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La voir ainsi dĂ©vĂȘtue, avec son teint basanĂ© sous les rayons du soleil, languissante sur sa chaise longue, rĂ©veillait en moi des Ă©lans de jeune homme en devenir, avide de prouver ma grandeur, ma virilitĂ© et ma puissance. Regarde-moi ! Regarde comme je me suis Ă©panoui, comme jâai grandi ! Depuis mes premiers Ă©mois Ă cause dâelle, jâavais tout fait pour paraĂźtre fort, et avoir un charme ravageur : des exercices les plus tortueux aux entraĂźnements les plus alambiquĂ©s, pour ciseler chacun de mes muscles et durcir mon buste ; puis par des frissons insoupçonnĂ©s, jâai Ă©tĂ© amenĂ© Ă mes premiĂšres dĂ©couvertes charnelles, avec de douces dulcinĂ©es qui nâont jamais rĂ©ussi Ă sortir de lâombre de la femme Ă mes cĂŽtĂ©s... Ainsi me tenais-je transi de bonheur de pouvoir la contempler innocemment, jusquâau moment oĂč je commençais Ă sentir le tissu de mon boxer se resserrer autour de mon membre fiĂšrement dressĂ©. Elle, elle continuait Ă se laisser caresser par le soleil, hĂąlĂ©e par le moindre rayon, sans se douter quâelle illuminait mon corps, Ă ainsi jouir de son exposition. Alors jâeus cette vision. Elle Ă©tait Ă ma merci ! Et si?... Elle Ă©tait allongĂ©e, les yeux fermĂ©s, la peau encore lĂ©gĂšrement humide... Je nâen pouvais plus, je la voulais, elle Ă©tait Ă moi. Elle me regarda et me sourit, me complimenta, puis elle posa ses yeux sur mon torse bruni par HĂ©lios et ses mains glissĂšrent lentement sur mes abdominaux et descendirent le long de mon chemin dâAdam, tandis que je mâavançais au plus prĂšs de son corps aux contours parfaits. Ses lĂšvres charnues se mirent Ă bouger et je ne perçus aucun son, si ce nâĂ©tait le battement accĂ©lĂ©rĂ© de mon cĆur.
Nous avions bien cinq ans dâĂ©cart, et trĂšs peu de points communs. Elle, exquise et convoitĂ©e, entourĂ©e dâamis et de prĂ©tendants, Ă©tait sans cesse couronnĂ©e de succĂšs. CâĂ©tait une nageuse hors pair, une aventuriĂšre qui arpentait les villes du monde entier en quĂȘte de trophĂ©es et mĂ©dailles Ă sa gloire. Moi, jâĂ©tais le petit dernier, celui quâon surnommait jadis, le vilain petit canard, le timide chĂ©tif et faible. Je venais Ă peine de me remettre de ma pĂ©riode de pubertĂ©, oĂč je mâĂ©tais beaucoup cherchĂ©. Enfants, nous Ă©tions trĂšs proches, nous partagions tout, des jouets aux parties de jeux...parfois mĂȘme le bain, lorsque notre mĂšre voulait gagner du temps. Une fois ou deux, nous avions mĂȘme dormi dans le mĂȘme lit, lorsque jâavais encore peur du noir. Et cette aura protectrice quâelle mâinspira me suivit durant toute mon adolescence. Avec le temps, elle sâĂ©loigna de moi, suivant les pas des jeunes filles en fleurs. Pour ma part, je nâĂ©tais pas en reste, car mon corps se dĂ©veloppa rapidement, mâoffrant un corps Ă la fois svelte et auguste. Sur le modĂšle de cette sĆur parfaite, je me mis Ă entretenir cette musculature de jeune premier, pour en mesurer les effets auprĂšs de la gent fĂ©minine. Populaire parmi mes pairs, je gagnai en expĂ©rience et en agilitĂ©, tandis que je nourrissais ces sentiments ambigus dans le plus grand secret. Incertain de leur nature, je les refoulais sans relĂąche, ayant conscience de leur offense et de leur dimension contre-nature. Enfants, nous aimions tous braver des interdits, et cela participait Ă notre accomplissement.
Mais pour moi, les petits dĂ©fis puĂ©rils en appelaient un plus grand encore. Le plus merveilleux dâentre tous : Elle. Se faisant de plus en plus rare Ă la maison, parfois au bras de quelque avorton, ma sĆur avait cessĂ© de me considĂ©rer dĂšs lors quâelle connut ses premiers Ă©mois. Elle mâaimait en tant que petit frĂšre, et me respectait pour cela. Elle avait bien tentĂ© de mâintroduire dans son cercle dâamis, et de mâinculquer des leçons de vie, en vain. Mes complexes mâempĂȘchĂšrent dâĂȘtre rĂ©ceptif Ă ces moments oĂč elle me tendit la main pour mâaider Ă grandir. Je nâavais pas besoin dâelle pour cela. Mais je voulais ĂȘtre prĂȘt pour le moment oĂč elle aurait besoin de moi. Il me sembla quâelle se rĂ©jouissait de me voir gagner en prestance et allure. Soucieux de mon apparence, je pris effectivement beaucoup de soin Ă me donner un style avant- gardiste et un corps sculptĂ©. Je mis peu de temps Ă comprendre ce qui plaisait aux femmes, et jâappris Ă rapidement les faire succomber. Tandis que je leur prodiguais dĂ©lices et plaisirs Ă foison, je nâavais dâyeux que pour Elle. Mon expĂ©rience devait me servir Ă pouvoir assouvir des pulsions et envies, mais avant tout, les siennes.
MalgrĂ© les liens qui nous unissaient sans mĂȘme que nous en eĂ»mes dĂ©cidĂ© ainsi, il me semblait que le temps nous imposait non seulement une distance mais aussi une terrible ignorance. Ma sĆur nâĂ©tait plus celle qui partageait tout avec moi en riant aux Ă©clats. Elle sâĂ©panouissait Ă la lumiĂšre de son succĂšs tandis que je restais dans lâombre de sa grandeur. Ah ma sĆur, cette grande et belle inconnue, vive et preste comme un oiseau, et dĂ©jĂ loin du nid familial. Et câest Ă ce moment que mes pulsions charnelles prirent le dessus. Lorsque je pris conscience que nous nâĂ©tions plus deux poussins dans un mĂȘme nid, mais bien deux tourtereaux, dans un espace de libertĂ© dont nous dĂ©finissions nous- mĂȘme les limites. Aussi, pourquoi me serais-je privĂ© de penser et ressasser ces visions et sensations ? Bien que moralement interdites, elles ne nuisaient Ă personne dâautre quâĂ moi. De fait, rattrapĂ© par la culpabilitĂ© dâune dĂ©couverte du subterfuge par mes gĂ©niteurs, par la folie de ce raisonnement, mes tourments ne me quittĂšrent plus.
JâĂ©tais plus grand quâelle dĂ©sormais, et sa pose de diva allongĂ©e me permit de rapidement maĂźtriser le moindre de ses mouvements. Je lui saisis la taille dâune main et passa lâautre main derriĂšre ses longs cheveux pour attraper sa nuque gracile et fine. Le contact de sa peau se rĂ©pandit dans tout mon corps et encouragea cette avancĂ©e prodigieuse et impulsive. Je voulais la pĂ©nĂ©trer et ressentir la chaleur de son corps, entourant le mien. Mon regard tout dâabord, la couvrit entiĂšrement pour mieux complĂštement la dĂ©vorer des yeux. Puis mon visage se rapprocha du sien, qui affichait un sourire angĂ©lique et emprunt dâun dĂ©sir dĂ©cuplĂ©. Elle se laissa faire avec une douceur dĂ©sarmante. Ma langue se dĂ©lecta de cette bouche sucrĂ©e, de cette langue encore hĂ©sitante et pourtant expĂ©rimentĂ©e. Et maintenant, ses mains rĂ©pondaient Ă mes assauts, en grimpant le long de mes dos. Elle me saisit les hanches pour venir me placer sur elle, chaque jambe du cĂŽtĂ© de la chaise longue, seul tĂ©moin du mouvement de nos corps qui se dĂ©couvraient. Ce plaisir interdit ne trouva Ă©cho que dans la lĂ©gĂšre brise qui vint recouvrir nos corps ainsi rapprochĂ©s.
Pourtant, elle nâĂ©tait plus mouillĂ©e. Sa peau avait retrouvĂ© sa douceur, je pouvais sentir ses infimes poils sâhĂ©risser au contact des miens. Mes mains se dĂ©tachĂšrent alors de ses courbes gracieuses, pour glisser imperceptiblement vers sa cavitĂ© la plus mystĂ©rieuse. Ses jambes, habituellement si puissantes lorsquâelle faisait du sport, nâĂ©taient pas raidies par des muscles sollicitĂ©s. Aussi fut-ce aisĂ© de passer mes bras sous ses cuisses et les relever, pour mieux accĂ©der Ă la seule faille qui lâavait jamais caractĂ©risĂ©e. A travers le fin tissu de son bikini couleur parme, je pouvais dĂ©jĂ effleurer son sexe, avec les doigts, puis avec mon visage, mon nez aquilin, mes lĂšvres de jeune premier. Quelle ne fut pas ma surprise quand elle mâaida Ă dĂ©faire les liens qui retenaient cette partie du bikini, pour sâoffrir Ă moi sans retenue. Elle sâagrippait Ă mes cheveux tandis que je laissais ma langue explorer sa peau, sa chair, goĂ»tant Ă ce liquide de joie et de fĂ©licitĂ©. GoulĂ»ment, ma bouche savoura cette ouverture qui se donnait Ă moi, tandis que mes mains caressaient sauvagement lâarriĂšre de ses cuisses et ses fesses rebondies et bien fermes.
Ayant relĂąchĂ© son Ă©treinte, elle me supplia, haletante, gĂ©missante et absolument ravissante, de lâembrasser, de la pĂ©nĂ©trer, de la possĂ©der. Ce que je mis Ă exĂ©cution avec la plus grande facilitĂ©. Jâeus Ă peine le temps de rĂ©aliser que jâĂ©tais nu et que mon gland frĂŽlait dĂ©jĂ lâentrĂ©e si Ă©troite de son vagin, que mon sexe pĂ©nĂ©tra dans le sien. Fort du contact de ces parois affolantes et charnelles, je me mis Ă explorer avec acharnement et vigueur cette profondeur sacrĂ©e, qui desserrait progressivement son Ă©tau. Tandis que jâallais et venais en elle avec force, je pouvais profiter de tout son corps par ailleurs, qui tremblait au moindre de mes mouvements, et qui se tordait de plaisir sous mes caresses Ă la fois tendres et sauvages. Et quoi de plus beau que des seins remplis de bonheur, qui se dressĂšrent et nâattendirent plus que je prenne soin dâeux ? A prĂ©sent complĂštement nue, ma muse mâentoura de ses bras et hĂ©lait de joie lorsquâelle sentit quâelle Ă©tait prise au piĂšge. Tandis que je gobais ses fermes seins, jâaccĂ©lĂ©rai mes mouvements de bassin pour mieux toucher ses moindres recoins. Nous Ă©tions deux, nous ne faisions plus quâun. A nous arracher aux conventions et normes qui nous avaient toujours cadrĂ©s, Ă nous jeter dans ce gouffre sans fond du plaisir et du sexe, nous Ă©tions seuls au monde.
Je ne mâĂ©tais jamais senti aussi vivant. Elle ne mâavait opposĂ© aucune rĂ©sistance et Ă©tait en train de succomber Ă ce moment intense et surprenant. Je nâĂ©tais jamais rassasiĂ©. La moindre parcelle de son corps restait Ă dĂ©couvrir, et Ă lâagilitĂ© de mes doigts et de mon sexe, rĂ©pondait une sensibilitĂ© et une souplesse absolument incroyables. AprĂšs nos premiers Ă©bats, la fougue et lâenvie de toujours aller plus loin et plus fort encore nous taraudait. Mais ainsi exposĂ©s, il nous Ă©tait impossible de jouir de lâespace Ă notre portĂ©e. Elle me gardait en elle et je restais. Mais je ne devais pas faiblir, pas maintenant ! Jâavais tellement attendu ce moment...Il mâen fallait plus. Mais je pris mon temps. Je ralentis mon rythme pour mieux mâattarder sur ses cheveux, son front, ses yeux, son nez, son menton, ses joues, son cou, ses Ă©paules, que je caressais avec mes lĂšvres et ma langue. Enfin, je finis par Ă©merger du creux de sa nuque pour mettre mon visage au- dessus du sien et lui sourire Ă mon tour. Le champ des possibles Ă©tait dĂ©sormais ouvert et je savais que je pouvais la faire jouir avec toute lâendurance et la crĂ©ativitĂ© dâun amant insatiable. Mais afin de parfaire ce premier moment, je la surpris en reprenant mes mouvements de plus belle, pour enfin libĂ©rer ce qui allait ĂȘtre mon premier dĂ©versement en elle. Nous Ă©changeĂąmes de langoureux baisers, lents et passionnĂ©s, qui exprimaient tout ce qui avait Ă©tĂ© enfoui jusquâĂ prĂ©sent. Notre complicitĂ© dĂ©jĂ acquise par les liens du sang, venait dâĂȘtre magnifiĂ©e par lâenchevĂȘtrement de nos corps qui fusionnaient merveilleusement. Nous savions que ce nâĂ©tait que le commencement, et que notre immense demeure abriterait tous nos secrets. Le nombre de piĂšces anguleuses, de recoins dĂ©serts, de lits dĂ©pareillĂ©s, de tapis et de fourrures, de lieux...Il fallait cependant ĂȘtre prudent et discret, car la maĂźtresse des lieux, notre mĂšre, Ă©tait prĂ©sente dans la bibliothĂšque oĂč elle passait le plus clair de son temps, afin de sâĂ©vader de son quotidien morose et sans saveur. Nous avions commencĂ©, nous ne pouvions plus arrĂȘter. Il nous fut impossible de patienter jusquâĂ la tombĂ©e de la nuit pour nous faufiler dans un lit. Alors, sous des rires Ă©touffĂ©s, nous rejoignĂźmes la maison pour poursuivre ce jeu, quâil nous fallait impĂ©rativement gagner.
RhabillĂ©s Ă la hĂąte, nous entrĂąmes dans la maison mais ne nous regardions plus. DĂšs que le chambranle fut franchi, câest comme si nous Ă©tions traversĂ©s par un dĂ©sintĂ©ressement apparent, comme si, le dĂ©sir ne se montrait plus, sâeffaçait, puis brutalement revenait. Tandis que je nâosais plus poser le regard sur elle, elle ne me quittait pas des yeux. Elle voyait que jâavais peur, peur de ce que nous venions de faire, de cette transgression des liens. Nous parvĂźnmes Ă gagner le hall dâentrĂ©e Ă pas de loups, puis Ă rejoindre le vestibule qui donnait sur un escalier derriĂšre une porte dĂ©robĂ©e. Nous faufilant par ce corridor Ă©troit, nous rejoignĂźmes sa chambre. Plus jeunes, nous avions lâhabitude dâutiliser ce passage « secret » pour fuir les rĂ©primandes maternelles suite Ă nos escapades dans le jardin Ă Ă©pier les moindres mouvements. Dix ans plus tard, nous nous retrouvĂąmes Ă nouveau sous le ventilateur, cette hĂ©lice blanche nacrĂ©e, qui avait Ă©tait grisĂ©e par la poussiĂšre accumulĂ©e depuis toutes ces annĂ©es. Souriant bĂ©atement Ă la fraĂźcheur, aucun de nous deux se rendait compte que lâamour Ă©tait dĂ©jĂ lĂ . Comme si le retour dans cette piĂšce enfantine ravivait lâinnocence de nos cĆurs. Le dĂ©sir se distrayait encore. Mais Ă son regard, je ne me trompais pas, je devinais quâĂ mon amour, il existait une rĂ©ciprocitĂ©, une Ă©motion continue, tacite et ineffable.
Et câest lĂ , quâassise Ă cĂŽtĂ© de moi, elle se mit Ă baisser les yeux, se rapprocha, saisit le bas de mon marcel et me lâĂŽta, dâune lenteur insupportable, tant pour elle que pour moi. Avec une sorte de crainte et un sentiment de fragilitĂ©, elle prit soin de terminer ce dĂ©shabillage terriblement excitant. Le temps de voir mon boxer voler Ă travers la piĂšce, elle sâĂ©tait dĂ©jĂ reculĂ©e pour se lever et faire de mĂȘme pour elle, avec un art de lâeffeuillage particuliĂšrement bien maĂźtrisĂ©. Bouton aprĂšs bouton, elle retirait lentement sa chemisette. Ainsi pus-je observer ce corps ainsi mis Ă nu devant moi, une seconde fois. A la lumiĂšre du jour, sa peau de pĂȘche mâavait envoĂ»tĂ©. A la lueur de sa petite lampe de chevet, ce furent ses courbes incroyables qui se redessinaient progressivement, pour Ă©merger de lâobscuritĂ© et Ă©clairer toute la piĂšce. Je pouvais ainsi observer ce corps nu, singulier, adorable et envoĂ»tant, qui se dĂ©voilait Ă moi au rythme des mouvements de sa main experte, sensuelle et gracieuse. Tandis quâelle se pavanait toujours plus nue et dĂ©sirable, je vis quâelle mâobservait aussi du coin de lâĆil, avec un air coquin et aguicheur, que je ne lui connaissais pas. Soudain, elle me tira de ma contemplation en me sommant de fermer les yeux et de me laisser faire. Câest alors quâaprĂšs de longues et interminables secondes, elle mâembrassa. Elle prit mes mains, les posa sur son visage, et au cours du voyage, elle les fit parcourir son corps, me guidant ainsi lentement jusquâau canapĂ©-lit. Les persiennes fermĂ©es, Ă lâabri des regards, nous nous Ă©tions rĂ©fugiĂ©s. Nous Ă©tions Ă la fois excitĂ©s et encore Ă©pouvantĂ©s, par ce sentiment contradictoire dâamour et de fraternitĂ© qui nous unissait.
Elle me fit mâasseoir doucement, puis elle relĂącha son Ă©treinte lorsque je sentis le dossier en tissu soutenir mon dos. OĂč Ă©tait-elle partie ? Elle me manquait dĂ©jĂ et mâabandonnait dans un dĂ©sarroi puĂ©ril, me rappelant ces moments oĂč, enfant, je ressentais cette dĂ©tresse lorsque je la voyais partir « avec les grands ». Mais elle Ă©tait ma grande sĆur et je ne pouvais enfreindre ce quâelle mâavait dit de faire, Ă savoir ĂȘtre Ă sa merci, les yeux clos, dans lâignorance la plus totale. Je me perdais dans mes pensĂ©es quand soudain, je fus parcouru de frissons incroyables au niveau de mon gland sur lequel je sentais le contact de sa langue fĂ©line. Elle Ă©tait en train de se dĂ©lecter avec aviditĂ© du moindre contour de mon sexe complĂštement endurci. Ses agiles coups de langues caressaient ma peau sous dâexquis baisers, puis elle entreprit de poursuivre sa dĂ©gustation plus en retrait de mon entrejambe, juste en- dessous de ce qui caractĂ©risait ma virilitĂ©. Ainsi enfouie au point le plus sensible de mon corps, Ă lĂ©cher avec dĂ©lice les parties les plus fragiles de mon anatomie, elle remonta le long de mon sexe avec sa langue, tandis quâelle poursuivit ses folles caresses du bout des doigts en effleurant mes bourses quâelle gardait dans ses mains. DĂ©jĂ dans un Ă©tat second, je fus presque pris de convulsions lorsquâelle se dressa pour complĂštement recouvrir mon pĂ©nis de sa bouche. Le maintien de mon sexe entre sa langue et son palais eurent raison de ma maĂźtrise et mon excitation Ă©tait Ă son comble. Je ne pus mâempĂȘcher de laisser sâĂ©chapper un gĂ©missement de plaisir exceptionnel. Dans cette atmosphĂšre interdite, et pris dâune envie subite de la voir Ă lâĆuvre tandis quâelle offrait Ă mon sexe dâincroyables sensations, jâouvris les yeux pour la voir sourire. Ce sourire ! Elle avait relevĂ© ses cheveux pour les attacher et libĂ©rer sa nuque, afin dâavoir plus dâamplitude dans ses mouvements de va et vient indĂ©cents.
Alors je le sentis. Ce bouleversement intĂ©rieur que tout homme ressent lorsque son sexe trouve des parois chaudes et tendres, qui ne lui laissent pas de rĂ©pit et le laissent sâengouffrer jusquâau bout. La fragile membrane qui transmet et rĂ©pand toutes les vibrations dans notre corps, et qui laisse paraĂźtre la venue imminente de notre explosion de joie. Je fus pris de ce besoin de lĂącher prise, de lui offrir le fluide le plus prĂ©cieux de mon corps. A voir ainsi son dĂ©licieux minois sâagiter autour de mon membre Ă un rythme affreusement succulent, jâeus une rĂ©vĂ©lation. Nous avions enfin eu droit Ă notre moment. Il fallait le faire durer et lui donner une intensitĂ© inoubliable. A sa grande surprise, je me retirai donc de sa bouche, et devant son regard hagard, je lui fis un sourire rassurant. Je savais oĂč nous devions nous rendre, et comment. Jâai aimĂ© mâintroduire dans son univers, sa chambre dâenfant, oĂč les souvenirs me hantaient encore. Mais pour aller plus loin et encore plus fort, il fallait que je mâouvre Ă elle et que nous ne fassions plus quâun dans mon monde Ă moi. Ma vie, mes souvenirs, mon environnement, elle Ă©tait enfin Ă moi !
Pour rejoindre ma chambre, nous dĂ»mes passer par diffĂ©rentes piĂšces de la maison dans la prĂ©cipitation. Je la tenais par la main et nous parvĂźnmes Ă la salle de bain. Me laissant bercer par un fantasme de jeunot, je fus sorti de mes pensĂ©es lorsquâelle me lĂącha la main pour partir en courant. Elle prenait la fuite alors que je nous imaginais dĂ©jĂ dans ...peu importe. Il fallait que je la rattrape avant quâelle ne sâĂ©chappe ! Je me jetai ainsi Ă corps perdu, haletant dans le couloir, Ă la fois terriblement et merveilleusement surpris par son audace et son mystĂšre. Voulait-elle rejouer Ă Cache-cache, comme autrefois, lorsque nous Ă©tions enfants ? Nous lâĂ©tions peut-ĂȘtre encore, car je la vis, Ă lâentrĂ©e de la chambre parentale. Elle se tenait dos Ă moi, et semblait fixer quelque chose avec curiositĂ© et malice. Lorsque je fus Ă mi-chemin, elle sâengouffra dans la chambre, aprĂšs un rapide regard dans ma direction. Cet imprĂ©vu me rendait fou. ObsĂ©dĂ© par elle et intriguĂ© par son comportement, je me prĂ©cipitai dans la chambre de nos parents, avec une vague dâeffroi et de culpabilitĂ©, comme si nous allions dâinterdit en interdit. Elle nâĂ©tait pas sur le lit. Câest alors que je lâentendis. Elle Ă©tait dans le dressing de cette somptueuse chambre dâun autre siĂšcle. Voulait-elle se sentir vraiment femme dans les vĂȘtements de notre mĂšre, que je lui arracherais sans mĂ©nagement ? Cette attente Ă©tait intolĂ©rable. TrĂȘve de plaisanterie, je me ruai dans le dressing, moins amusĂ© par cette course poursuite quâelle. Et lĂ , je perdis toute nervositĂ© et me remis Ă durcir de plus belle.
Ma muse mâattendait, perchĂ©e sur la barre mĂ©tallique soutenant le rideau de la piĂšce. Je compris son petit manĂšge. La coquine. Je dĂ©gageai le tabouret sur lequel elle se maintenait, pour venir la porter et la plaquer contre le mur, ou plutĂŽt le froid de la vitre qui la fit pousser un petit cri. AprĂšs un fougueux baiser pour la fĂ©liciter de son ingĂ©niositĂ©, je maintins ses jambes autour de ma taille tandis que ses bras Ă©taient tendus et accrochĂ©s Ă la barre. En grande sportive, elle sâenfourcha sur mon pieu et commença ses mouvements. Mais ce quâelle ignorait, câest quâen grandissant et en mâexerçant assidument, jâavais non seulement dĂ©veloppĂ© une forte musculature mais je pouvais aussi la porter aisĂ©ment. Nul besoin de sâaccrocher Ă quoique ce soit, je parvenais Ă la maintenir uniquement avec lâaide du mur. Lorsquâelle le comprit, elle entoura alors mon cou de ses bras, sâagrippant Ă moi et enfonçant mon visage entre ses seins veloutĂ©s et souples. Elle Ă©tait prise au piĂšge et sa grandeur de reine lâavait quittĂ© Ă ce moment-lĂ . JâĂ©tais le seul maĂźtre du jeu, Ă maĂźtriser sa position, mon rythme, Ă la pĂ©nĂ©trer, la protĂ©ger et lâaimer. Nous profitĂąmes de cet angle dĂ©licieux puis ma volontĂ© premiĂšre me revint Ă lâesprit. Nous devions rejoindre ma chambre, qui jouxtait la bibliothĂšque oĂč se trouvait notre mĂšre. Cela faisait partie des rĂšgles du jeu : prendre des risques. Je savais que ce serait lâultime Ă©tape avant la jouissance absolue.
Elle me suivit avec Ă©tonnement et nâosa plus Ă©mettre le moindre son. La porte fermĂ©e, nous Ă©tions amusĂ©s de savoir notre mĂšre Ă cĂŽtĂ©. CâĂ©tait beau, fort, et nous ne pensions plus. Seuls nos corps sâexprimaient. Alors nous nous autorisĂąmes un peu de douceur, sur mon lit dâadolescent, aux plis incertains. Nous nous embrassĂąmes, lâun sur lâautre, et rapidement elle se mit dans la position dâun chat, avide de caresses et de contemplation. Son corps ainsi offert Ă ma vue, me donna un nouvel aperçu de ses courbes parfaites, sous un angle que je ne lui connaissais pas. Alors, je lâattrapai par les hanches pour mieux mâappuyer contre ses fesses et la prendre jusquâau bout. Elle gĂ©missait de plaisir. Mais lorsquâelle sentait venir le besoin de hurler, elle se cambrait un peu plus pour attraper lâoreiller et y Ă©touffer ses cris de jouissance. Elle avait toujours Ă©tĂ© en moi toutes ces annĂ©es. Dans ma tĂȘte, dans mon corps, et enfin jâĂ©tais en elle. Jâallais me dĂ©verser en elle, tandis que je la caressai tendrement. Nous avions des jeux dâenfants, et nous jouions dĂ©sormais Ă des jeux de « grands ». Lorsque nous eĂ»mes joui en parfaite symbiose, elle Ă©tait au comble de la fĂ©licitĂ© et nâarrĂȘtait pas de me donner des baisers, sur tout mon corps.
Enfin, nous nous allongeĂąmes. Lâun Ă cĂŽtĂ© de lâautre. Assouvis, satisfaits, comblĂ©s et heureux. Notre explosion intĂ©rieure se dessinait sur nos visages, tandis que nos souffles reprenaient une cadence rĂ©guliĂšre et apaisĂ©e. Nous regardions le plafond, sans raison, si ce nâest celle de regarder dans la mĂȘme direction. Dâadmirer la suprĂ©matie du hasard, du destin, de la fatalitĂ©. Nous nâentendions plus que le doux bruit du rocking chair de notre mĂšre, oĂč elle se reposait et devait puiser son plaisir dans des Ă©chappĂ©es lyriques et littĂ©raires. Notre mĂšre, et ses deux enfants. Deux amants. Elle nous a donnĂ© la vie, nous venions de faire lâamour.
De mĂȘme que nous nâavons pas demandĂ© Ă notre mĂšre de naĂźtre, nous nâaurions jamais pensĂ© renaĂźtre. Nous Ă©tions heureux et amoureux. Et nous Ă©tions deux. Envers et contre tous. Nous avions fait ce que nous voulions, mais surtout, ce que le monde ne voulait pas que nous fassions. Nous Ă©tions lĂ , ici, maintenant, ainsi Ă©tendus et dĂ©tendus. Et nous savions que jamais plus, les choses ne seraient comme avant.
« Ils ne savaient pas que câĂ©tait impossible, alors ils lâont fait. » Mark Twain.Â