26-11-02//Steal this album!
PUTAIN, 15 ans!
Aujourdâhui les kidzâ je vais vous conter lâhistoire dâun des meilleurs coups marketing de lâhistoire du Compact Disc Âź. Celui-lĂ , on peut dire que personne lâavait vu venir. Nous sommes fin 2002, les tubes de âToxicityâ continuent de squatter les playlists des radios, en particulier le single le plus mainstream du dit album, âAerialsâ.
Les SOAD allaient-ils se contenter du sacrement triple-platine pour prendre leur retraite anticipĂ©e dans une villa californienne, et sniffer de la âCĂ©â jusquâaux premiers signes dâAlzheimer prĂ©coce? Que dalle! Les mĂ©talleux aux barbes tressĂ©es prouvent Ă tout le monde quâils en ont encore sous la semelle, et sortent leur 3Ăš effort chez American Recordings un certain mardi 26 novembre 2002. Soit une grosse annĂ©e aprĂšs le âToxicityâ qui nâa pas fini de se vendre comme des petits pains. Le nom est Ă la fois un clin dâĆil au livre contestataire âSteal this bookâ, et un bon gros majeur adressĂ© Ă lâindustrie musicale.
Sans vous refaire tout le Wiki, âVole ce disqueâ est clairement un concept-album, en rĂ©action Ă lâactualitĂ© du groupe: dĂ©but 2002, la plupart des tracks qui apparaissent sur la future galette sont âleakĂ©sâ sur le Web, quâon retrouve souvent regroupĂ©s sous lâappellation âToxicity IIâ. La fanbase sâest vraiment pas foulĂ©e pour le titre, mais autant vous dire que ça a Ă©tĂ© la grosse orgie sur Napster, eMule & Cie! Passablement Ă©nervĂ©s, la bande Ă Serj se magne pour remettre en boĂźte la quinzaine de titres qui inonde la toile, font deux-trois modifs par-ci par-lĂ : Hop! plus de vocals de Daron... Hop! 2 tracks en moins... Hop! 4 inĂ©dits en plus...
RĂ©sultat, quand âSteal this album!â sort enfin, une bonne moitiĂ© des fans a dĂ©jĂ les MP3 du disque dans son iPod. Nouvelles chansons ou pas, beaucoup considĂšrent le truc comme une compile de luxe plutĂŽt quâun album Ă part entiĂšre. Et aujourdâhui me direz vous? Jâai envie de vous dire âOSEFâ, pasque ce qui compte câest que ça reste juste une putain de bonne galette! Et le plus beau a posteriori câest que les AmĂ©ricano-armĂ©niens ont bien prouvĂ© quâils sâen foutaient royalement que âSTA!â marche dans les bacs. Jâen veux pour preuve le single âInnervisionâ: certes, le morceau fait partie des inĂ©dits enregistrĂ©s pour lâoccasion, mais on est TELLLLLâment loin dâun Ă©quivalent de âChop Sueyâ pour âToxicityâ... âInnervisionâ donne plutĂŽt la sensation dâavoir Ă©tĂ© pondu dans lâurgence, histoire de placer un riff bien gras et un refrain vite fait rageur. Le disque au visuel polymorphe (5 en tout, avis aux collectionneurs ;-p) compte pourtant plus dâun candidat au single potentiel: âChick âNâ Stuâ, âA.D.D.â, âHighway Songâ... pour ne citer quâeux.
En conclusion, âSteal this album!â mĂ©rite que tout amateur de nĂ©o-metal sây attarde, et au minimum 43âČ dâattention auditive pour savourer pleinement ce qui ressemble Ă des montagnes russes du son, cf. la beautĂ© complexe de âThetawavesâ.
Allez, petit cadeau bonus pour achever de convaincre les plus sceptiques: saviez-vous que le titre âI-E-A-I-A-I-Oâ, pĂ©pite de milieu de course du skeud, est un tribute au gĂ©nĂ©rique de K-2000 et David Hasselhoff? Bien sĂ»r, les fans nâont pas attendu 10 ans les aveux hĂ©sitants du batteur pour partir dans les thĂ©ories les plus folles, mais quelle jouissance dâapprendre enfin toute lâhistoire de ce dĂ©lire crĂ©atif! Â
Ăa vaut bien un petit mash-up de clips de System sur ce tube planĂ©taire, non:
Francis Skeud B-)
La note complĂštement arbitraire de HBD pour âSteal this albumâ: 9/10












