Retour sur le premier cours (19 janvier 2016)
Pour la facette « Surréalisme » :
Nous avons Ă©voquĂ© la maniĂšre dont lâadjectif « surrĂ©aliste » ainsi que le nom « surrĂ©alisme » sont passĂ©s dans le langage courant. En somme, ont-ils Ă©tĂ© « cannibalisĂ©s » par nos sociĂ©tĂ©s ?
Nous avons aussi notĂ© que le surrĂ©alisme semble pour toutes et tous un mouvement ayant trait Ă lâimage (alors que ce ne fut pas le cas initialement)
Nous avons mis en avant dâĂ©tranges tensions entre la naissance du mouvement en 1924 (un phĂ©nomĂšne typique de groupe dâavant-garde = un Manifeste) et sa fin, en 1966 (date de la mort dâAndrĂ© Breton). Comment comprendre alors une telle avant-garde ?
Pour la facette « Cannibalisme » :
Nous avons parlĂ© de lâorigine du mot « cannibales : mot inventĂ© par Colomb, sur la base de Karib, Ă savoir CaraĂŻbe, de Kan, Ă savoir le khan du Cathay, et de Can, le chien en espagnol, ce qui renvoyait aux hommes Ă tĂȘte de chien des lĂ©gendes mĂ©diĂ©vales » (cf. De la rĂ©forme Ă la RĂ©formation (1450-1530): Histoire du christianisme, par Jean-Marie Mayeur, Marc Venard, Luce Pietri, AndrĂ© Vauchez, p. 602)
Nous avons lu une partie de lâessai de Montaigne consacrĂ© aux cannibales (1580) et oĂč le sauvage nâest pas celui que lâon croit et accompagnĂ© cette lecture dâimages des horreurs du Massacre de la Saint BarthĂ©lĂ©my (1572) ainsi que des Cannibales de Jean de LĂ©ry (1578).
 Est-il plus « sauvage » de torturer ou de dĂ©vorer son ennemi (afin de sâapproprier sa force et de le cĂ©lĂ©brer)?
Enfin, notre premier lien entre cannibalisme et surrĂ©alisme fut la toile de DalĂ de 1936 (Cannibalisme dâAutomne) qui Ă©voque la guerre civile espagnole sur fond de paysage familier sâentre-dĂ©vorant.