La dynamique de lâĂ©rotisme sâarticule autour dâun point central qui est la mort, autour de laquelle elle sâenroule - tel un cyclone autour de son Ćil - aspirĂ©e vers lui en spirale ascendante, effectuant, tour aprĂšs tour, une sĂ©rie de circonvolutions qui semblent relever du surplace mais non⊠On a beau tourner en rond, câest toujours diffĂ©rent. La rĂ©pĂ©tition nâest quâapparente. Et câest pourquoi cette forme dâĂ©rotisme quâest la pornographie nous fascine autant : parce quâelle nous confronte Ă des images en apparence toujours les mĂȘmes, compulsivement les mĂȘmes, mais diffĂ©rentes. La chorĂ©graphie des yeux renversĂ©s, des bouches ouvertes sur des rĂąles, des arcs blancs qui giclent, exerce la mĂȘme fascination que cette agitation des flots sur la mer⊠Elle nâest quâune infinie variation sur la peur de se dissoudre. LâĂ©cume seule reste Ă la surface de cette agitation. Il nây a, de ce point de vue, pas grande diffĂ©rence entre la mort qui est un Ă©vĂ©nement unique et la jouissance, qui se rĂ©pĂšte Ă nâen plus finir.