Dire Straits - Walk Of Life ideal para comenzar un såbado por la mañana...

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Dire Straits - Walk Of Life ideal para comenzar un såbado por la mañana...

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What are the chances that Mama B is at the casino where the heist is taking place and Densi goes in to rescue her?
Hiccup and Astrid (Hiccstrid)
So Iâm guessing theyâre gonna be held up by the heist crew but đ€·ââïž
Programa #1073 de Escenario en la Radio con Ricardo Espinel 29/08/2016 Bloque 1: Dire Strait/ Los Corrientes/ Virgenes Violadoras Bloque 2: Entrevista grupo de teatro âEspontaneoâ Bloque 3: Black Sabbath/ Ac Dc/ Basca Bloque 4: Fist of Hate
ConducciĂłn y DirecciĂłn: Ricardo Espinel
 https://www.mixcloud.com/EscenarioRock/escenario-en-la-radio-con-ricardo-espinel-1073/
      Escenario en la Radio con Ricardo Espinel #1073âłEl DĂa DespuĂ©s del Entierroâ Programa #1073 de Escenario en la Radio con Ricardo Espinel 29/08/2016 Bloque 1: Dire Strait/ Los Corrientes/ Virgenes VioladorasâŠ

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(via https://www.youtube.com/watch?v=p-WlEgn_pig)
Un nouvel article a été publié sur http://www.rollingstone.fr/dire-straits-money-for-nothing-and-chicks-for-free/
Dire Straits Money For Nothing⊠And chicks for free!
Pas plus quâils nâavait de prĂ©dispositions Ă exploser en pleine dĂ©ferlante punk, Dire Straits nâavait aucune raison dâincarner le rock mainstream de la dĂ©cennie MTV. En 1985, Brothers in Arms allait pourtant les installer sur le toit dâun monde qui nâĂ©tait pas vraiment le leur. Histoire dâun disque qui a marquĂ© son Ă©poque. Par Vincent Guillot.
Le clip entre cartoon et design de console Attari tourne en boucle Ă longueur de journĂ©e sur MTV. La chaĂźne aurait tort de se priver : la voix de Sting, sur lâintro de « Money For Nothing » roucoule ironiquement « I Want My MTV ». Avant dâexploser sur un riff efficace, sec et digital, qui incarne Ă lui seul lâentrĂ©e de la musique rock dans la grande famille du mainstream. En quelques notes et quelques images, Dire Straits personnalise, quasiment Ă ses dĂ©pens, la dĂ©cennie 80.
En 1985, le groupe ne sort pas de nulle part comme sept ans ans plus tĂŽt, quand Ă la surprise gĂ©nĂ©rale, par la grĂące imparable du classique « Sultans of Swing », leur premier album hors du temps sâĂ©tait imposĂ© sur les ruines du punk. En lâespace de quelques annĂ©es, et dâune poignĂ©e dâalbums superbes, Knopfler et les siens se sont installĂ©s parmi les noms qui comptent sur la planĂšte rock, de surcroit sans artifice aucun, au dĂ©but dâune dĂ©cennie qui va justement en charrier jusquâĂ la nausĂ©e.
En 1983 Knopfler, devenu bankable, a produit  Infidels pour le roi Dylan, contribuĂ© Ă remettre Tina Turner en selle, en lui offrant le hit diamantĂ© « Private Dancer » et signĂ© la B.O de Local Hero, entre autres. Mais la machine Dire Straits , elle, sâest quelque peu emballĂ©e, au goĂ»t de son leader. La tournĂ©e qui suit Love Over Gold (1982) a des allures boursoufflĂ©es comme en tĂ©moigne le live Alchemy sorti en 1983. Lâauteur lui-mĂȘme en conviendra bien plus tard. « JâĂ©tais dans un bar et malheureusement Telegraph Road passait Ă la radio et jâĂ©tais assis lĂ Ă me dire : merde, ça ressemble Ă une grosse chose sans vie. » Toujours dĂ©cidĂ© Ă prendre le contre-pied de son Ă©poque, le groupe publie en 1984 un EP de 4 titres, ExtendedancEPlay, un hommage au rockânâroll et au honkytonk des origines. « Cet album est une rĂ©action Ă Love Over Gold, dĂ©clare Knopfler Ă Guitar Player en 1984. AprĂšs avoir consacrĂ© beaucoup de soin Ă faire « Private Investigations » environ 20 000 fois, tout ce dont tu as basiquement envie, eh bien, câest de jouer « Be Bop A Lula » »
Câest dire si rien ne laisse Ă supposer lâexplosion Ă venir. Dans cet entre-deux, Knopfler, qui sâest mariĂ© avec Lourdes Salamone en novembre, commence Ă travailler avec un deuxiĂšme claviĂ©riste, Guy Fletcher, qui sâajoute Ă Alan Clark dans le line-up du groupe. Le guitar hero a dĂ©couvert lâingĂ©nieur du son Neil Dorfsman, via lâalbum Wanderlust du vibraphoniste Mike Mainieri. EmbauchĂ© sur  Love Over Gold et Local Hero , il se retrouve promu co-producteur de ce cinquiĂšme album Ă venir.
FidĂšle Ă ses habitudes, Knopfler a dĂ©jĂ fait rĂ©pĂ©ter ses nouvelles compositions au groupe avant dâentrer aux Air Studio Montserrat, le studio montĂ© par George Martin, lâex producteur des Beatles, dans cette petite Ăźle des CaraĂŻbes. Dorfsman dĂ©couvre le nouveau matĂ©riel via des performances live plus que sur dĂ©mos: Knopfler compose la plupart du temps Ă la guitare acoustique, chez lui, et il ne goĂ»te guĂšre la contrainte de sâenregistrer. « Je ne suis pas bon avec les enregistreurs, avouera-t-il, en 1992. Donc, gĂ©nĂ©ralement, je note quelques mots dans un carnet et fais en sorte de me souvenir de la musique. »
Guy Fletcher, le petit nouveau, a dĂ©barquĂ© au studio Ă©quipĂ© dâun DX1 Yamaha dernier cri, dâune paire de Roland et dâun Synclavier. On est loin du minimalisme de 1978. DĂ©s le dĂ©but des sessions, cet entassement de personnel et de matĂ©riel pose un sĂ©rieux problĂšme : oĂč caser de tout ce monde ? Neil Dorfsman sâen souvient : « CâĂ©tait un studio qui sonnait incroyablement bien, mais malgrĂ© sa rĂ©putation il ne contenait quâune piĂšce dâenregistrement de 6 mĂštres sur 7. On a serrĂ© tout le monde lĂ dedans, avec parfois 3 ou 4 personnes pour chaque enregistrement et je construisais des petites cloisons sĂ©parĂ©es Ă lâaide de baffles et de couvertures. »
Pourtant, pour Dorfsman, le secret du son cristallin de Brothers in Arms rĂ©side essentiellement dans la qualitĂ© de la console. « CâĂ©tait une magnifique vieille Neve 8078. Tout le son du disque vient delĂ . » Si Knopfler a choisi de travailler aux Air Studios, ce nâest pas seulement pour la douceur de vivre sur lâIle dâĂ©meraude des CaraĂŻbes britanniques mais aussi parce que George Martin a ce « studio loin de tout » pour permettre aux musiciens de rester focalisĂ©s sur leur travail. Ce qui nâempĂȘchera pas le guitariste Hal Lindes de plier bagage au beau milieu des sessions. Mais permettra Ă Sting, en vacances dans le coin, de venir prĂȘter main forte sur LA chanson qui va tout dĂ©clencher, « Money For Nothing « .
Cette dĂ©nonciation acerbe du star-system vu par le prisme dâemployĂ©s dâun rayon Ă©lectro-mĂ©nager, a Ă©tĂ© inspirĂ©e Ă Knopfler par une conversation quâil a surpris dans un grand magasin new-yorkais. Sur place, il a mĂȘme pris des notes et utilisera in-extenso certaines phrases entendues ce jour-lĂ dans le texte final de la chanson; comme il le raconte Ă Bill Flanagan dans le livre Written in my Soul, consacrĂ© aux grands songwriters du rock: « JâĂ©tais dans le magasin, jâai empruntĂ© un bloc de papier. Je voulais vraiment utiliser le langage utilisĂ© par le mec dans la vraie vie tel que je lâai entendu, câĂ©tait beaucoup plus rĂ©el. Câest devenu encore mieux dans la chanson, plus musclĂ©. Jâai utilisĂ© le mot « little faggot » mais dans la rĂ©alitĂ© il y avait beaucoup de « motherfuckers » ! » Le son particulier de la guitare doit lui aussi au hasard: Knopfler tĂątonne et finit par brancher sa Les Paul Junior dans un ampli Laney. « Nous cherchions un son Ă la ZZ Top, racontera Dorfsman. Nous sommes arrivĂ©s Ă ce rĂ©sultat par accident. »
Selon lâouvrage I Want my MTV, câest le management de Dire Straits qui aurait demandĂ© en direct Ă la chaĂźne le mode dâemploi pour intĂ©grer la programmation, synonyme de ticket dâentrĂ©e sur le marchĂ© amĂ©ricain. La rĂ©ponse, « écrire un hit et tourner un clip avec un rĂ©alisateur en vogue », sera dĂ©tournĂ©e par Knopfler dans le fameux gimmick chantĂ© par Sting â qui sera crĂ©ditĂ© comme co-auteur du titre, contre sa volontĂ© Ă la demande de son label. « Money For Nothing », critique de la sociĂ©tĂ© de consommation et du showbiz, va paradoxalement devenir le tube symbole des annĂ©es fric. Le directeur de la chaĂźne Ă lâĂ©poque, Les Garland, ne dit pas autre chose : « Entendre cette phrase « I Want My MTV » Ă la radio fut une publicitĂ© fantastique⊠mĂȘme si les paroles avaient des inclinaisons nĂ©gatives. »
PortĂ© par ce second single â clippĂ© par Steve Barron, rĂ©alisateur de de la vidĂ©o de « Take On Me » pour A-ha â Brothers In Arms rencontre immĂ©diatement un succĂšs incroyable â plus de 30 millions dâexemplaires vendus Ă travers le monde. Il doit ce triomphe Ă une succession de titres qui deviendront des standards : le premier single « So Far Away », le saxophone langoureux â et hum⊠un peu datĂ© â de «Your Latest Trick », la rĂ©miniscence dâExtendedancEPlay, « Walk Of Life », dans lequel Knopfler rend hommage aux musiciens de rue de sa jeunesse et fait rĂ©fĂ©rence à « Be Bop A Lula » et « WhatâId Say ». Et puis, surtout, il y a le chef-dâĆuvre final, « Brothers In Arms ». Un titre Ă la fois Ă©pique et planant, portĂ© par lâun des solos les plus splendides jamais enregistrĂ©s par le guitariste, que Knopfler a Ă©crit, en sâimaginant soldat mourant sur un champ de bataille, une possible rĂ©fĂ©rence Ă la guerre des Malouines. Outre son titre, le morceau va donner Ă lâalbum une teinte humaniste et pacifiste, quâon retrouve plusieurs chansons: « One World », « Ride Across the River », Ă©vocation des guĂ©rillas sud-amĂ©ricaines et «The Manâs Too Strong », lointainement inspirĂ© par le dignitaire nazi Rudolph Hess.
Mais Brothers in Arms doit sans doute surtout sa fantastique « pĂ©nĂ©tration du marchĂ© « à une Ă©volution technologique majeure : lâapparition du compact disc. LâadĂ©quation du groupe avec son Ă©poque et le son parfait du disque vont en faire lâambassadeur idĂ©al de la technologie lancĂ©e par Philips, maison mĂšre du label Phonogram qui distribue Dire Straits dans le monde et ne se prive pas dâutiliser cet argument de vente. Une rĂ©alitĂ© du marchĂ© bien loin des prĂ©occupations du groupe, comme le fera remarquer plus tard, Mark Knopfler. « La sortie a coĂŻncidĂ© avec lâarrivĂ©e des compacts discs, ce qui est une pure coĂŻncidence. Si cela nâavait pas Ă©tĂ© cet album ça aurait Ă©tĂ© autre chose. Câest juste un accident de timing, tout cela sâest connectĂ©.»
Si la musique de Dire Straits devient avec Brothers in Arms un phĂ©nomĂšne planĂ©taire â une tournĂ©e de 248 dates et une apparition au live Aid avec Sting sâinscrivent notamment sur lâagenda du groupe â Knopfler ne tarde pas Ă trouver ce succĂšs totalement disportionnĂ© par rapport Ă ses ambitions artistique. Jouer du rock dans les stades ne lâintĂ©resse pas plus que ça. Il attendra six ans pour publier le follow-up de Brothers in Arms, On Every Street (1991). Entretemps, U2, avec The Joshua Tree (1987) lâaura soulagĂ© du poids dâassumer le leadership sur la planĂšte rock. Pas suffisant pour Knopfler. AprĂšs une derniĂšre tournĂ©e achevĂ©e Ă lâĂ©tĂ© 1992 et un ultime album live On the Night (1993), Knopfler met un terme Ă lâaventure en 1995, dĂ©crĂ©tant ne plus vouloir « entendre parler du groupe pendant dix ans ». Deux dĂ©cennies plus tard, le guitariste et songwriter nâa toujours pas affichĂ© la moindre envie de reformer Dire Straits, prĂ©fĂ©rant de loin arpenter des chemins country, folk et blues au grĂ© de ses humeurs et de ses albumsâŠ
Vu dâaujourdâhui, Brothers In Arms, album majoritairement honni par lâintellegentsia de la critique rock, consacre le paradoxe dâun groupe mal aimĂ© qui incarna malgrĂ© lui la dĂ©mesure des annĂ©es 80 en signant lâun de ses blockbusters majeur, assez loin pourtant de la quintessence de ce que son principal crĂ©ateur a pu fournir avant comme aprĂšs lui. Ainsi va le mastodonte Brothers In Arms qui continue au travers les ans de dĂ©router par ses sonoritĂ©s caricaturales⊠mais aussi de sĂ©duire par la beautĂ© sidĂ©rante de certains de ses Ă©lĂ©ments.
Money for nothing.