Vive la crise !
La crise, c'est l'horreur pour ceux qui la subissent. Mais on dit également que les plus riches en tire profit. Là n'est pas notre propos, sinon que les victimes de la crise la doivent essentiellement à celui pour lequel ils ont probablement voté. Le record absolu du chômage le démontre.
J'ai bien aimé la réflexion d'une journaliste dans l'émission de Taddéi "Ce soir ou jamais" du 18 Avril. Une personne se plaignait de l'incompétence des politiques de droite comme de gauche, car on subit une crise depuis plus de 30 ans et on n'en voit pas le bout. Cette journaliste faisait remarquer que cette crise qui n'en finit pas est typiquement française, car beaucoup de pays l'ont traversée, mais l'ont jugulée.
En fait, la crise est avant tout une chance de réformer notre satané pays. Une réforme sous la contrainte, une réforme parce que l'on n'a plus le choix. C'est seulement dans ces conditions que l'on peut réformer.
Que faut-il pour faire bouger sérieusement les lignes: d'abord un gouvernement de gauche pour museler les syndicats et les dépendants de l'Etat Providence, largement majoritaires en France ; ensuite ne pas avoir une possibilité de reporter les réformes, être au bord du précipice.
Actuellement, Valls dans le cadre de la justice sociale, a pour mission d'appliquer le programme Hollande +Ayrault, et de diminuer des prestations sociales pour financer en partie nos fameux 50 milliards d'économies à faire. C'est le hors d'oeuvre minimaliste pour gagner du temps. Mais l'Europe, les marchés, les résultats du chômage obligeront le gouvernement à passer à l'étape suivante, plus forte, plus efficace dans le jeu de massacre du ron-ron-train-train de l'Etat.
Finalement, grâce à la crise, nous risquons de nous retrouver à la fin, après quelques années de souffrance, avec un pays plus efficace aussi bien au niveau de l'Etat que des entreprises. Un pays rajeuni, en pleine forme. On aurait pu le faire en douceur, d'une manière raisonnable. Mais ce n'est pas dans notre ADN !















