C3 et C4 ? Touché et coulé ! Pause.
Jeudi 7 août - mercredi 10 septembre
C3 arrive telle une chevaliĂšre de lâApocalypseâŠ
Bon, jâabuse un peu, mais Ă peine.
Et bien, tout comme pour la C2, installation, étoutétou.
Ăa commence bien, puis je sens une sensibilitĂ© Ă la racine dâune canine.
Je ne sais pas si câest ârĂ©elâ ou psychosomatique, mais une chaleur dĂ©sagrĂ©able Ă lâĆil me fait prendre conscience que câest bien une rĂ©action allergique.
LâinfirmiĂšre Ă©tait lĂ , car elle sâoccupait du patient juste Ă cĂŽtĂ©.
Elle téléphone au médecin et rebelote : antihistaminique.
Le reste de la perfusion se passe bien.
Jâai rencontrĂ© la socio-esthĂ©ticienne revenue de congĂ©.
On discute traitement des ongles pour la deuxiĂšme partie de la cure, et je lui demande des conseils âeffet bonne mineâ.
Nous convenons dâun rendez-vous pour la prochaine cure.
Retour Ă la maison = dodo âcuite façon antihistaminiqueâ.
Le lendemain, je tiens bon, mĂȘme si nausĂ©es et gĂȘne oculaire sont toujours lĂ .
Je sais que le lendemain, je vais pouvoir me reposer, car mon mari emmĂšne les enfants chez ses parents.
Je me retrouve donc seule une partie du samedi et du dimanche, et sans enfants jusquâau jeudi matin,
car nous profitons du long week-end pour sortir de ce quotidien rythmé par la maladie.
Pendant ce temps oĂč je peux ne penser quâĂ moi, je regarde un peu la tĂ©lĂ©, car contrairement Ă mon tĂ©lĂ©phone, ça ne me gĂȘne pas trop.
JâĂ©coute mon livre audio et je mange quand mon corps me le dit, ce qui me fait envie :
légumes crus avec du fromage blanc assaisonné de sel et de poivre, purée avec poulet, sauce champignons (plat surgelé), ou bien burger du supermarché.
Faut pas non plus me demander de cuisiner, je mange et câest dĂ©jĂ super !
Mon mari revient donc sans les enfants.
Le lendemain, ma journée est rythmée par les remontées acides, ça change des nausées.
Le mardi, jâai prĂ©vu cinĂ©, si mon corps ne me fait pas de surprise : ça va, mini nausĂ©es, mais sans plus.
Je me suis rendue compte que si je mange, elles passent, alors allons-y, mangeons !
Au cinĂ©ma, je vais voir Freaky Friday 2 (Millennials forever, meilleure gĂ©nĂ©ration đ, et jâai adorĂ© ! Jamie Lee Curtis).
Je me prends un paquet de Doritos sweet chili pepper, oui, câest le seul truc qui mâinspirait.
Eh bien, câest super bien passĂ© !
Avec la chimio, les trucs sucrĂ©s ne sont plus vraiment des choses qui mâattirent.
On mâavait prĂ©venue de ce genre dâeffet secondaire, câest un effet totalement gĂ©rable, tout comme la soif.
Viens enfin le séjour au camping.
Bord de mer, cÎtes bretonnes, soleil, pas trop chaud⊠Bref, une coupure bienvenue, et les enfants ont adoré : plage tous les jours, tour de rosalie, coucher avec le soleil, jeux de société, tout le temps dehors⊠mode vacances.
En rentrant, je mâoccupe du dossier de lâassurance emprunteur,
car on la paie, et elle devrait servir Ă quelque chose dans notre cas.
Mais il faut plein de documents, dont des plutÎt personnels puisque médicaux.
Je ne pouvais pas le faire avant, car il faut le sĂ©same de la sĂ©cu affirmant que jâai bien Ă©tĂ© indemnisĂ©e pendant 90 jours consĂ©cutifs, et surtout sans rupture. Câest chose actĂ©e.
Je tĂ©lĂ©phone au service qui gĂšre lâassurance emprunteur et demande en quoi des comptes-rendus dâhospitalisation ou dâopĂ©ration sont nĂ©cessaires ; on me rĂ©pond que câest pour le mĂ©decin-conseil, qui validera ou non la lĂ©gitimitĂ© de ma demande.
Je demande sâil nây a que le mĂ©decin qui aura accĂšs Ă ces documents, on me confirme que oui.
Ok, vous voulez des compte-rendus ?
Je vais tout balancer :
16 compte-rendus et 4 ou 5 courriers entre médecins : de la mammographie à la pose de la chambre implantable.
Je pense que ça devrait suffireâŠ
On parle dâun cancer avec traitement anticancĂ©reux qui oblige Ă ĂȘtre en arrĂȘt, et dâune assurance qui nous coĂ»te plus de 10 % de notre emprunt.
JâespĂšre bien que lâassurance va fonctionner, sinon, ça va ĂȘtre bye bye !
Réponse au plus tard le 30 septembre !
Jâexplique mes effets secondaires, elle me dit que jâai bien supportĂ© ce cycle jusquâĂ prĂ©sent. Oui, sĂ»rement, si elle le dit.
Elle me demande donc si je souhaite enchaĂźner le deuxiĂšme cycle ou si je prĂ©fĂšre une pause plus longue : jâopte pour la pause, oh que oui, je prendrai toutes les pauses possibles.
On fixe donc un retour Ă la chimio le 11 septembre, pour une cure hebdomadaire.
Elle me demande mon poids : aucune idée, je vais donc me peser.
Il nâa pas bougĂ©. Parfait. Je mâen doutais, mes vĂȘtements me vont pareil, je ne mâinquiĂ©tais pas Ă ce niveau-lĂ .
Elle mâausculte, examine les monts et vallĂ©es qui occupent ma poitrine, câest Ă nouveau rouge.
Elle me demande si elle peut prendre une photo pour envoyer Ă ma chirurgienne.
Elle pose son tĂ©lĂ©phone sur le rebord de la fenĂȘtre, on capte trĂšs mal dans cette partie de lâhĂŽpital.
Mon téléphone vibre, mais je ne réponds pas, je suis en consultation.
Elle me parle des effets secondaires de cette cure :
neuropathie périphérique et paresthésie : fourmillements et picotements des doigts et orteils, spasmes au niveau de la bouche
douleurs articulaires et crampes
réactions allergiques (euh, non pitié)
pigmentation et altération des ongles (mains et pieds)
alopécie (perte de cheveux et poils)
risques dâinfection (diminution des globules blancs)
Elle mâa quand mĂȘme dit quâil y avait moins de fatigue et de nausĂ©es.
Oh bah super, il y a des effets secondaires qui ont lâair tout aussi sympas, on va les tester pour changerâŠ
Jâai deux mois et demi pour tout testerâŠ
GrĂące Ă deux anĂ©mies, je vais Ă©galement avoir une cure de fer en deux perfusions. Il faudra que je revienne les deux mercredis suivants, ainsi quâune cure dâacide folique pour remonter la vitamine B9.
Pas de problĂšme avec la B12, dâailleurs je peux en donner, si quelquâun en a besoin, je suis large !
En sortant, elle me dit de patienter, car la secrétaire prépare mes papiers pour la deuxiÚme partie.
Mon tĂ©lĂ©phone sonne Ă nouveau, je ne connais pas le numĂ©ro, mais le temps que je dĂ©croche, ça sâarrĂȘte.
Je pense au VSL, car câest le mĂȘme numĂ©ro qui mâa appelĂ© deux fois de suite.
Donc, en attendant dâĂȘtre appelĂ©e, je patiente, je me dis que jâappellerai une fois que jâaurai fini, comme jâavais dit Ă lâaller.
Jâavais rendez-vous Ă 10h20 et ma conductrice mâa dit quâun retour Ă©tait prĂ©vu Ă 11h. Je lui ai dit que jâappellerai quand je serais prĂȘte, car je nâĂ©tais aucunement sĂ»re dâĂȘtre sortie pour 11h.
Effectivement, je suis passée à 10h50 et sortie à 11h10.
Vers 11h20-11h30, un conducteur vient au secrĂ©tariat et demande oĂč je suis. La secrĂ©taire lui dit quâelle sâoccupe de mon dossier et que je serais bientĂŽt prĂȘte.
Puis je lui dis que je suis lĂ , surprise de le voir, car je pensais appeler Ă la fin.
Eh bien, limite câest de ma faute sâil attend, je me suis presque faite engueuler, en tout cas infantiliser, mĂȘme aprĂšs lui avoir expliquĂ©.
Je nâai vraiment pas apprĂ©ciĂ©, surtout Ă fleur de peau avec mes hormones, en pĂ©riode prĂ©menstruelle. Et bien entendu, dans la salle dâattente pleineâŠ
Bref, il sâen va, la secrĂ©taire mâappelle 5-10 minutes plus tard, me donne mes papiers (bon de transport, prolongation dâarrĂȘt, ordonnances, car nouvelle prescription, mais mĂȘmes mĂ©dicaments).
Puis je rejoins le VSL qui venait Ă ma rencontre. Je monte, nous partons vers 12h. Il mâaura attendu une heure.
Je comprends que ce ne soit pas top pour lui, mais je nây suis pour rien, malentendu oblige. Et puis, je ne fais pas appel Ă eux par plaisir. Je prĂ©fĂšrerais ĂȘtre indĂ©pendanteâŠ
Bref, jâai besoin dâune sieste, ça mâa Ă©puisĂ©e.
Je reçois un appel de la secrĂ©taire de ma chirurgienne. Elle mâa envoyĂ© une ordonnance pour un antibiotique, il faut que je commence ce midi.
Euh, il est 13h30, jâai dĂ©jĂ mangĂ©, mais je commencerai ce soir, quand je serai capable de prendre la voiture, parce que lĂ tout de suite, câest lâaccident assurĂ©.
Jâimprime lâordonnance et, pour je ne sais quelle raison, jâappelle ma pharmacie pour savoir sâils ont bien cet antibio.
Eh bien non, mais demain matin. Impossible pour moi, jâai ma chimio et ensuite je ne prends plus la voiture tant que je ne suis pas remise.
Donc jâappelle une autre pharmacie pas trĂšs loin, qui elle en a.
Super !
En fin dâaprĂšs-midi, avant dâaller chez la kinĂ©, je rĂ©cupĂšre ce nouveau mĂ©dicament.
Mais il manque 10 comprimĂ©s, sur les 42 nĂ©cessaires. Mon mari viendra les chercher le lendemainâŠ
Elle me rappelle la nécessité de bien prendre le traitement sur les 7 jours comme prescrit, pour que ce soit efficace.
Je vais chez ma kinĂ©, puis je passe chercher le mĂ©dicament en injection, ce fameux ââ
du smicâ, et je rentre.
Pendant le dĂźner, je prends mes deux gĂ©lules, qui sont Ă©nooooormes et qui ont une odeur assez prononcĂ©e de âgĂ©lule/charbonâ. Bref, câest pas top, mais ça passe.
C4
LĂ câest carrĂ©ment les 4 chevaliĂšres de l'apocalypse, par contre cette fois, je ne plaisante pasâŠ
Entre lâantihistaminique pris en premier, prescrit par lâoncologue, et la chimio : sieste avec effet sommeil de plomb, corps lourd au rĂ©veil, nausĂ©e en prime, mal de tĂȘte. Bref, un bonheur !
Bon, il y a quand mĂȘme un truc cool : jâai vu la socio-esthĂ©ticienne, elle mâa maquillĂ©e, donnĂ© des conseils esthĂ©tiques et cosmĂ©tiques.
Mon kit nocturne post-chimio est en place : impossible de regarder mon tĂ©lĂ©phone plus de quelques secondes, sinon jâai mal aux yeux, une barre derriĂšre. Du coup, câest livre audio pour passer la soirĂ©e, parce que jâose mĂȘme pas la tĂ©lĂ©, de toute façon, je suis trop fatiguĂ©e.
Jâentame le 7á” tome de la saga des 7 sĆurs.
Le lendemain, je suis fatiguĂ©e, mais impossible de faire la sieste : jâai des corticoĂŻdes⊠Donc je patiente dans un Ă©tat proche du Coma-nemara (dĂ©solĂ©eâŠ)
Mais je reste au lit, je me repose Ă dĂ©faut de dormir. Le samedi, câest la mĂȘme, dimanche aussi.
Mon moral est au plus bas, je ne supporte pas de me voir dans cet Ă©tat, jâai lâimpression que ça ne va jamais finir.
Je suis nausĂ©euse, boire, manger rien ne me tente, tout me donne envie de vomir, les odeurs trop fortes, la luminosité⊠Dâailleurs avez-vous essayĂ© de prendre des antibiotiques en Ă©tant nausĂ©euse·x, non ? Bah, je ne conseille pas, câest vraiment pas gĂ©nial. Si en plus le mĂ©dicaments en question a une forte odeur, ça simplifie pas les chosesâŠ
Je suis Ă peu prĂšs bien, allongĂ©e dans mon lit, volet baissĂ©, mais pas trop pour Ă©viter dâĂȘtre dans le noir, porte fermĂ©e, masque sur les yeux.
Je commence Ă voir du mieux dĂšs mardi. Mon mari a dĂ» prendre deux jours pour sâoccuper des enfants, car je nâaurais vraiment pas pu le faire. Incapable.
Ăa me pĂšse, mĂȘme si je sais que je nây suis pour rien, je me sens comme un boulet, bonne Ă rien.
Je me sens « bien » en fin de journĂ©e depuis deux jours, mais câest tout.
Jâaurai passĂ© six jours au lit ! Six !
Cette derniĂšre cure mâa bien tabassĂ©e. Heureusement, câest la derniĂšre. Il paraĂźt que le second cycle est plus vivable. Quâon peut un peu revivre normalement.
Dâailleurs, rien que de penser Ă cette cure, la nausĂ©e me revient. Pas longtemps, mais assez pour comprendre que le corps est marquĂ© par cette Ă©preuve.
Le mercredi et le jeudi, je me repose lâaprĂšs-midi. Je veux ĂȘtre en forme pour vendredi, jâai envie de faire une derniĂšre sortie avec les enfants avant la rentrĂ©e.
Le temps est incertain, alors jâopte pour lâaquarium. Visiblement, je ne suis pas la seule Ă avoir eu cette idĂ©eâŠ
Jâai un peu subi cette journĂ©e (vraiment trop de monde), mais les enfants Ă©taient content.
Et jâen ai profitĂ© pour mâacheter des cosmĂ©tiques bio abordables chez Avril, histoire de me remonter le moral et de me « glow-up » un peu quand jâen ressentirai lâenvie ou le besoin.
Moi qui adorais ça il y a quelques annĂ©es, câest vrai que câest agrĂ©able de prendre le temps de mâoccuper de moi, de me donner un coup de pepâs, et de me sentir un peu plus jolie.
On a mangĂ© un burger dans un petit fast-food du centre commercial, puis nous sommes allĂ©s Ă lâaquarium.
Une fois garĂ©s, une grosse averse a choisi ce moment prĂ©cis pour se manifester. On a dĂ» attendre un peu quâil y ait une accalmie avant de sortir et profiter de ce temps tous les trois, loin de la maison.
Ce fut un chouette moment, mais Ă©puisant avec tout ce bruit, et le rappel constant au plus jeune de rester prĂšs de moi, car il y avait vraiment beaucoup de monde. Heureusement, jâai pu me poser sur les bancs Ă disposition pour reprendre un peu des forces.
En deux heures, la visite est terminée. Passage obligé par la boutique : un collier pour la grande, un puzzle pour le plus jeune.
De retour Ă la voiture, je mâassois dans le fauteuil, ferme les yeux et essaie de dĂ©tendre mon corps au maximum, car des tensions se sont accumulĂ©es. Jâai beaucoup moins de rĂ©sistance.
Jâai remarquĂ© quâavec cette quatriĂšme cure, jâai plus de mal Ă lâeffort : monter un escalier devient plus difficile, et jâai besoin de mâallonger dans mon lit ou sur le canapĂ© pour reposer mon corps et apaiser mon cĆur Ă la moindre tension ou Ă©nervement. Quelques minutes suffisent.
Un nouvel effet secondaire. Je fais attention Ă ce que ça ne sâaggrave pas, et que ça ne se manifeste quâen pĂ©riode de stress.
Pour le moment, ça en reste là .
Le samedi, câest fiesta de famille : je retrouve des personnes qui sont comme la famille, et la famille, que je nâavais pas vues depuis un bon moment.
Ăa fait du bien. MĂȘme si ce nâest pas reposant, câest vraiment ressourçant.
Et voilà que la rentrée pointe déjà le bout de son nez !
Lundi 1á”Êł septembre, rĂ©veil Ă 7h !
Lâambiance aurait pu ĂȘtre pire. Mais tout le monde Ă©coute, ça roule, pas besoin de multiplier les demandes, câest vraiment chouette.
Je dépose la grande dans sa classe.
Et en route pour lâĂ©cole du tout-petit⊠plus si petit, du haut de ses 3 ans.
Je lâavais prĂ©parĂ©. Il y a du monde dans la classe, beaucoup de parents, et surtout des petits qui commencent Ă pleurer.
Pour le moment, lui, ça va. Mais quand je lui dis que je vais partir, il lùche son jeu et vient me faire un cùlin. Il ne me lùche plus, mais toujours sans pleurs.
Je me rapproche de la porte, entre la maĂźtresse et lâATSEM, occupĂ©es avec dâautres enfants en larmes.
Mon fils commence alors à pleurer, à base de « je veux que tu restes », mais je reste forte.
Je finis par le confier Ă lâATSEM, qui le prend dans ses bras, pendant quâil me tient farouchement le doigt et sâagrippe Ă tout ce quâil peut⊠tant que câest maman.
Jâarrive Ă lui faire lĂącher prise, tout en lui disant que je lâaime et que je viendrai le chercher pour manger Ă la maison.
12h15, je suis au poste pour le récupérer.
Tout sâest bien passĂ© : il a eu un comportement normal, fidĂšle Ă son tempĂ©rament, et il est dâaccord pour revenir demain.
Tant mieux, câest un peu le programme, en fait. đ
Pour cette premiÚre semaine, la séparation est difficile.
La deuxiĂšme semaine, plus de pleurs, juste une petite tĂȘte tristoune⊠mais câest dĂ©jĂ moins dur.
Pour la grande, ça va plutÎt bien.
Jeudi, câest la fin de la pause : retour en chimio.
JâapprĂ©hende un peu, mĂȘme si on mâa assurĂ© que ce nouveau cycle serait moins difficile.
Je ne suis pas vraiment sereine.
Mais⊠wait and see !
En attendant, j'ai fait un truc cool : j'ai mis du vernis Corail sur mes ongles, afin de les protéger en vue du prochain cycle.
La tempĂȘte semble passĂ©e, pourvu que ça dure !
On vient déjà de mettre une bonne grosse claque à ce crabe.
On suit toujours cette route balisée, pourvu que la suite se passe bien.