Bonjour !
Aujourdâhui, je tepropose de dĂ©couvrir le roman de Ness Moress paru aux Ă©ditions BMR : Mafia Institute.
Résumé :
Elle voulait la paix. Il ne connaĂźt que la guerre.
Plume Spencer nâa jamais eu le choix. Ă dix-huit ans, hypersensible et brisĂ©e par un pĂšre violent, elle est contrainte dâintĂ©grer la plus redoutĂ©e des acadĂ©mies criminelles. Entre cours de manipulation, missions meurtriĂšres et nuits glaciales, un seul objectif : sâendurcir⊠ou mourir.
Mais son pire cauchemar prend forme lorsquâelle dĂ©couvre son binĂŽme : Alex Bradford. Froid, arrogant, impitoyable⊠et hĂ©ritier de la famille rivale qui a plongĂ© sa mĂšre dans le coma. Entre eux, la haine est une rĂšgle. Pourtant, derriĂšre les menaces et les provocations, une tension inattendue sâinstalle. Une attirance dangereuse, interdite, qui pourrait bien les mener Ă leur perte.
Dans un monde oĂč la loyautĂ© se paie par le sang et oĂč la faiblesse est une condamnation, Plume se bat sans armure, avec pour seule force ce quâelle refuse dâabandonner : son humanitĂ©.
Attention, cette histoire est un drame romantique dont lâissue sera tragique.
Mon avis :
On mâa mis ce livre entre les mains en me disant deux choses. Que câĂ©tait le phĂ©nomĂšne Wattpad du moment. Et que jâallais avoir le cĆur en miettes. Sur les deux points, je peux confirmer.
Mafia Institute nous emmĂšne en Irlande, dans une acadĂ©mie perdue au fond dâune forĂȘt, lĂ oĂč deux familles rivales du crime organisĂ© envoient leurs hĂ©ritiers pour en faire des criminels aguerris. Le principe est simple et diaboliquement efficace, chaque premiĂšre annĂ©e est associĂ© Ă un rĂ©fĂ©rent de derniĂšre annĂ©e pour un an entier, mĂȘme chambre, mĂȘmes missions, mĂȘmes Ă©checs. Et devinez qui se retrouve associĂ©e Ă qui.
Plume Spencer arrive Ă lâacadĂ©mie brisĂ©e avant mĂȘme dây avoir mis un pied. Hypersensible, marquĂ©e par un pĂšre qui confond Ă©ducation et violence, elle porte en elle une douceur que ce monde-lĂ est censĂ© lui arracher. En face, Alex Bradford, hĂ©ritier de la famille qui a plongĂ© la mĂšre de Plume dans le coma, froid, tranchant, dressĂ© depuis lâenfance Ă frapper avant dâĂȘtre frappĂ©. Entre eux, la guerre de leurs pĂšres devrait suffire Ă tout dire. Sauf que rien ne se passe jamais comme prĂ©vu quand deux Ăąmes cabossĂ©es se retrouvent forcĂ©es de partager le mĂȘme quotidien.
Ce que jâai aimĂ©, câest cette tension qui ne triche jamais. Ness Moress prend le temps de construire la dĂ©fiance avant de la fissurer, petit Ă petit, un regard de trop, une main tendue au mauvais moment, un silence qui en dit plus quâun cri. Lâambiance est sombre, pluvieuse, presque gothique, Ă lâimage de cette Irlande de lĂ©gende qui sert de dĂ©cor. Et sous la romance, il y a une vraie rĂ©flexion sur la survie affective, sur ce que la violence familiale abĂźme durablement chez un enfant devenu adulte trop vite.
Attention tout de mĂȘme, lâautrice prĂ©vient elle-mĂȘme dĂšs les premiĂšres pages, cette histoire est un drame romantique dont lâissue sera tragique. Les thĂ©matiques abordĂ©es sont lourdes, violence, santĂ© mentale, deuil, il faut arriver avec le cĆur bien accrochĂ©.
Si vous aimez les romances enemies to lovers version dark academy, avec des personnages qui portent de vraies blessures et pas juste des tropes de façade, ce roman est fait pour vous. Prévoyez des mouchoirs, on ne rigole pas.
Mon ressenti de lecture :
Je referme Mafia Institute avec cette sensation particuliĂšre quâont certains livres, celle dâavoir traversĂ© quelque chose plutĂŽt que de lâavoir simplement lu.
Ce qui mâa frappĂ©e en premier, câest la voix de Plume. Ness Moress a rĂ©ussi Ă rendre son hypersensibilitĂ© tangible, presque physique. On sent lâoppression avant mĂȘme de comprendre dâoĂč elle vient, on serre les dents Ă chaque fois quâun adulte censĂ© la protĂ©ger la brise un peu plus. Câest une hĂ©roĂŻne qui pleure beaucoup, qui doute beaucoup, et pour une fois, ce nâest pas prĂ©sentĂ© comme une faiblesse Ă corriger mais comme une force quâon refuse de voir chez elle. Jâai trouvĂ© ça rare, et bienvenu.
Alex, en miroir, incarne tout ce que sa famille a fait de lui, la froideur comme armure, la crua...