Elles se tiennent là, souveraines de leur propre chair, drapées de rien sinon d'une assurance qui glace et embrase à la fois. Sous leurs bras comme des arcs de triomphe, et à la jonction de leurs cuisses, s'épanouit une toison d'or fauve, rebelle et en bataille. C'est un foisonnement de soie sauvage, une parure organique qui semble vibrer de leur force intérieure. Vous ne les contemplez pas ; ce sont elles qui vous jaugent. Face à ces Vénus guerrières aux poils indociles, la nudité devient une armure, et leur pilosité le blason d'une liberté que nul ne pourra jamais domestiquer.


















