Les humiliations punitives.
Le fondement des punitions est très probablement l’humiliation que subit le puni. C’est en tout cas ce que je pense après avoir été fouetté et brimé de 16 à 19 ans ½ à la maison, en internat et en maison de correction (en Thaïlande).
Il est certain qu’un gars nu devant d’autres gars habillés n’a plus aucune dignité... il est rabaissé à être un objet ou un animal et c’est la raison de l’humiliation. Bien sûr les coups participent grandement aussi à l’aspect punitif mais j’ai toujours mieux supporté les coups que l’humiliation de les recevoir nu ce qui a été la règle pour moi.
Mais en plus de cette humiliation d’être nu pour recevoir les coups il y avait les autres humiliations sans les coups. C’est pire car dans un groupe (surtout de garçons) le fait de recevoir la raclée et de la prendre relativement dignement donne une certaine aura. Le fait d’être humilié pas du tout.
Dans la maison de correction de Thaïlande j’ai subi ces humiliations devant les autres âgés de 13 à 21 ans... Quelle terrible honte lorsque vous êtes ainsi puni à 18 ans devant des gamins de 13 ans...
Mon beau père et les gardiens de la maison de correction (mais aussi les surveillants d’internat) avaient une imagination débordante lorsqu’il s’agissait d’humilier un gars !
La plus commune humiliation avant et après la fessée était le piquet, nu, bien visible dans un coin, face à un mur ou au milieu de la cour bien visible de tous les élèves. Pour agrémenter ce temps de réflexion souvent très long (toujours au moins une heure mais cela pouvait aller jusque 6 heures d’affilée) on pouvait se voir affubler d’un bonnet d’âne, d’une pancarte, faire le piquet debout, à genoux... beaucoup de variantes donc !
Le bonnet d’âne a été soit un tronc de cône d’environ 1m de haut avec le mot ANE (DUNKEY) ce qui était le cas en Thaïlande ou à la maison un bonnet formé d’une bande de carton agrémenté de deux oreilles d’ânes assez longues...
La pancarte était en général autour du cou et portait des mentions humiliantes : JE SUIS UN ANE BÂTE, JE SUIS UN CRETIN, I AM A STUPID BOY... Cela rabaisse bien l’orgueil croyez moi
Le piquet debout mains sur la tête ou mais en haut portant un objet lourd, mains devant tenant aussi un objet lourd ou un instrument de punition, position de l’avion, penché cuisses écartées bras en arrière tenant la cane ou un autre instrument de punition...
Le piquet à genoux pouvait se faire sur le sol dur, sur une règle en bois ou en métal carrée ou triangulaire, sur du riz sec ou des grains... La punition est dure jamais plus longue qu’une demi-heure mais couplée avec un piquet debout...
Très prisé par mon beau père et par les gardiens là aussi. Il s’agit de faire faire un travail si possible totalement sans intérêt voire inutile au puni, en le contrôlant avec éventuellement une fessée s’il n’exécute pas correctement la tâche.
Nettoyer le hall avec une brosse à dents, couper l’herbe avec une paire de ciseaux, déplacer des tas de cailloux d’un coin à l’autre de la cour jusqu’à avoir fait faire tout le tour aux cailloux (un à un et en courant par exemple), nettoyer les toilettes bien sûr un grand classique, améliorer le revêtement de la cour en balayant et en l’aplatissant avec un rouleau, repeindre un bâtiment ou un mur...
J’ai pratiquement toujours effectué ses travaux nu ce qui ajoutait évidemment à l’humiliation.
Les travaux d’écritures débiles
Pas beaucoup plus utiles étaient les lignes, le recopiage de définitions du dictionnaire, le recopiage de textes édifiants ou le noircissement de petits carreaux sur une ou plusieurs pages.
Ah les lignes un must, bien connu je pense de tout le monde. Qui n’en a pas écrit... pour moi il fallait que ce soit parfaitement bien écrit... aucune chance de remplir la page en colonne c’était bien évidemment contrôlé, si il y avait une faute en général il fallait recommencer la page donc 25 lignes avec quelques claques sur les fesses en plus... des variantes ? Écrire en lettres capitales, changer de stylo à chaque ligne ou à chaque mot (voire une fois à chaque lettre). Le nombre de lignes pouvait être élevé... mon record 2000 en un weekend... cela veut dire environ 20h de lignes sur un weekend (du vendredi soir au dimanche soir). J’en ai un souvenir impérissable.
Plus dur le recopiage (maximum 20 fois) d’une définition du dictionnaire, souvent celle d’une faute : insolence, paresse... cela pouvait faire une vingtaine de lignes selon le dictionnaire utilisé mais le vrai problème était de ne pas se tromper dans les signes permettant de vocaliser les mots... WOW
Pareil pour des textes chiants en général parfois de 20 pages sur un sujet sans intérêt. Je m’en souviens d’un sur le rouge des panneaux d’interdiction. Texte juridique avec des références qu’il a fallu recopier !
Enfin le remplissage de pages de petits carreaux (je n’ai jamais compté combien il y en avait dans une page mais la réponse est beaucoup). Un carreau en noir le suivant en rouge, le troisième en vert, le quatrième en bleu... et ainsi de suite. Comme le nombre de carreaux dans une ligne n’est pas un multiple de 4 cela fait que les carreaux ne tombent pas en colonne.
Le port de tenue humiliante
En dehors de la nudité humiliante en soi, certains avaient de l’imagination pour faire porter au puni une tenue encore plus humiliante que la nudité : la culotte ultra courte, la couche, des vêtements de fille (je n’ai pas eu mais j’ai vu), des vêtements déchirés ou sales...
Mon beau père avait la préférence pour une culotte ultra courte limite décente. On voyait plus que le haut des cuisses mais aussi le bas des fesses et bien entendu comme quand on la portait on avait été fessé...
J’ai aussi appris (notamment en Thaïlande et dans l’armée ensuite à aller sans slip... cela fait très bizarre et tout le temps vous avez l’impression que tout le monde sait que vous ne portez pas de culotte ce n’est pas une honte publique mais cela revient quasiment au même... au moins dans votre tête.
Sous-sol aveugle à la maison, vrai cellule en maison de correction. Même si l’enfermement est court cela est très éprouvant... Cette punition s’accompagnait souvent de peu de nourriture et uniquement du pain sec et de l’eau. Un weekend au cachot et vous étiez brisé. En Thaïlande il y avait deux cachots, l’un une cellule en sous-sol sans fenêtre, l’autre une cage dans la cour...j’ai subi les deux ! la cage était encore pire car au soleil dans la journée et dans le froid la nuit. C’est humiliant car vous n’avez plus aucune liberté ni pudeur... Pisser ou chier dans un pot devant d’autres est une honte terrible.
Là il s’agit de vraiment travailler mais en étant forcé. Par exemple à la maison de correction on devait faire des centaines de petits tressages en paille... Cela rapportait car ils étaient vendus. Mon beau père m’a envoyé plusieurs fois dans une ferme en Grande Bretagne où j’ai fait les travaux des champs, les bêtes et tout le travail agricole, en short souvent, et soumis aux châtiments corporels.
Un travail inutile et terrible
Mon beau père avait un moyen assez simple de nous calmer de nous occuper pendant un temps long... il mélangeait 200g de riz, 200g de lentilles, 200g de pâtes (celles en forme de lettres) et 200g de petits cailloux blancs...il mélangeait bien et le puni devait séparer chaque catégorie dans des bols... sans erreur sous peine de recevoir le martinet autant de fois que d’erreurs. Cela force à se concentrer pour ne pas mettre un caillou dans les lentilles... Ensuite il pesait avec une balance très précise... et ainsi définissait le nombre d’erreurs et donc le nombre de coups de martinet... j’ai passé des après-midi et des soirées à faire cela.
Humiliation devant d’autres
Dernière humiliation devoir demander à un étranger (en général un ami de mon beau père ou un camarade à moi ou mes frères) de signer un document rédigé par le puni indiquant sa faute et comment il allait être puni... par exemple j’ai dû faire signer à trois camarades de classe le texte suivant que j’ai retrouvé :
Je suis karl ivain et j’ai menti à mon père concernant mes notes en classe. Je le regrette mais malgré mes 17 ans j’ai été fessé à la main et au martinet, effectué une heure de piquet et je suis consigné tous les dimanches pendant un mois.
J’ai vu les 3 signatures de copains... mieux valait faire vraiment signer car mon père demandait en général à celui qui avait signé si c’était bien lui le signataire...
J’ai dû aussi quelque fois aller chez un ami de mon beau père et lui demander de me fesser cul nu pour me punir... la honte totale !
C’était régulièrement. Après une faute la punition était décidée par le sort... un tirage avec deux dés... j’ai retrouvé récemment la feuille des instruments :
10– baguette de noisetier
11– 3 baguettes de noisetier
Le nombre de coups était déterminé par un deuxième lancer des deux dés et on multipliait par 10... cela allait donc de 20 à 120. Bien évidemment 20 claques sont très éloignées comme punition de 120 coups de baguettes de noisetier par exemple mais c’était le but du jeu...
Une dernière humiliation était l’obligation d’avouer ses fautes. Tous les vendredis nous étions dans son bureau, nus à 18h00. Il fallait à l’annonce de son nom s’avancer, se mettre à genoux mains sur la tête après avoir tendu le carnet de punitions : endroit où nous devions noter nos fautes, nos punitions immédiates... Il décidait alors d’une punition complémentaire éventuelle qui était administrée immédiatement