"Si je tourne la tĂȘte, dĂ©couvrant ta main posĂ©e sur le drap, ou mon propre bras levĂ© dans la lumiĂšre, j'ai encore son regard dans les yeux. Le cadre n'enferme pas la vie, il la rapproche, la pense. Aujourd'hui est une rĂ©alitĂ© qui se partage. On s'y Ă©tire, on s'y replie, cela dĂ©pend des moments, de qui est lĂ ou pas, Ă quoi on pense (oui, deux fois au moins, penser).
Pour une fois je n'ai construit aucune demeure, je me suis contentĂ©e d'entrer lĂ oĂč nous sommes dĂ©jĂ . J'ai avancĂ© au hasard sans craindre de me perdre : d'exister, rien n'est anodin."
Ariane Dreyfus - Nous nous attendons - extrait



















