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La Sierra Leone, nouveau point de chute des expulsés africains des États-Unis
La Sierra Leone est devenue le dernier pays africain à accueillir des migrants expulsés des États-Unis dans le cadre de la politique de répression de l’immigration illégale menée par Donald Trump. Un avion transportant neuf migrants ouest-africains a atterri mercredi matin à l’aéroport international de Freetown, la capitale. Cette opération s’inscrit dans un vaste programme d’expulsions vers des…
Mamadi Doumbouya introuvable : décryptage d'une absence qui inquiète la Guinée
Mamadi Doumbouya introuvable : décryptage d'une absence qui inquiète la Guinée Le président guinéen Mamadi Doumbouya n'a plus fait d'apparition publique depuis le sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba en février dernier, et les rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya se multiplient à Conakry comme dans les chancelleries étrangères. Entre un séjour qualifié de « repos » entre Singapour et la France, des images trafiquées inondant les réseaux sociaux et une communication officielle réduite au strict minimum, le flou demeure total. Cette absence prolongée du chef de la junte guinéenne intervient dans un contexte politique déjà tendu. La transition, censée ramener le pays à l'ordre constitutionnel, accumule les retards. DB News fait le point sur les éléments vérifiés et analyse les répercussions de cette situation sur la Guinée et l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Sommaire - Les faits : une disparition de la scène publique qui interroge - Chronologie : de Singapour à la France - Une transition politique sous haute tension - L'opacité sur la santé des dirigeants, un mal africain récurrent - Les enjeux économiques et politiques pour la Guinée - Les réactions des autorités et de la société civile - À retenir - Questions fréquentes Les faits : une disparition de la scène publique qui interroge La dernière apparition officielle de Mamadi Doumbouya remonte au sommet de l'Union africaine, qui s'est tenu du 13 au 16 février à Addis-Abeba. Lors de cet événement, le président de la transition guinéenne est apparu visiblement fatigué et s'est limité à un discours inhabituellement bref, suscitant des commentaires dans les couloirs du Palais des congrès de l'UA. Depuis son départ d'Éthiopie, aucune image officielle du colonel n'a été diffusée. À Conakry, capitale de la Guinée, la rumeur a rapidement comblé le vide laissé par l'absence d'information officielle. Des photomontages et des vidéos manipulées ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, prétendant montrer le président dans divers états de santé. Certaines le décrivent hospitalisé, d'autres en convalescence avancée. Aucune de ces images n'a été authentifiée. Selon les informations recoupées par Jeune Afrique, Mamadi Doumbouya aurait effectué un séjour médical à Singapour avant de rejoindre la France pour une période de repos. Son entourage n'a fourni aucun détail sur la nature exacte de ce séjour ni sur la date de son retour prévu. De Singapour à la France Les déplacements discrets du président guinéen dessinent un itinéraire qui alimente les spéculations. Singapour, première étape connue, est réputée pour ses infrastructures médicales de pointe. Plusieurs dirigeants africains y ont déjà été soignés, notamment pour des pathologies nécessitant une prise en charge spécialisée. Le choix de cette destination n'est donc pas anodin et renforce les hypothèses d'un suivi médical. La France, seconde étape, est un choix plus classique pour les dirigeants ouest-africains. Paris dispose d'hôpitaux militaires et de cliniques privées habituées à accueillir des personnalités de haut rang dans la plus grande discrétion. Le Val-de-Grâce et l'hôpital Percy ont historiquement reçu de nombreux chefs d'État africains. Date Événement Lieu 13 février Arrivée au sommet de l'UA Addis-Abeba, Éthiopie 16 février Dernière apparition publique officielle Addis-Abeba, Éthiopie Après le 16 février Séjour discret signalé Singapour Date inconnue Transfert pour « repos » France Transition politique Les rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya surviennent dans un contexte de transition politique particulièrement fragile. Le colonel est arrivé au pouvoir le 5 septembre 2021 en renversant le président Alpha Condé, qui avait lui-même modifié la Constitution pour s'accorder un troisième mandat. Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), structure dirigeante de la junte, avait promis un retour rapide à l'ordre constitutionnel. Or, plus de quatre ans après le coup d'État, la Guinée et ses 13,5 millions d'habitants attendent toujours des élections. Le chronogramme de transition, adopté en 2022 sous la pression de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), prévoyait initialement un scrutin avant fin 2024. Ce délai n'a pas été respecté, et aucune nouvelle date ferme n'a été communiquée. Les activités des partis politiques restent suspendues, les libertés civiles restreintes et la presse sous surveillance. L'Union africaine et la CEDEAO maintiennent une pression diplomatique constante sur Conakry. Dans ce climat, l'absence prolongée du seul homme qui concentre l'essentiel du pouvoir décisionnel pose la question directe de la continuité de l'État. L'opacité sur la santé, un mal africain récurrent Le secret autour de la santé de Mamadi Doumbouya n'est pas un cas isolé sur le continent. En Algérie, l'incapacité physique d'Abdelaziz Bouteflika avait été dissimulée pendant près de six ans avant que la pression populaire du Hirak ne force son départ en 2019. Au Gabon, l'AVC subi par Ali Bongo Ondimba en octobre 2018 à Riyad avait donné lieu à des mois de désinformation officielle. Plus récemment, la santé du président nigérian Bola Tinubu a fait l'objet de spéculations récurrentes. Cette opacité s'explique par la forte personnalisation du pouvoir dans de nombreux États africains. L'affaiblissement du chef de l'État peut déclencher des luttes de succession, des mouvements de déstabilisation ou des paniques sur les marchés financiers. En Guinée, où le pouvoir repose sur une structure militaire sans mécanisme démocratique de passation, les conséquences potentielles sont amplifiées. La question de la transparence sanitaire des dirigeants reste un angle mort institutionnel en Afrique de l'Ouest. Contrairement à certaines démocraties européennes où des bulletins de santé présidentiels sont publiés régulièrement, aucun cadre légal n'encadre cette obligation sur le continent. Les enjeux économiques et politiques La Guinée détient environ un tiers des réserves mondiales de bauxite, minerai indispensable à la production d'aluminium. Le pays attire des investissements massifs de groupes internationaux, notamment le consortium SMB-Winning (Singapour-Chine-France), Rio Tinto ou encore la société russe Rusal. Toute instabilité politique peut freiner ces flux de capitaux estimés à plusieurs milliards de dollars sur la dernière décennie. L'absence de Mamadi Doumbouya fait planer un risque d'incertitude sur les grands projets en cours, notamment le mégaprojet Simandou, l'un des plus importants gisements de minerai de fer au monde. Les investisseurs scrutent la stabilité du pouvoir avant de finaliser leurs engagements. Un vide prolongé au sommet de l'État pourrait repousser des décisions stratégiques pour l'économie guinéenne. Sur le plan régional, la Guinée s'inscrit dans un ensemble de pays ouest-africains dirigés par des militaires, aux côtés du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Toute déstabilisation guinéenne pourrait avoir un effet domino sur un équilibre sous-régional déjà précaire. Les réactions des autorités et de la société civile Face à l'amplification des rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya, les autorités du CNRD ont adopté une stratégie de communication minimaliste. Le gouvernement de transition a évoqué un « séjour de repos » sans fournir de détails médicaux ni de calendrier de retour. Cette posture, loin d'apaiser les inquiétudes, a eu l'effet inverse en laissant le champ libre à toutes les interprétations. La société civile guinéenne, muselée depuis le coup d'État de 2021, peine à faire entendre sa voix. Les organisations de défense des droits humains réclament davantage de transparence, tandis que la diaspora guinéenne, très active sur les réseaux sociaux, amplifie les spéculations. Les Forces vives de Guinée, coalition de partis d'opposition et de syndicats, exigent des preuves visuelles récentes de la bonne santé du président. La rédaction de DB News, média spécialisé dans le suivi de l'actualité politique africaine, continuera de couvrir cette situation avec rigueur. Notre engagement est d'apporter à nos lecteurs une information contextualisée, vérifiée et libre de tout parti pris, sur les évolutions qui façonnent le continent. À retenir - Mamadi Doumbouya n'a plus été vu publiquement depuis le 16 février et le sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, où il était apparu fatigué. - Le président guinéen aurait effectué un séjour à Singapour puis en France pour un « repos » dont la nature exacte n'a pas été précisée par les autorités. - Cette absence prolongée intervient alors que la transition politique guinéenne, promise en 2021, accuse un retard considérable sans date d'élections fixée. - La Guinée, qui détient un tiers des réserves mondiales de bauxite, voit ses investisseurs internationaux surveiller de près la stabilité du pouvoir. - L'opacité sur la santé des dirigeants reste un problème structurel en Afrique de l'Ouest, sans cadre légal imposant la transparence. Questions fréquentes Où se trouve actuellement Mamadi Doumbouya ? Selon les informations disponibles, Mamadi Doumbouya se trouverait en France après un séjour à Singapour. Son entourage parle d'une période de repos, mais aucune confirmation officielle accompagnée d'images récentes n'a été diffusée depuis sa dernière apparition publique le 16 février au sommet de l'Union africaine. Pourquoi l'absence du président guinéen suscite-t-elle autant d'inquiétude ? La Guinée est dirigée par une junte militaire depuis le coup d'État de septembre 2021. Le pouvoir est fortement concentré autour de Mamadi Doumbouya, sans mécanisme démocratique de succession. Son absence prolongée fait craindre un vide de pouvoir dans un pays en pleine transition politique et où les investissements miniers de plusieurs milliards de dollars dépendent de la stabilité institutionnelle. Qui dirige la Guinée en l'absence de Doumbouya ? Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) assure la continuité du pouvoir. Le Premier ministre de transition et les membres du gouvernement restent en fonction. Toutefois, les décisions stratégiques sont traditionnellement prises par le président lui-même, ce qui limite la marge de manœuvre des institutions en son absence. Quand la transition politique en Guinée doit-elle prendre fin ? Le chronogramme de transition adopté en 2022 prévoyait des élections avant fin 2024, un délai qui n'a pas été respecté. À ce jour, aucune nouvelle date ferme n'a été communiquée. La CEDEAO et l'Union africaine continuent d'exercer une pression diplomatique pour accélérer le retour à l'ordre constitutionnel. Quel impact cette situation a-t-elle sur l'économie guinéenne ? La Guinée, premier producteur africain de bauxite, dépend fortement des investissements étrangers dans son secteur minier. L'incertitude politique liée à l'absence de Doumbouya pourrait retarder des projets majeurs comme Simandou et affecter la confiance des investisseurs internationaux, avec des conséquences directes sur les recettes de l'État et l'emploi. L'absence de Mamadi Doumbouya de la scène publique guinéenne reste, à l'heure où ces lignes sont écrites, enveloppée de zones d'ombre. Entre communication officielle lacunaire et désinformation galopante sur les réseaux sociaux, la vérité sur l'état de santé du président de la transition se fait attendre. Une certitude demeure : la Guinée ne peut se permettre un vide de pouvoir prolongé, tant les défis politiques, économiques et sociaux qui l'attendent sont considérables. L'avenir de la transition et la crédibilité du CNRD dépendent en grande partie de la capacité du colonel Doumbouya à réapparaître et à rassurer, par les actes, un pays et une communauté internationale en attente de signaux clairs. DBNews Read the full article
Mamadi Doumbouya introuvable : décryptage d'une absence qui inquiète la Guinée
Mamadi Doumbouya introuvable : décryptage d'une absence qui inquiète la Guinée Le président guinéen Mamadi Doumbouya n'a plus fait d'apparition publique depuis le sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba en février dernier, et les rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya se multiplient à Conakry comme dans les chancelleries étrangères. Entre un séjour qualifié de « repos » entre Singapour et la France, des images trafiquées inondant les réseaux sociaux et une communication officielle réduite au strict minimum, le flou demeure total. Cette absence prolongée du chef de la junte guinéenne intervient dans un contexte politique déjà tendu. La transition, censée ramener le pays à l'ordre constitutionnel, accumule les retards. DB News fait le point sur les éléments vérifiés et analyse les répercussions de cette situation sur la Guinée et l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. Sommaire - Les faits : une disparition de la scène publique qui interroge - Chronologie : de Singapour à la France - Une transition politique sous haute tension - L'opacité sur la santé des dirigeants, un mal africain récurrent - Les enjeux économiques et politiques pour la Guinée - Les réactions des autorités et de la société civile - À retenir - Questions fréquentes Les faits : une disparition de la scène publique qui interroge La dernière apparition officielle de Mamadi Doumbouya remonte au sommet de l'Union africaine, qui s'est tenu du 13 au 16 février à Addis-Abeba. Lors de cet événement, le président de la transition guinéenne est apparu visiblement fatigué et s'est limité à un discours inhabituellement bref, suscitant des commentaires dans les couloirs du Palais des congrès de l'UA. Depuis son départ d'Éthiopie, aucune image officielle du colonel n'a été diffusée. À Conakry, capitale de la Guinée, la rumeur a rapidement comblé le vide laissé par l'absence d'information officielle. Des photomontages et des vidéos manipulées ont circulé massivement sur les réseaux sociaux, prétendant montrer le président dans divers états de santé. Certaines le décrivent hospitalisé, d'autres en convalescence avancée. Aucune de ces images n'a été authentifiée. Selon les informations recoupées par Jeune Afrique, Mamadi Doumbouya aurait effectué un séjour médical à Singapour avant de rejoindre la France pour une période de repos. Son entourage n'a fourni aucun détail sur la nature exacte de ce séjour ni sur la date de son retour prévu. De Singapour à la France Les déplacements discrets du président guinéen dessinent un itinéraire qui alimente les spéculations. Singapour, première étape connue, est réputée pour ses infrastructures médicales de pointe. Plusieurs dirigeants africains y ont déjà été soignés, notamment pour des pathologies nécessitant une prise en charge spécialisée. Le choix de cette destination n'est donc pas anodin et renforce les hypothèses d'un suivi médical. La France, seconde étape, est un choix plus classique pour les dirigeants ouest-africains. Paris dispose d'hôpitaux militaires et de cliniques privées habituées à accueillir des personnalités de haut rang dans la plus grande discrétion. Le Val-de-Grâce et l'hôpital Percy ont historiquement reçu de nombreux chefs d'État africains. Date Événement Lieu 13 février Arrivée au sommet de l'UA Addis-Abeba, Éthiopie 16 février Dernière apparition publique officielle Addis-Abeba, Éthiopie Après le 16 février Séjour discret signalé Singapour Date inconnue Transfert pour « repos » France Transition politique Les rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya surviennent dans un contexte de transition politique particulièrement fragile. Le colonel est arrivé au pouvoir le 5 septembre 2021 en renversant le président Alpha Condé, qui avait lui-même modifié la Constitution pour s'accorder un troisième mandat. Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), structure dirigeante de la junte, avait promis un retour rapide à l'ordre constitutionnel. Or, plus de quatre ans après le coup d'État, la Guinée et ses 13,5 millions d'habitants attendent toujours des élections. Le chronogramme de transition, adopté en 2022 sous la pression de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), prévoyait initialement un scrutin avant fin 2024. Ce délai n'a pas été respecté, et aucune nouvelle date ferme n'a été communiquée. Les activités des partis politiques restent suspendues, les libertés civiles restreintes et la presse sous surveillance. L'Union africaine et la CEDEAO maintiennent une pression diplomatique constante sur Conakry. Dans ce climat, l'absence prolongée du seul homme qui concentre l'essentiel du pouvoir décisionnel pose la question directe de la continuité de l'État. L'opacité sur la santé, un mal africain récurrent Le secret autour de la santé de Mamadi Doumbouya n'est pas un cas isolé sur le continent. En Algérie, l'incapacité physique d'Abdelaziz Bouteflika avait été dissimulée pendant près de six ans avant que la pression populaire du Hirak ne force son départ en 2019. Au Gabon, l'AVC subi par Ali Bongo Ondimba en octobre 2018 à Riyad avait donné lieu à des mois de désinformation officielle. Plus récemment, la santé du président nigérian Bola Tinubu a fait l'objet de spéculations récurrentes. Cette opacité s'explique par la forte personnalisation du pouvoir dans de nombreux États africains. L'affaiblissement du chef de l'État peut déclencher des luttes de succession, des mouvements de déstabilisation ou des paniques sur les marchés financiers. En Guinée, où le pouvoir repose sur une structure militaire sans mécanisme démocratique de passation, les conséquences potentielles sont amplifiées. La question de la transparence sanitaire des dirigeants reste un angle mort institutionnel en Afrique de l'Ouest. Contrairement à certaines démocraties européennes où des bulletins de santé présidentiels sont publiés régulièrement, aucun cadre légal n'encadre cette obligation sur le continent. Les enjeux économiques et politiques La Guinée détient environ un tiers des réserves mondiales de bauxite, minerai indispensable à la production d'aluminium. Le pays attire des investissements massifs de groupes internationaux, notamment le consortium SMB-Winning (Singapour-Chine-France), Rio Tinto ou encore la société russe Rusal. Toute instabilité politique peut freiner ces flux de capitaux estimés à plusieurs milliards de dollars sur la dernière décennie. L'absence de Mamadi Doumbouya fait planer un risque d'incertitude sur les grands projets en cours, notamment le mégaprojet Simandou, l'un des plus importants gisements de minerai de fer au monde. Les investisseurs scrutent la stabilité du pouvoir avant de finaliser leurs engagements. Un vide prolongé au sommet de l'État pourrait repousser des décisions stratégiques pour l'économie guinéenne. Sur le plan régional, la Guinée s'inscrit dans un ensemble de pays ouest-africains dirigés par des militaires, aux côtés du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Toute déstabilisation guinéenne pourrait avoir un effet domino sur un équilibre sous-régional déjà précaire. Les réactions des autorités et de la société civile Face à l'amplification des rumeurs sur l'état de santé de Mamadi Doumbouya, les autorités du CNRD ont adopté une stratégie de communication minimaliste. Le gouvernement de transition a évoqué un « séjour de repos » sans fournir de détails médicaux ni de calendrier de retour. Cette posture, loin d'apaiser les inquiétudes, a eu l'effet inverse en laissant le champ libre à toutes les interprétations. La société civile guinéenne, muselée depuis le coup d'État de 2021, peine à faire entendre sa voix. Les organisations de défense des droits humains réclament davantage de transparence, tandis que la diaspora guinéenne, très active sur les réseaux sociaux, amplifie les spéculations. Les Forces vives de Guinée, coalition de partis d'opposition et de syndicats, exigent des preuves visuelles récentes de la bonne santé du président. La rédaction de DB News, média spécialisé dans le suivi de l'actualité politique africaine, continuera de couvrir cette situation avec rigueur. Notre engagement est d'apporter à nos lecteurs une information contextualisée, vérifiée et libre de tout parti pris, sur les évolutions qui façonnent le continent. À retenir - Mamadi Doumbouya n'a plus été vu publiquement depuis le 16 février et le sommet de l'Union africaine à Addis-Abeba, où il était apparu fatigué. - Le président guinéen aurait effectué un séjour à Singapour puis en France pour un « repos » dont la nature exacte n'a pas été précisée par les autorités. - Cette absence prolongée intervient alors que la transition politique guinéenne, promise en 2021, accuse un retard considérable sans date d'élections fixée. - La Guinée, qui détient un tiers des réserves mondiales de bauxite, voit ses investisseurs internationaux surveiller de près la stabilité du pouvoir. - L'opacité sur la santé des dirigeants reste un problème structurel en Afrique de l'Ouest, sans cadre légal imposant la transparence. Questions fréquentes Où se trouve actuellement Mamadi Doumbouya ? Selon les informations disponibles, Mamadi Doumbouya se trouverait en France après un séjour à Singapour. Son entourage parle d'une période de repos, mais aucune confirmation officielle accompagnée d'images récentes n'a été diffusée depuis sa dernière apparition publique le 16 février au sommet de l'Union africaine. Pourquoi l'absence du président guinéen suscite-t-elle autant d'inquiétude ? La Guinée est dirigée par une junte militaire depuis le coup d'État de septembre 2021. Le pouvoir est fortement concentré autour de Mamadi Doumbouya, sans mécanisme démocratique de succession. Son absence prolongée fait craindre un vide de pouvoir dans un pays en pleine transition politique et où les investissements miniers de plusieurs milliards de dollars dépendent de la stabilité institutionnelle. Qui dirige la Guinée en l'absence de Doumbouya ? Le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) assure la continuité du pouvoir. Le Premier ministre de transition et les membres du gouvernement restent en fonction. Toutefois, les décisions stratégiques sont traditionnellement prises par le président lui-même, ce qui limite la marge de manœuvre des institutions en son absence. Quand la transition politique en Guinée doit-elle prendre fin ? Le chronogramme de transition adopté en 2022 prévoyait des élections avant fin 2024, un délai qui n'a pas été respecté. À ce jour, aucune nouvelle date ferme n'a été communiquée. La CEDEAO et l'Union africaine continuent d'exercer une pression diplomatique pour accélérer le retour à l'ordre constitutionnel. Quel impact cette situation a-t-elle sur l'économie guinéenne ? La Guinée, premier producteur africain de bauxite, dépend fortement des investissements étrangers dans son secteur minier. L'incertitude politique liée à l'absence de Doumbouya pourrait retarder des projets majeurs comme Simandou et affecter la confiance des investisseurs internationaux, avec des conséquences directes sur les recettes de l'État et l'emploi. L'absence de Mamadi Doumbouya de la scène publique guinéenne reste, à l'heure où ces lignes sont écrites, enveloppée de zones d'ombre. Entre communication officielle lacunaire et désinformation galopante sur les réseaux sociaux, la vérité sur l'état de santé du président de la transition se fait attendre. Une certitude demeure : la Guinée ne peut se permettre un vide de pouvoir prolongé, tant les défis politiques, économiques et sociaux qui l'attendent sont considérables. L'avenir de la transition et la crédibilité du CNRD dépendent en grande partie de la capacité du colonel Doumbouya à réapparaître et à rassurer, par les actes, un pays et une communauté internationale en attente de signaux clairs. DBNews Read the full article
la CEDEAO envisage des sanctions ciblées contre les
Cette décision intervient alors que les chefs d’Etat du bloc régional se sont réunis dimanche lors d’un sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, dont l’ordre du jour était dominé par le coup d’Etat en Guinée-Bissau et un autre avorté au Bénin il y a une semaine. “Les autorités imposeront des sanctions ciblées aux individus ou groupes de personnes qui entravent le processus de transition”, a déclaré…

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Lettre aux Chefs d'Etat de la CEDEAO Par Fernando Dias da Costa
La Guinée-Bissau garde espoir au milieu de la nuit noire, du désordre institutionnel, qu’elle vit. Au moment où vous vous apprêtez à tenir, ce dimanche 14 décembre, un Sommet crucial de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’organisation régionale qui réunit les peuples et pays de notre région, permettez que je prenne la liberté de vous le souhaiter réussi à tous…
la CEDEAO prête à déployer sa force.
La CEDEAO a condamné dimanche la tentative de coup d’État au Bénin, saluant la réaction de l’armée et affirmant être prête à soutenir le pays « par tous les moyens nécessaires », y compris le déploiement de la force régionale en attente. Mais cette position a suscité de vives critiques. Le député sénégalais Guy Marius Sagna accuse :« La CEDEAO prévoit de déployer des forces au Bénin mais pas en…
la CEDEAO condamne la tentative de putsch
La CEDEAO a condamné dimanche la tentative de coup d’État survenue en République du Bénin, dénonçant une « action anticonstitutionnelle » visant à renverser les institutions. Dans un communiqué publié à Abuja, l’organisation a réaffirmé son soutien au gouvernement béninois et a menacé d’avoir recours, si nécessaire, au déploiement de la force régionale en attente pour défendre l’intégrité du…