à son statut domestique, et Marcello Mastroianni, dans le rôle de l’intellectuel homosexuel persécuté par le régime, dans le contexte historique particulier de la visite de Hilter au Duce, qui traduit le durcissement intérieur du régime et de son alignement diplomatique sur l’Allemagne nazie, en 1938.
Elizabeth Royer L’auteur France Thierard Alessandro Tusset ©Aurore de La Morinerie
En conclusion de cette semaine, je file à la signature du livre de France Thierard Venise comme je l’aime, un guide pour se perdre illustré par Aurore de La Morinerie.
©Aurore de La Morinerie
Quatre voyageuses, la réveuse, l’aventurière, l’érudite et l’élégante, toutes amoureuses de Venise nous prennent la main et nous guident, chacune selon sa personnalité, elles déambulent dans les rues étroites mais aussi sillonnent les canaux sur les gondoles. Elles nous ouvrent les portes des palais et nous nous retrouvons sur une altana, puis dans ce cinéma “Paradiso” en plein air, nous rêvons dans un cloître, nous les suivons encore, et grâce à elles entrons dans un bar à cicheti…
Ces belles vénitiennes nous révèlent des secrets de cette ville, enfouis dans les eaux du Grand Canal.
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie
©Aurore de La Morinerie Venise
©Aurore de La Morinerie
©Aurore de La Morinerie
©Aurore de La Morinerie
La collectionneuse imagine son salon d’hiver et nous livre ses adresses : “Dans un coin du salon une table ronde dressée pour le dîner, une nappe rose achetée chez Chiara Stella Cattana, des assiettes en porcelaine dessinées par Matteo Corvino à l’occasion de mon anniversaire, les verres à vin en cristal de roche sont d’Attilio Codognato…”
Aurore de La Morinerie, en trois coups de pinceau, me croque un très joli portrait de parisienne, je file à l’italienne et vous dit ciao !!!
Dolce vita ? Du Liberty au design italien (1900-1940) au musée d’Orsay du 14 avril – 13 septembre 2015.
Marcello Mastroianni : Un italien idéal – Arte
Bibliographie :
France Thierard “Venise comme je l’aime”
France Thierard Venise comme je l’aime Elzeviro, mai 2015
version en italien : Venezia come piace a me di France Thierard – Una guida per perdersi
– bijoux francethierard.blogspot.com/
Librairie Galignani
Aurore de La Morinerie
Françoise Liffran : Margherita Sarfatti : L’égérie du Duce. 2009, édition Seuil
Philippe Dejean “Carlo, Rembrandt, Ettore, Jean Bugatti”, Editions du Regard, Paris 1981
Une parisienne à l'heure italienne du Liberty à la Mostra de Venise... Une semaine très italienne, pour moi qui débute par une visite au musée d'Orsay pour admirer l'exposition en cours :

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Primo Maggio al Rana Plaza
Il Rana Plaza è (anzi era) un edificio di otto piani crollato a Dacca lo scorso 24 aprile in cui sono morte circa 385 persone, oltre 1000 i feriti contati. Il Rana Plaza ospitava delle fabbriche di abbigliamento, una banca e un centro commerciale.
In questo fatiscente palazzo del Bangladesh le fabbriche tessili producevano per molti marchi occidentali e come denuncia la ONG Abiti Puliti anche per la trevigiana Benetton.
L’azienda ha risposto spiegando di non avere legami diretti con le fabbriche del Rana Plaza, ma che provvederà a sciogliere il contratto con le aziende sub-appaltatrici eventualmente coinvolte nel caso.
Il pericolo di crollo imminente era stato annunciato dagli stessi lavoratori che avevano notato preoccupanti crepe, ma, come sempre in queste situazioni, gli era stato intimato di restare in fabbrica.
Benetton, nota famiglia che fa il bello e cattivo tempo in Italia (bello per loro) da decenni, è principale azionista del gruppo Autostrade S.p.A. e si è sempre elevata verso il mecenatismo con le loro fondazioni e campagne. La Benetton, infatti, deve la sua fama, oltre che al suo colorato vestiario, alle sue celeberrime campagna pubblicitarie improntate sull'amore e sull'uguaglianza, contro le guerre, il razzismo e i dogmi (una galleria qui http://fashion.telegraph.co.uk/galleries/TMG8895895/Controversial-Benetton-ads-in-pictures.html ).
Nel 2010 il presidente del gruppo Alessandro Benetton è stato nominato Cavaliere del Lavoro dal Presidente della Repubblica, Giorgio Napolitano.
Un'azienda orgogliosamente italiana che fabbrica all'estero a prezzi ridicoli, in situazioni di disagio, con il suo gruppo dirigenziale che se la spassa in Italia. Storie comuni di lavoro durante il Primo Maggio.
Giancarlo Curio
Nagala propone la foto per la prossima campagna Benetton
Abbiamo perso gli occhiali
di Fabio Rotilio
Si, abbiamo perso gli occhiali, le lenti con cui mettevamo a fuoco il mondo. Trecento anni di industrializzazione hanno cancellato dalla nostra società ogni traccia di buon senso. Gli oggetti dei nostri desideri si sono fatti sempre più ingombranti e non hanno più alcun significato gli odori, i colori, i sapori se non contrassegnati da un brand universalmente riconosciuto. Si va al supermarket a comperare i pomodori che poi se ne assaggia occasionalmente uno dell’orto dello zio Pio e ci sembra appartenente ad un'altra categoria alimentare. “Si ma io non zappo la terra” ti dicono; no, ma poi sei schiavo del tuo datore di lavoro e del lavoro stesso comunque.
Oggi tutto è comodo, esteso e terribilmente approssimativo. Si continua a mangiare vita costruendo morte con cementi a presa rapida quando il fabbisogno effettivo di urbanizzazione è nettamente inferiore alla produzione reale di edifici che spesso danno forma a quartieri totalmente inefficienti perché caotici e privi di collegamenti e servizi adeguati. Ma la bellezza di un campo di papaveri in fiore oramai si conosce solo come sfondo del desktop? Non abbiamo più un contatto diretto con quello che c’è attorno, cui siamo ancora ed in ogni modo sempre saremo, legati a doppio filo. Mi è capitato personalmente più volte di parlare con bambini convinti che il tonno venisse pescato direttamente in scatola! E poi ci si sorprende a vedersi rinati piromani, per gusto o per proprio tornaconto, capaci di abbandonare un cane per strada perché in vacanza non si sa dove tenerlo o quantomeno a nascondersi con ignavia dietro un becero moralismo, deviato e qualunquista. È evidente che non abbiamo più consapevolezza delle nostre radici e tutto questo ci sta portando rapidamente verso lo smarrimento. In nome di un mondo globalizzato stiamo divenendo sempre più soli ed insensibili. Ma che fine ha fatto la poesia? Lo spirito! Possibile che sia stato mercificato tutto, anche l’anima? Lode a te o denaro!
No, ma in questo modo non può funzionare... Riflettete, ma chi siamo noi, non siamo forse fatti della stessa materia di cui è fatta la terra, l’aria, l’acqua, il fuoco? Non è forse tutto parte dello stesso sistema ? E dunque, bisogna contrastare il nichilismo dilagante. Si fatica per vivere? Si vive per faticare? Dopotutto il nostro passaggio da queste parti è così breve che non ci si può permettere di perdere del tempo così prezioso. Apriamo gli occhi allora e cerchiamo di vederci chiaro. Non esiste un tempo, ma esiste il tuo tempo; non esiste uno spazio, ma di certo esiste il tuo di spazio; è l’oggettività a non esistere e mi pare a questo punto comprensibile che poi venga da chiedersi ma allora io per chi lo sto facendo? Per chi sto facendo tutto questo e soprattutto, perché?! Caro amico, ma secondo te qual è il senso di tutto ciò? Chiaramente ora non posso essere io qui a risponderti, non ho di queste pretese, ma in compenso credo che si possa ancora rimediare al più delle problematiche cui ci porta ad incontrare questo disordine sociale. E come? Come? Con un bel paio di occhiali nuovi.
Divenendo semplicemente più intelligenti, attenti e consapevoli.
Provate a rompere le righe e a non curarvi di Nostra Signora Della Televisione, chiudete facebook e uscite! Togliete le cuffie dell’Ipod, provate ad ascoltare il canto delle cinciallegre e quello delle sirene. Usate la fantasia! Leggete di più, siate meno passivi e più attenti, abbiate dei valori propri, non omologati, ma in cui credere fermamente, date maggior peso alle cose più piccole e leggere, sappiate guardare in alto ed in basso alla stessa maniera, perseguite bellezza e verità e soprattutto, state sempre dalla parte dell’amore. Perché si sa d’altronde, moriranno anche prima, ma sono i buoni quelli che alla fine vincono sempre.