Version courte : un criminel de guerre. Version longue : dâun point de vue stratĂ©gique, force est de reconnaĂźtre quâil a Ă©tĂ© fort. Toute sa stratĂ©gie consistait Ă apparaĂźtre comme le seul opposant aux mouvements extrĂ©mistes : câĂ©tait lui ou le chaos. Pendant des mois il nâa fait que bombarder lâopposition modĂ©rĂ©e pour la marginaliser. Ă cĂŽtĂ© de ça, il a laissĂ© DAECH, lâex front al nosra, et des mouvements salafistes â financĂ©s en partie par des pays du golfe â se dissĂ©miner. Une fois lâopposition modĂ©rĂ©e Ă©touffĂ©e, il ne restait plus que ces mouvements extrĂ©mistes Ă la Frankenstein qui Ă©taient devenus incontrĂŽlables. Tellement incontrĂŽlables quâils commençaient Ă menacer les intĂ©rĂȘts russes, en particulier lâinstallation navale Ă Tartous â seul point dâappui de leur marine en mer mĂ©diterranĂ©e. Les Russes se sont donc joints au conflit et ont Ă©tĂ© dĂ©cisifs, en commettant probablement eux aussi des crimes de guerre⊠Bref, dans ces histoires câest toujours le « petit peuple » qui trime, sacrifiĂ© pour des histoires de pipelines, de ressources naturelles et de zones dâinfluences stratĂ©giquesâŠÂ