HORS-SÉRIE #22 - THE FLASH S02 (2015) “Cours, Barry, cours!” Comment ne pas éviter la suite de la géniale première saison de THE FLASH (2014), après la grosse claque prise avec ces 23 épisodes bien plus convaincants que la version ratée du super-héros DC dans le massacré JUSTICE LEAGUE (2017)? Le speedster le plus célèbre de tous les temps rempile donc sans mal, succédant avec brio au grand final de la saison 1: même formule -23 chapitres de 45 minutes-, qui étend l’univers de Barry Allen/The Flash au point que le terme “Multivers” soit une des principales thématiques de cette saison. Nous retrouvons donc avec plaisir Central City, Star Labs, et les amis et amours de notre héros, qui devront affronter ensemble de nouveaux méta-humains, ainsi que d’autres bad guys mémorables: impossible de ne pas mentionner l’arrivée du sombre Zoom, speedster ultime au masque effrayant, tout de noir vêtu, faisant passer Eobard Thawne pour un clown de cirque en comparaison. Véritable démon malfaisant et agressif, Zoom recèle bon nombre de secrets qui mettront Barry à mal, tout comme The Flash qui prendra assez cher, moralement comme physiquement. Axant son propos sur une échelle d’action qui prendra de plus en plus d’ampleur au fil de l’intrigue, THE FLASH S02 insuffle un renouveau délectable et sensé, preuve que la première saison n’avait pas tout dit: entre les méta-humains inédits, l’ombre de Zoom, Terre-2 et Terre-3, ainsi que la découverte du Multivers, jamais Central City n’aura été aussi vivante, desservie par un nombre conséquents d’événements tous plus fous les uns que les autres. On approuve également le personnage de Cisco, qui revêt un tout autre intérêt de par l’”ouverture” de ses pouvoirs, et de ses traits geeks pour le coup judicieux, humoristiques ou non: les acolytes de Barry Allen ne sont pas en reste, apportant chacun leur pierre à l’édifice de cette légende moderne qu’est THE FLASH. Et c’est une des forces persistantes de cette série que de détenir autant de personnages empathiques, jouant leur rôle à merveille, notamment lorsque les acteurs et actrices interprètent leur alter-ego dimensionnel, preuve de la bonne came de l’acting de THE FLASH: ajoutons à la recette des effets spéciaux plus que bons -King Shark aurait pu être nanardesque, il n’en est rien- voire carrément excellents -les “runs” de The Flash lors des joutes avec ses ennemis sont toujours autant hallucinantes de vélocité- quand ils ne frôlent pas le divin -la “course” finale avec cet enflure de Zoom-. On serait presque forcé de croire que THE FLASH se répète, mais non: si le tv-show persiste à continuer dans le qualitatif, il prend de l’envergure scénaristique, développant ses personnages à merveille, nous donnant constamment envie d’en voir plus, et ce sans gimmick putassier de fin d’épisode -enfin, pas tout le temps-. Du coup, THE FLASH S02 se consomme aussi bien que son prédécesseur, si ce n’est mieux: la force du twist, la puissance de l’histoire, qu’importent les raisons, c’est de la bonne. Seul bémol, un épisode dont la suite se situe dans la série ARROW (2012-20??), forçant le spectateur à ingérer une autre série DC -du moins UN épisode précis- pour en saisir toutes les subtilités: un écart minime qui n’entache aucunement cette seconde saison excellente, bien rythmée, et une fois de plus, sacrément empathique. Un sans-faute télévisuel rare, qui montre que DC s’en sort peut-être mieux sur petit écran qu’au cinéma. On se retrouve pour un débrief de la saison 3 très bientôt, promis! CENTRAL CITY /20











