

JBB: An Artblog!
RMH

@theartofmadeline
Misplaced Lens Cap
DEAR READER
Lint Roller? I Barely Know Her
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year

Love Begins
styofa doing anything

#extradirty
Today's Document
YOU ARE THE REASON
Cosmic Funnies
cherry valley forever
art blog(derogatory)
TVSTRANGERTHINGS
i don't do bad sauce passes

❣ Chile in a Photography ❣

if i look back, i am lost
seen from United States
seen from United States
seen from Singapore
seen from Germany
seen from United States

seen from TĂĽrkiye
seen from Germany

seen from United Kingdom
seen from United States

seen from Singapore

seen from United States

seen from Malaysia

seen from Australia
seen from United States

seen from United States

seen from Australia

seen from United Kingdom

seen from France
seen from United States

seen from United Kingdom
@papillonnage

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Il y a celles qui de loin se préparent, sourdes, épaisses et lourdes, opaques, qui arrivent sur vous, silencieuses, et de leur sournoise tendresse, vous enveloppent et vous happent dans des profondeurs obscures. Vos mouvements se ralentissent, se font plus douloureux, vous peinez à vous mouvoir, vos pensées sont marécages. Il y a celles, paisibles, qui accompagnent et portent, qui poussent juste ce qu’il faut pour maintenir vos mouvements et vous grandir, celles qui chantonnent, qui sifflent, qui enveloppent, qui rassurent. Celles, ourlées d’écume et de caresses, qui vous laissent contempler, avancer, vous imbiber du plaisir d’exister. Il y a celles, folles et brutales, inattendues, qui vous bousculent et vous projettent, insensées, vers des désirs refoulés, inavoués, inexprimés. Vous voilà un instant propulsé vers le plus fou de vous, avant de retomber sur la grève, épanoui, anéanti, griffé, égratigné de cet absolu effleuré. Alors reviennent les premières, toujours, toujours reviennent les plus sourdes...
Les vagues.
13 avril 2020 - Journal des jours éteints.
Cher M,
C’est à vous que je pense ce matin. Je vous connais peu pourtant, vous ne faites pas partie de ma vie. Je me demande où vous êtes, je ne sais pas grand-chose de vous, si vous allez bien. J’aime ces matins où je suis seule dans le frais, dehors, assise dans ce vieux fauteuil de velours bleu. Je remarque que ma chemise de nuit est à l’envers et je découvre sur le côté une étiquette que je n’avais jamais remarquée. Je la déplie dans mes doigts. Je la trouve belle. La dernière fois que j’ai eu de vos nouvelles, c’était il y a un an environ. Vous m’écriviez tardivement pour me remercier de mes vœux et me disiez que vous aviez eu un accident. Cette année, comme de nombreuses personnes, vous n’avez pas répondu à mes vœux. Ces vœux où je souhaitais à tous toujours plus de liberté. Nous n’avons jamais été moins libres que cette année. Je me souviens de ce jour où nous avions pris un café et où vous vous étiez confié à moi alors que nous devions travailler. Vous m’aviez dit aller vous perdre à Drouot les jours où le bourdon vous prenait, et revenir parfois avec une œuvre nouvelle sous le bras. Que c’était pour vous un remède. J’avais trouvé ça beau. Je n’étais jamais allée à Drouot et, en vous quittant, j’y étais passée rapidement, en chantant en silence la chanson de Barbara que je connais par cœur. J’aimerais y aller aujourd’hui balader ma tristesse devant les jolis objets perdus.
Cher M, vous devez vous demander pourquoi je vous écris aujourd’hui. Je ne sais pas, c’est venu comme ça. Je parle souvent à des personnes invisibles. En fait je sais. Je pense à vous dès que je regarde mon arbre aux papillons. Il est près de moi. Vous m’aviez écrit un jour juste pour me dire que vous en aviez acheté un pour le jardin de votre maison en Normandie. Le mien ne fleurira pas cette année. Il est mort. Il ne reste que le tronc.
28 mars 2020 - Silence dans la grande ville. Les oiseaux sont bien tranquilles.
J’entends un léger carillon tout en haut sur un balcon.
Les colonnes Morris annoncent de nouveaux spectacles auxquels nous ne pouvons pas nous rendre. D’ailleurs ils n’ont pas lieu.
Vous ĂŞtes belle, madame, me dit un homme en arrivant Ă ma hauteur. Nous sommes si seuls, peut-ĂŞtre nous voyons-nous enfin ?
24 mars - Depuis plusieurs jours je cherche Madame Bovary. Elle est introuvable. J’avais justement besoin d’elle. J’ai le privilège d’avoir un chien, je sors deux fois par jour dans la ville des jours éteints. Le pigeon mort se décompose allée Arthur Rimbaud. Le bus qui me double transporte des passagers invisibles, le chauffeur me fait signe. Je croise un couple de vieilles personnes. Ils ne me sourient pas. Ils avancent très très lentement en se tenant par le bras. Peut-être qu’à la fin du confinement, ils ne sauront plus marcher. J’ai cueilli une petite branche fleurie, j’ai désobéi. Hier, j’ai marché sur un huit de trèfle, je ne sais pas quel en est le présage. Je dessine une fleur par jour.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Prémices N.3 - Là .

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Parfois, j’aimerais que la nuit soit une ellipse.
J’écrirai la soirée fantôme.

Anya is live and ready to show you everything. Watch her strip, dance, and perform exclusive shows just for you. Interact in real-time and make your fantasies come true.
Free to watch • No registration required • HD streaming
Mercredi 5 décembre, à 20 heures, Antoine Maine et moi ferons une lecture à La Belle Hortense. (31 rue Vieille du Temple - Paris 4e)
Je commencerai par cette phrase, je crois.Â