La police intervient à 350 mêtres de Genève-Cointrin pour un vol de multicoptère interdit, http://bit.ly/1SCbDWG
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La police intervient à 350 mêtres de Genève-Cointrin pour un vol de multicoptère interdit
Ce jeudi matin, vers 8h30, un pilote a fait voler un multicoptère, de type DJI Inspire 1, au bord de la route de Meyrin, a seulement 350 mètres du seuil de la piste de Genève-Cointrin, jusqu’à une altitude de 30 à 40 mètres, sans autorisation. Au même moment, un avion était en approche finale pour atterrir, ce qu’il a pu faire sans encombre, mais l’intrus a surement du donner des sueurs froides aux contrôleurs aériens.
La police genevoise est intervenue très rapidement et a fait immédiatement cesser l’activité, avant de relever l’identité du pilote, qui sera dénoncé à l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC).
Selon nos informations, il avait été mandaté pour filmer un garage nouvellement construit a cet endroit. Une demande de vol spécial avait bien été déposée et pré-autorisée, mais lors de la demande d’autorisation finale auprès de la tour, cette dernière a finalement refusé d’autoriser l’activité, et le pilote est passé outre.
Le sens du traffic, face à la bise, pourrait expliquer ce refus. En effet, lorsque les avions décollent face au vent (05, Axe Sud-Ouest), ils sont déjà très haut au moment de passer au dessus de la route de Meyrin. A l’inverse, lorsqu’ils atterrissent dans l’autre sens (23, Axe Nord-Ouest), comme ce matin lorsque la bise souffle, ils ne sont plus qu’a quelques dizaines de mètres du sol au moment de passer au dessus de cette même route de Meyrin. Et a ce moment, les distances de sécurités entre aéronefs ne sont plus respectées.
Imbécile ! (pour rester poli)
Bien entendu, l’association Airshoot Suisse condamne durement ce comportement et espère qu’il sera sanctionné, à titre d’exemple. Nous regrettons que ce genre de méfaits porte ombrage au reste de la communauté des pilotes de multicoptères.
Et pourtant, à Genève, la police est plutot conciliante
Tous les pilotes professionnels qui ont déjà eu affaire à la police pour demander une autorisation en ville savent que passé deux-trois missions réussis sans problèmes, la police fait tout pour encadrer au mieux les activités des pilotes, avec bienveillance et compréhension. A Lausanne par exemple, il est beaucoup plus difficile, voire impossible, d’obtenir une autorisation pour un vol en ville.
Au téléphone, le brigadier Couturier, en charge de la coordination des vols de multicoptères dans le canton de Genève, nous a expliqué que dans ce cas, le pilote va être convoqué et un rapport sera rédigé, puis transmit à l’office fédéral de l’aviation civile (OFAC) qui statuera sur le sujet. En effet, c’est cette institution fédérale qui a les plein pouvoirs sur «la 3ème dimension» et tout ce qui se passe quand on ne touche plus le sol.
Et puis tous les pilotes habitués a avoir des contact avec le célèbre «Special Flight Office» savent également que les secrétaires de ce bureau font a chaque fois des efforts pour essayer d’intégrer sans frais les multicoptères dans leur planification mais que ce n’est pas toujours évident et possible.
Rappelons également que face à un Boeing 747 qui pose à Kloten et qui représente à lui seul, plus d’un demi-million de francs suisses de chiffre d’affaire, le business des pilotes de multicoptères ne pèse pas bien lourd à coté. Et malgré cela, Skyguide fait des efforts pour ne pas nous laisser en rade et à ce titre, ils méritent que tous les pilotes jouent les règles du jeu, et acceptent leur autorité.
Bref, cet incident est navrant, et nous attendons avec impatience les conclusions et réactions de l’OFAC, que nous allons interpeller à ce sujet.