The Revenant - Critique
Suite à tout le tralala que nous avons entendu/vu/lu autour du dernier film d’Alejandro Gonzalez Iñaritu, je souhaitais partager mon opinion sur ce long métrage.
Fort d’une technique inégalée, le chef opérateur du film a dû subir les nombreux caprices tyranniques du réalisateur pour donner vie au film, bourré d’images à couper le souffle. Dans une nature sauvage et hostile pour l’Homme, Di Caprio tente de survivre à ses blessures. Bassinés par les louanges faites sur son jeu d’acteur, il parait évident en le regardant qu’il s’agisse d’un acteur talentueux au rôle fait sur mesure. Et c’est donc sans aucune surprise, ni subjugué, ni compatissant, que Léo live son jeu. La surprise n’est donc pas au niveau du beau blond aux yeux bleus, mais ailleurs.
Tom Hardy nous emporte et nous tiraille, adulé dans Mad Max, il est execrable dans The Revenant. Jouant à la perfection son rôle de trappeur américain proche de ses sous, raciste et primaire, il dévoile une technique sans faille pour ce film.
Les seconds rôles ne sont pas non plus à négliger, presque effacés par la présence du noyé de l’Insubmersible, ils doivent être revalorisés autant que le rôle du chef opérateur et des techniciens. La force du film résidant à la fois dans la lumière, la musique et l’ambiance créée par les acteurs et figurants.
Pour résumer sur The Revenant, il s’agit là d’une machine à Oscar, signée par DiCaprio pour prouver qu’il est inégalé, malheureusement il n’est pas son meilleur film, et de loin !
Quant aux images, elles sont sublimes, mais quand on pense au budget dépassé et le peu d’heures de tournages par jour, il parait inimaginable qu’il ne soit pas à la hauteur du côté execution.
Le peu d’histoire qui réside dans le film fait ressortir le court métrage comme une performance artistique à la coquille vide. En un sens, un beau documentaire, une adaptation de Man vs Wild sur Grand Ecran.
Charlotte

















