Salle pute de société.
Tout le monde doit vivre, tout le monde doit sourire.
Tout le monde doit suivre, tout le monde doit survivre,
et jusqu’à en pourrir.
Tu nous sers sur tes plateaux de verre,
des mensonges et atrocités dès l'entrée,
et jusqu'au dessert tu nous gerbes tes morosités.
On peut le dire, tu nous fais déguster,
toi, notre très chère société.
Sache quelque chose.
Une seule.
Je serais poussée dans ces boîtes que tu nous tends.
Et j'y serais enfermée.
Mais il y a une liberté.
Une seule dont tu ne pourras me priver.
Celle de me tuer.
Je ne te laisserai pas tout contrôler.
Je ne te laisserai pas ce plaisir-là,
le plaisir de m'étouffer lentement.
Toutes ces douleurs affligées, offres les à mes camarades.
Ils garderont le sourire pour toi,
ma belle société,
mais pas moi.
S'il le faut, je me tirerait une balle,
je te gueulerais
« Va te faire enculer, toi, ta doctrine facile,
et tes collabos comme des clébards,
vas te faire enculer je ne te suivrai pas!
Je crèverai avant de t'offrir quoi que ce doit de mon âme! »
Ah ! Mon amour de société,
tu ne me retireras pas la liberté
de mourir si j'en ai envie.
Tu me dégoûte société,
et tes collabos comme des clébards,
vous êtes tous des crevards.
Et je me tuerais avant de vous laisser le moindre plaisir
de me voir sombrer dans vos abîmes.
Vous pouvez tout me prendre.
Mais pas une liberté,
celle de me tuer.
Ah oui, j'avais oublié,
j'ai lu d'un penseur une fois
que l'homme de tue toujours trop tard.
Je suis déjà dans tes bras,
divine société;
et tu as déjà commencé
à m'assassiner.
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You, Society, you’re a whore.
Everyone has to live, everyone has to smile.
Everyone has to follow, everyone has to survive,
And until we rot.
You serve us on your glass trays,
Lies and atrocities for starter,
And until the dessert, you throw up your moroseness.
We can say it, you give us a bad time,
You, our dearest society.
But you have to know something.
Only one.
I would be pushed into those boxes you hold us.
And I would be locked up there.
But there is a freedom.
Only one you can’t take me.
The freedom to kill myself.
I will not let you control it.
I will not let you this pleasure,
The pleasure of stifle me slowly.
All those pains, offer them to my comrades.
They’ll keep a smile for you,
My beautiful society,
but not me.
If necessary, I would pull the trigger,
I would shout
“Go fuck yourself, your easy doctrine,
And your collaborators like fucking puppets,
Go and fuck yourself, I will not follow you!
I will die before offering you anything of my soul! ”
Ah! My love of society,
You will not take away my freedom,
To die if I want to.
You disgust me society,
And your collaborators like fucking puppets,
You’re all bastards.
And I will kill myself
before leaving you the slightest pleasure
To see me sink into your abyss.
You can take me everything.
But not a freedom,
the freedom to kill myself.
Oh yes, I had forgotten,
I read of a philosopher once
That men always kill themselves too late.
I am already in your arms,
Divine society;
And you have already started to kill me.