HORS-SĂRIE #26 - ARROW S01 (2012)
AprĂšs que THE FLASH (2014-20??) nous ait conquis, il Ă©tait un devoir que de se pencher sur les origines des sĂ©ries DC, Ă savoir ARROW: basĂ© sur le comic-book Green Arrow, le tv-show est lâinstigateur dâun vaste programme oĂč sâentrecroisent Flash, mais aussi SUPERGIRL (2015-20??) et LEGENDS OF TOMORROW (2016-20??) -on Ă©carte pour lâinstant GOTHAM (2014-20??) au vu de sa rĂ©putation-. Bienvenue, donc, Ă Starling City, oĂč Oliver Queen fait son retour: autrefois playboy milliardaire insupportable fils-Ă -papa profitant sans vergogne de ses avantages sociaux et de son physique charmeur Ă outrance, le jeune homme a bien changĂ©. Parti sur le yacht familial -en 2007, la premiĂšre saison ayant dĂ©butĂ© en 2012- avec la sĆur de sa bien-aimĂ©e -ahum...-, Oliver devient naufragĂ© sur lâĂźle chinoise de Lian Yu: perdant son pĂšre et sa belle-sĆur dans la tragĂ©die, cet exil forcĂ© va le forger, et le changer Ă jamais. AccrochĂ© Ă un vieux carnet appartenant Ă son dĂ©funt pĂšre, il devient le Justicier, Ă©liminant un Ă un les porteurs des noms listĂ©s sur le dit carnet, rĂ©glant ses comptes en maniant lâarc, encapuchonnĂ© pour dissimuler son identitĂ©. On pourrait craindre avec ARROW que le Justicier se la joue Batman, car partageant beaucoup de similitudes avec Bruce Wayne -dont le mĂȘme univers-: mais Oliver Queen est un survivant, sa motivation vengeresse Ă©tant aux antipodes de lâhomme chauve-souris. Le Justicier nâhĂ©site pas Ă tuer sa cible, cachant sa planque dans le sous-sol dâune aciĂ©rie abandonnĂ©e appartenant Ă lâentreprise familiale: menant cette double vie mystĂ©rieuse, ARROW va nous narrer au compte-gouttes le âpassĂ©â dâOliver sur cette Ăźle maudite, en plus de nous montrer lâhistoire de ce âvigilanteâ aux actes sombres, jouant sur deux tableaux. On retrouve, comme dans THE FLASH, un entourage de personnages qui va Ă©voluer, graviter autour dâun Oliver qui nous rĂ©serve bon nombre de surprises quant Ă ses mĂ©thodes: ce dernier devant composer avec les drames familaux, son second âluiâ, et dĂ©fendre Starling City dâun danger imminent. Mais contrairement Ă Central City, câest la corruption mafieuse, le dollar qui cache la pauvretĂ©, et le trafic dâarmes et de drogues qui rĂšgne: bien sĂ»r, le Justicier devra sâentourer dâacolytes, une minuscule Ă©quipe montĂ©e sur le tas et progressivement, composĂ©e dâun ex-soldat au solide vĂ©cu -John Diggle-, et dâune hacker trĂšs drĂŽle -Felicity Smoak-. Assez Ă©loignĂ© dâun âgrand spectacleâ Ă la THE FLASH, ARROW semble ĂȘtre le bon personnage DC pour dĂ©buter le progamme âmultiverseâ de la firme sur le petit Ă©cran: humain, sans pouvoirs, ils combat des dangers vĂ©ritables, et fait face Ă de rĂ©els problĂšmes -famille, amis, amours...-. Une recette judicieuse, qui permettra aux hermĂ©tiques des superhĂ©ros dây prendre un certain goĂ»t: mais pour ne pas Ă©cĆurer le fan des comics, ARROW insĂšre des figures cĂ©lĂšbres dans son background: on apprĂ©cie lâapproche âoriginsâ de Deadshot -mille fois mieux ici que le vilain Will Smith du vomitif SUICIDE SQUAD (2016), et de Deathstroke, tous deux Ă©tant connus comme des ennemis de Batman. Mais ARROW, initiateur, est imparfait, du moins sur cette saison 1: on note sur la premiĂšre moitiĂ© de celle-ci une tendance au shakycam dĂšs lors quâune scĂšne dâaction a lieu, ainsi quâĂ des VFX moyens -le plan large de lâĂźle, vieille cinĂ©matique PS2-. Mais la seconde moitiĂ© rĂ©pare ces erreurs, en plus de devenir plus cohĂ©rente, et moins ârapideâ -heureusement- dans son rĂ©cit: le Justicier va mettre Ă jour le bad-guy qui veut anĂ©antir une bonne partie de la ville, pour un duel au sommet -littĂ©ralement- en guise dâĂ©pilogue, pendant que Starling City se dĂ©sagrĂšge dans la fumĂ©e et les flammes. Oliver Queen nous Ă©nerve, au dĂ©but trop mystĂ©rieux et souvent agissant trop souvent tĂȘte baissĂ©e: mais nâest-ce pas un symptĂŽme logique, au vu de son passĂ© impitoyable ayant eu lieu Ă Lian Yu? Impossible dâespĂ©rer un retour Ă la civilisation de maniĂšre ânormaleâ et simple, vous en conviendrez. Les rĂ©ponses diffusĂ©es par les flash-backs nous apportent approbation, et lâon se prend dâun certain intĂ©rĂȘt, dâune certaine empathie, pour la Team ARROW, et surtout, pour la seconde saison: parce que conclure ce retour inattendu de Queen/lâapparition dâun tel Justicier avec un tel climax, câest juste INTERDIT quoi! A voir, donc, si lââunivers Ă©tenduâ des sĂ©ries DC ne vous effraie pas: sur ce, je vous laisse, et vais de ce pas attaquer la saison 2, sur NETFLIX. Ah, lâaddiciton...
DC /20