Exposition contre le racisme et lâantisĂ©mitisme
Semaine dâĂ©ducation contre le racisme et lâantisĂ©mitisme : le CESAN se mobilise avec une exposition sous le patronage de la DILCRA (DĂ©lĂ©gation interministĂ©rielle de lutte contre le racisme et lâantisĂ©mitisme) et en partenariat avec le COMEDE (ComitĂ© pour la santĂ© des exilĂ©s).
Petit florilÚge des travaux réalisés par nos chers étudiants de 3Úme année :
Marine crĂ©e un Ă©ventail des contes populaires dâEurope, dâAsie, dâAfrique et dâOcĂ©anie. LâĂ©ventail ouvert, câest trĂšs beau mais lĂ©gĂšrement unidimensionnel. LâĂ©ventail fermĂ©, on se rend compte que les histoires et les cultures sâenrichissent au contact les unes des autres.
Caroline propose ici une oeuvre rĂ©alisĂ©e Ă lâencre sur papier Japonais. La poĂ©sie de Liu Zongyuan (dynastie Tang) dit ceci : Sâil nây a plus dâoiseaux au-dessus des montagnes, il nây a plus de gens sur Terre.Â
A travers un montage astucieux de trois feuilles de rhodoid, Yun montre quâĂ une mĂȘme situation - en lâoccurrence ici, lâarrivĂ©e de pingouins-demandeurs-dâasile - deux rĂ©actions diamĂ©tralement opposĂ©es sont possibles. Lâaccueil, câest avant tout une question de choix.
Objet de transition par excellence, le bateau permet de passer dâun continent Ă lâautre, dâune rive Ă lâautre. Le «petit bateau» de LĂ©once Ă©voque Ă©galement les comptines et histoires pour enfants.
Mélange de dessin, gouache et collages, le Babel de Nicolas est un patchwork en perpétuel changement. Quittant la désolation,le migrant part vers ce mirage plus prometteur.
Margaux fait ici un travail dâune prĂ©cision dâhorloger. Comparant le flux migratoire et le flux sanguin, elle nous rappelle que, depuis depuis le commencement des temps, la migration coule dans nos veines. Avec les populations, câest lâessence mĂȘme de la vie qui se dĂ©place. Volontairement, aucun personnage ne ressemble Ă son voisin, une maniĂšre de redonner une individualitĂ© Ă ceux quâon appelle globalement «les migrants».
A travers ce grand format Ă lâaquarelle, au pastel sec et Ă lâencre de chine, Emma a voulu reprĂ©senter la ville Ă la fois lumineuse et attirante mais qui peut sâavĂ©rer Ă©crasante et indiffĂ©rente.
A vos lunettes 3D ! Sarah prĂ©sente de façon trĂšs subtile deux maniĂšres dâapprĂ©hender une mĂȘme situation. Les lunettes de la rĂ©alitĂ© montrent une scĂšne de la vie quotidienne, on flĂąne, on discute, on fait le marchĂ©. Mais lorsquâon chausse les lunettes de lâintolĂ©rance, certains se transforment en monstres affreux. Comme quoi, tout est une question de point de vue.
Lounis ironise ici sur lâintĂ©gration Ă la française, la mĂ©tamorphose par laquelle doivent passer les Ă©trangers pour se fondre dans la masse.
De loin, les couleurs vives Ă©voquent un ballade en mer, par beau temps. Puis lâon sâaperçoit quâil nâen est rien. Nelly a voulu ici montrer le calvaire des migrants qui, chaque jour, traversent la mĂ©diterranĂ©e au pĂ©ril de leur vie, Ă bord de vieux rafiots surchargĂ©s.
Chad prĂ©sente le lavage de cerveau façon Donald Trump : sâappuyer sur les peurs des amĂ©ricains lambdas pour les transformer en prĂ©dateurs prĂȘts Ă dĂ©gainer Ă la moindre occasion.
De nombreux groupes de scolaires, de la primaire au BTS, sont venu voir lâexpo tout au long de la semaine :Â
Nous avons également reçu la visite de Thierry Mandon (Secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement et de la Recherche), accompagné de Grégoire Potton (Chef de Cabinet de Thierry Mandon), François Vauglin (Maire du 11Úme), Marie-Christine Lemardeley (Adjointe à la Maire de Paris) et du Préfet Gilles Clavreul (Délégué Interministériel à la Lutte contre le Racisme et l'Antisémitisme)












