Ma lettre Ă toi
Depuis que tu es parti, les questionnements se font si nombreux, ils bouillonnent dans ma tĂȘte. Quand, oĂč, comment, pourquoi? Mais j'ai rĂ©alisĂ© que ces questions-lĂ tuent, elles dĂ©truisent l'intĂ©rieur, les bonnes Ă©nergies, le cĆur. Ton dĂ©part m'a fait rĂ©aliser tant de choses et j'aurais aimĂ© avoir pris conscience de tout ça avant, mais je sais que rien n'arrive pour rien... Tu serais le premier Ă me dire ça! J'ai entre autres rĂ©alisĂ© qu'il faut VIVRE. Pas seulement se laisser porter par la foule, pas seulement se plier Ă ce que la sociĂ©tĂ© nous dicte de faire ou de ne pas faire, pas seulement aller Ă l'Ă©cole pour faire de l'argent plus tard. Il faut voir plus grand que tout ça! Il faut RĂVER et faire tout ce qu'on peut afin de rĂ©aliser nos rĂȘves.
Tu m'as enseignĂ© Ă toujours aller au bout de ce que j'entreprends et je crois que c'est ce que j'ai le goĂ»t de partager avec les autres : il faut continuer, ne pas abandonner! C'est souvent au moment oĂč on veut lĂącher que le miracle se produit. Il faut changer de perspective et savoir Ă©couter son cĆur, parce qu'on ne sait jamais quand on partira. Je sais que ça peut sembler trĂšs clichĂ© tout ça, mais ça le devient moins quand on le vit. Le truc avec nous, les ĂȘtres humains, c'est qu'on aime Ă©couter des belles paroles, se dire : ''Heille, wow, c'est donc bien vrai, ça! Je vais changer ma vie Ă partir de demain!'' Mais le lendemain, on a dĂ©jĂ oubliĂ©... Et on se retrouve de nouveau dans la roue de la masse, dans nos vieilles pantoufles trop confortables qui nous entraĂźnent dans des voies dans lesquelles on ne dĂ©sire pas nĂ©cessairement ĂȘtre, sans mĂȘme en ĂȘtre pleinement conscients.
S'il y a bien une personne qui m'a fait prendre conscience du monde dans lequel je vis, c'est bien toi. Avec toutes nos conversations sur la politique, l'histoire et les ĂȘtres humains, tu m'as ouvert les yeux sur tant de choses. Mais parmi toutes ces derniĂšres, celle qui m'a le plus marquĂ©e, c'est qu'il faut AIMER notre monde, tant notre planĂšte que les personnes qui y vivent. On passe trop de temps Ă se regarder nous-mĂȘmes, Ă s'en faire pour des banalitĂ©s, Ă dĂ©battre au lieu de s'ouvrir aux autres et de s'unir, Ă s'en vouloir les uns aux autres, Ă s'haĂŻr pour aucune raison.
Je sais que j'ai tendance Ă chialer sur Ă peu prĂšs tout, et tu me disais souvent de ne pas perdre mon temps avec ça, d'essayer de comprendre les autres, de les aimer au lieu de les blĂąmer ou de les dĂ©tester. C'est ce que je vais tenter de mettre en application le plus possible dans ma vie. Aimer et partager l'amour! Vivre, rĂȘver, aimer. Pour vrai. Ni pour mes parents, ni pour mes amis, ni pour mes professeurs ou pour la sociĂ©tĂ©, mais pour MOI. Il n'y a rien de trop grand, de trop beau, de trop fou, ça je le sais maintenant, j'en ai la conviction. Et je le sais parce que c'est une des choses les plus prĂ©cieuses que tu m'as laissĂ©e avant de me quitter, avant de nous quitter. Je ne saurai jamais te remercier assez, alors j'essaierai de te faire honneur tout au long de ma vie en chĂ©rissant et partageant tes mots et ta lumiĂšre, et en me battant pour rĂ©aliser mes rĂȘves!
Repose en paix.
Siempre estarĂĄs en mi corazĂłn, Dani.
Te amo.












