Une pièce. (déclinaison)
La prairie, verte, le ciel, bleu, déjà nos esprits s’envolent. La petite rivière au bord de la colline, la forêt remplie de mystères qui ensorcellent et des chemins bordées de fleurs, colorées et mystérieuses, toutes avaient leur importance. Car il y avait parfois des jours sans nuit, chaque journée était peu banale, l’envers du décors telle une comptine. Se perdre au détour d’une tour, chaque heure voit naître un nouveau printemps. Plus aucune excuse n’encombre le parquet, pour te retrouver, toi, ma muse.
Cette petite rivière, peuplée de sirènes à peine embarrassées, de nymphes amusées et autres frivoles créatures, cette petite rivière, était devenu notre maison, notre lit. Se coucher et en un sursaut se retrouver face à la mer. Se noyer dans la contemplation, combler le vide, se souvenir du temps et embrasser les saisons. Chanter les merveilles de l’océan qui porte notre message. Des vagues de rires vrais, du bout des doigts laisser le monde savoir que l’on les aimera. Le monde, nous étions le monde quand tu me rejoignais dans nos rêves fertiles. Tes bras m'entouraient de bonheur, un hymne, un monde sans doute, jalon d’une ambroisie. Filer le long des berges et d’autres merveilles emplissent nos âmes de soleil.
Sanctuaire tapissé de certitudes, l’ombre de notre amour pour seul horizon. Nos joues ne sont plus que vermeille. Libéré entre maintenant et toujours je pense à toi. Hazard ou non les secondes tapent le temps au même rythme que ton coeur quand lentement je déboutonnais ta chemise. Le sol est fait de nuages. M’envolant au travers de nos désirs, tu es là pour me retenir. Tes vêtements en suspens lézardent ton corps d’un mystère qui encense mon plaisir. Le plafond est devenu Eden. Les larmes de joie sans un doute abreuvent nos esprits. Tout existe sans fin, rien ne manque.
Un bouton de fleur sur ta chemise, tes cils en une tonnelle verte.
Le printemps, aventureux, des rayons de soleil, l’envie qui illumine sans fin. L’envie de vivre en dehors des orties. Quand la vie fut la seule chose qui m’appartenait, te laisser vivre fut mon premier réflexe. Car il y aura toujours des moments comme ça où ta venue deviendra l’envers de mon corps. Quelque chose je ressens en pouvant enfin nommer ce sentiment, toi. N'espérer que plus de jours dans un printemps qui me ravit. Des courbes, réconfortante envie, décors de songes et autres mirages que tu m’inventes. La douce mélancolie d’un amour charnel est une pluie rafraîchissante. Je me retrouve souvent à te rêver la nuit, la mer me fait naviguer vers des ports où je nous retrouve sans cesse. Toujours je m’endormirai la tête sur ta poitrine soulevée par ton souffle calme.
Il manque un baiser sur ma joue me fais-tu remarquer.
C’est le début de l’hiver et dans mes bras tu me murmures des amours qui sentent bon le printemps.