Bercy Anne de – L’Affaire Pontaniou - de Lussy
Bercy Anne de – L’Affaire Pontaniou - de Lussy : Un invité est suspecté du vol de la bague ornée d’un diamant rose de la maîtresse de maison. Son père, riche banquier, requiert les services d’un détective pour élucider l’affaire, tandis que le préfet de police, ami du châtelain qui ne veut pas porter plainte, envoie un inspecteur enquêter discrètement. Leur identité sera déguisée sous des noms aristocratiques d’emprunt.
Des enquêteurs parmi les « gens biens » ! Mais tout ne se passera pas comme prévu...
Eugénie Anna Henriette Laborie naît le 1er août 1877 à Paris (9e). S’étant orienté vers la musique et l’écriture, elle épouse à 26 ans, en 1903, Léon Drouin de Bercy, un homme de lettre de vingt ans son aîné. Ce chansonnier proche du cabaret du Chat Noir et du club des Hydropathes est l’auteur de l’ouvrage Montmartre et ses Chansons, Poètes et chansonniers. Anne avait composé pour lui, sur des poèmes qu’il avait écrit, la musique de Chansons pour elle paru en recueil l’année précédente.
Dès lors, sous le nom de plume Anne de Bercy, elle met en musique près d’une trentaine de chansons de Léon – qui décède en 1917 – mais aussi celles d’autres, comme Albert Deligny et W. Naudin. Puis débute une collaboration avec des chansonniers des années trente suivies de la période sombre de l’occupation : Frédo Gardoni, Cysleroy, Jean Chavoit, Bruno Malleron, Fernand Warms (musicien de Le temps des Cerises) et plusieurs autres, pour lesquelles elle écrit les paroles de quelques 150 chansons. Elle aurait notamment écrit sous l’occupation, selon une source, un Rondel d’automne dans lequel un officier de la Gestapo sauve une pianiste juive, car elle interprétait la musique favorite de sa mère (Nelson). Elle reçoit pour son œuvre, en 1941 le prix Trebisch, en 1946 le prix Mesureur, en 1948 le prix Dukas et, en 1950 le prix Centenaire.
C’est après guerre, en 1945, que paraît son présent – et unique – roman, un policier. Puis, avec Armand Ziwès, auteur de romans policiers, ancien résistant et maire du 19e arrondissement, elle co-écrit À Montmartre… le soir, un ouvrage historique sur l’univers des cabarets, publié en 1951. Elle collabore encore avec lui pour Le Jargon de Me François Villon, publié en 1954, et décède, le 25 avril de la même année à Montmartre où elle avait passé sa vie.
L’illustration de première page (composition Isa) est réalisée d’un extrait d’une gravure parue dans la revue La Mode, 1833, et d’une bague ornée d’un diamant rose, disponibles sur Wikimedia Commons.
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