J'aime imaginer mes journĂ©es Ă ses cĂŽtĂ©s. Elles seraient douces, tendres, joyeuses. Amoureuses.Â
Faire des choses à deux. Des choses bénignes. Prendre le rer en sachant que quelqu'un vous protÚge. Quelqu'un de spécial. Une personne en laquelle vous avez confiance. Une confiance aveugle, qui vous fera faire n'importe quoi. L'amour.
Es-ce que je sais ce qu'est rĂ©ellement l'amour ? L'amour qu'on partage Ă deux, l'amour pour lequel on vit, celui pourquoi on est nĂ©, celui Ă cause du quel on va mourir. Ce n'est peut ĂȘtre pas le fait de ne jamais avoir eu de relation qui me pose problĂšme. Peut ĂȘtre es-ce le manque d'amour qui me chagrine. La sensation de ne pas ĂȘtre aimĂ© d'une façon spĂ©ciale. De ne pas ĂȘtre spĂ©ciale pour quelqu'un. Quelqu'un qui penserait Ă vous avant de s'endormir, et en se rĂ©veillant le matin.
Je pense tellement à lui, et j'ai l'espoir qu'il fasse pareil. Que l'amour que je lui porte est réciproque.
Je suis niaise et naĂŻve de croire que ce sera possible, de croire qu'il m'aime autant que je l'aime.Â
C'est toujours pareil. Je crois desseller des signes, je crois apercevoir des signes d'amour, ou du moins d'affection. Je me trompe sans cesse. Pourquoi cette fois-ci ce serait différent ?
Malgré tous ces échecs consécutifs, je suis toujours persuadée que quelqu'un m'attend quelque part. Que cette personne est aussi perdue que moi, que nous sommes faits l'un pour l'autre. Est-il cette personne ? J'aimerais tant.
Il est diffĂ©rent. Il ne donne pas l'impression de n'ĂȘtre attirĂ© que par le physique. Peut-ĂȘtre que je me trompe.Â
Comment fait-on pour savoir si quelqu'un vous aime autant que vous l'aimez ? Certaines filles ont l'air de le savoir directement. J'aimerais ĂȘtre l'une de ses filles.Â
En ce qui me concerne, quand je pense intĂ©resser quelqu'un, je comprend quelques temps aprĂšs que ce n'est pas le cas.Â
Me voilà donc, dans mon lit, en train d'écrire ce que je ressens.
Es-ce mon premier chagrin  d'amour ? Je ne sais pas vraiment. Ce n'est pas la premiÚre fois que j'ai une déception sentimentale. C'est devenu quelque chose d'habituel pour moi. Espérer. Puis ouvrir les yeux.
Mais aujourd'hui c'est diffĂ©rent. Il est diffĂ©rent. Je crois que je l'aime vraiment. Non, j'en suis sĂ»re. Je suis rĂ©ellement amoureuse de lui. Je pense Ă mon avenir avec lui. Aux promenades qu'on pourrait faire ensemble, aux concerts oĂč nous pourrions aller... L'idĂ©e de rencontrer ses parents en tant que petite-amie officielle m'a mĂȘme traversĂ©e l'esprit.
Peut-ĂȘtre que cet amour ne serait pas si puissant et dĂ©vastateur si je ne rĂȘvais pas de lui. Des rĂȘves oĂč mes vĆux se rĂ©alisent. Le seul moment oĂč un garçon fut amoureux de moi Ă©tait un rĂȘve. Je me raccroche donc Ă la rĂ©alitĂ©. Du moins ce que j'en perçois. Les petits compliments, les rires, les messages...
Fait-il tout cela seulement Ă moi ? Dieu seul le sait. Â
M'aime-t-il ? Dieu seul le sait.Â
J'ai tellement peur de l'Ă©chec sentimental. J'ai tellement peur des moqueries. Ainsi, je n'en ai parlĂ© Ă personne, Ă part Ă ma sĆur.
Devrais-je le dire à mes amis ? A mes meilleurs amis ? Mon choix à été de m'abstenir jusque là . Qui sait comment ils réagiraient ?