Je vois un post sur l'IA sur les forum, un coup de gueule et dans le fond je suis d'accord. Mais il y a un truc sur lequel je ne suis pas d'accord c'est ce genre de rĂ©flexion Ă deux balles : "En vrai ça se repĂšre souvent Ă des petits tics : les phrases genre "comme si + grande expression creuse mĂ©taphorique" (comme si son Ăąme portait l'hiver entier), les presque et quelque chose partout, les mini phrases coup de poing qui tombent toutes pareil, la rĂšgle de 3 en boucle ("la peur, la rage, le silence"), Pas X, mais Y, et ce cĂŽtĂ© trop lisse. Ăa donne souvent du beau flou sans lore profond, peu de rappels aux anciens rps et aux relations dĂ©jĂ jouĂ©es. Y'a pas assez de chaos, pas assez d'accidents dans la narration, tout sonne prĂ©vu, dramatique." Donc ça sous-entends que j'Ă©cris mĂ©thaphoriquement creux puisque depuis des annĂ©es et bien avant chatgpt j'Ă©cris de cette façon, poĂ©tique et la rĂšgle de 3. Doit-on rappeler que l'IA s'inspire de l'humain? Que sans l'humain elle ne peut pas Ă©voluer ? Donc qu'on soit clair, mon pseudo forum c'est LMN et Ă toutes les personnes qui pensent qu'Ă©crire comme ceci c'est de 'lA et en plus creux, fade, "pas assez de chaos, lore profond, trop lisse", passez votre chemin et venez pas rp avec moi. Merci. Je suis contre l'utilisation de l'iA sur les forums mais merde laissez le style d'Ă©criture des gens tranquille. A bon entendeur.
Je vais me permettre de répondre car je trouve que le propos est trÚs mal interprété.
J'ai demandé à Claude de me générer un rp bidon à partir du vrai personnage que je joue, en exagérant les traits mentionnés, particuliÚrement les métaphores creuses et les dérivés par trois.
La file avance avec la lenteur caractĂ©ristique des matins parisiens, comme si le temps lui-mĂȘme avait dĂ©cidĂ© de savourer son cafĂ©. Devant lui, une femme hĂ©site entre deux croissants, ce choix crucial et dĂ©terminant qui va dĂ©finir le cours de sa journĂ©e. Virgil attend. Il attend avec la patience d'un homme qui a appris Ă transformer l'immobilitĂ© en acte politique, la rĂ©signation en rĂ©sistance, l'ennui en contemplation philosophique. Son regard glisse sur les viennoiseries dorĂ©es, alignĂ©es derriĂšre la vitre comme des promesses, comme des illusions, comme tout ce que le capitalisme sait faire de mieux â rendre le superflu dĂ©sirable, le futile nĂ©cessaire, l'Ă©phĂ©mĂšre prĂ©cieux. Il pense Ă son article. Il pense Ă la façon dont les petits matins parisiens ressemblent toujours Ă une respiration collective, douce et inconsciente, avant que la ville ne reprenne son souffle frĂ©nĂ©tique, implacable et indiffĂ©rent. "Un pain au chocolat, s'il vous plaĂźt." La phrase sort de sa bouche comme une capitulation mineure, une concession au quotidien, une trĂȘve provisoire avec le monde tel qu'il est plutĂŽt que tel qu'il devrait ĂȘtre. Il paye. Il sort. Le soleil tombe sur les pavĂ©s comme une promesse qu'on a cessĂ© d'attendre. Virgil mange son pain au chocolat. Il est bon. C'est dĂ©jĂ quelque chose.
Le temps savoure son café, les viennoiseries sont des promesses, sont des illusions ; les matins sont une respiration collective. Tu les vois les métaphores creuses ? Elles n'apportent rien de substantiel au texte, elles sont simplement là pour faire joli en surface. Et la rÚgle des trois (qui est une figure de style vieille comme le monde, c'est pas pour rien qu'elle est constamment utilisée dans les contes et dans les poÚmes : elle sonne trÚs bien à l'oreille) apparaßt en continu, de façon... systématique.
Voici une version du texte oĂč j'ai demandĂ© Ă claude d'ĂȘtre plus subtil.
La file n'avance pas. Virgil consulte son tĂ©lĂ©phone, repose son tĂ©lĂ©phone, remet son tĂ©lĂ©phone dans sa poche. Trois fois. La boulangĂšre dispose ses Ă©clairs avec une lenteur qui frise la performance artistique et il se demande si quelque part dans les coulisses un metteur en scĂšne savoure sa frustration. Devant lui, une femme hĂ©site. Le croissant ou la brioche â une question qui, il s'en rend compte, requiert manifestement autant de dĂ©libĂ©ration qu'un traitĂ© de paix. Il pense Ă son article, aux deux paragraphes qui l'attendaient ce matin sur son bureau avec la patience rĂ©signĂ©e des choses inachevĂ©es. La lumiĂšre entre par la vitrine et fait briller le sucre glace sur les comptoirs. C'est indĂ©niablement beau. C'est aussi indĂ©niablement une boulangerie. "Un pain au chocolat." Il paye, il sort, il mange dans la rue en regardant passer les gens qui ont quelque part oĂč ĂȘtre. Le viennois est bon â beurrĂ©, feuilletĂ©, absolument rien Ă redire. Il note mentalement que c'est peut-ĂȘtre ça, la victoire du quotidien sur l'idĂ©ologie : on finit toujours par apprĂ©cier le pain au chocolat. Son tĂ©lĂ©phone vibre. Il l'ignore. Il finit son pain au chocolat d'abord.
"la patience résignée des choses inachevées" Tu vois à quel point c'est creux ?
Je l'ai interrogĂ© sur la phrase "Il note mentalement que c'est peut-ĂȘtre ça, la victoire du quotidien sur l'idĂ©ologie : on finit toujours par apprĂ©cier le pain au chocolat."
L'ia admet directement que c'est vide. On est dans l'apparence de la pensée.
Tout ça pour dire : cessez de vous sous-estimer. Vous écrivez bien mieux qu'un robot qui aligne une série de mots qui, statistiquement, sonnent bien les uns aprÚs les autres.




















