To new adventures
Daring to dream
“ Joséphine, que se passe-t-il si tu te laisses rêver ? “ Me laisser rêver ? Oserais-je ? En ce moment précis, je suis comme une spectatrice face à la scène de suspense d’un film qu’on découvre. La tension monte, mais la réponse est claire : c’est l’aventure qui triomphera. Comme quelques années auparavant, alors que j’embrassais l’inconnu en sautant dans un avion pour l’autre bout du monde. Ma valise est prête ! Où allons-nous ?
J’ai su que je voulais faire ce Master * dès l’instant où mon amie, ancienne étudiante de Paris II, a levé les yeux pour réfléchir à son expérience. De son silence s’est dégagé la confiance en l’inconnu. Le ticket était booké.
La lecture du programme était comme un menu alléchant et trop détaillé pour un ventre affamé. Pleine de joie et d’enthousiasme, j’utilisais cette énergie pour les préparatifs : la table - mon appartement - prête à accueillir les denrées ; les couverts - mon état d’esprit - bien disposés ; les convives - mes proches - invités à goûter au festin. Un joyeux "mezze" à partager.
Saying yes
Les plus beaux cadeaux que j’ai pu me faire avaient tous en commun d’écouter mon intuition, en suivant les chemins de l’exploration, de la découverte, de l’aventure. Ces mêmes chemins sinueux dont on ne connaît pas les étapes, la longueur, les aires de repos.
Dans Yes Man, Jim Carrey incarne Carl Allen, un homme désabusé qui se retrouve malgré lui disponible à toutes les possibilités que la vie lui offre. Contraint de dire oui, à tout. À la différence de Mr Allen, je conserve mon libre arbitre (ou est-ce vraiment le cas ?) et choisis de dire oui sans contrainte extérieure. Ma contrainte personnelle autodéterminée est de choisir ce qui est beau, bon et juste. Ce qui me fera regarder en arrière avec fierté. Ne pas dire oui à tout, dire oui à ce qui résonne en moi. Gut control - check. Boarding time.
Flying
Au décollage, je serre toujours un peu les accoudoirs, je m’agrippe, je me raisonne, et je fais une petite prière. Juste au cas où.
“ Alors Joséphine, c’est comment maintenant que tu rêves ?”
Silencieux : entre les nuages cotonneux je ne distingue rien. Un calme d’abord rassurant puis inquiétant. N’y a t-il que ça ?
Agité : des turbulences dans mon ventre, une énergie créatrice qui gronde et a bien plus que je ne lui permet de dire.
Contemplatif : je regarde ces inconnus que nous sommes et qui partageons la même cabine pour un moment. Un moment où nous faisons tous plus ou moins la même chose, au même moment. Certains sont assis devant, d’autres à côté des toilettes. Certains mangent ce qu’on leur donne, d’autres un repas halal, casher ou diabétique. Certains se retrouvent coincés derrière des dossiers de sièges trop inclinés, d’autres se demandent combien de temps ils pourront tenir avant de devoir enjamber leur voisin endormi pour aller au petit coin. La plupart d’entre nous sommes plongés dans un film de notre choix, mais nous partageons bien le même espace temps.
Connecté : je tends à mon voisin le paquet de gâteaux que l’hôtesse m’a donné : “vous en voulez ?” “oui, merci !”. On empile nos plateaux pour dégager nos espaces et faciliter le travail de l’hôtesse. On se demande poliment pardon pour sortir une fois, deux fois, trois, fois.
Quoi qu’il arrive, nous sommes tous vulnérables. Peu importe la destination, apprécions le voyage. * En Septembre 2020 j’ai démarré un nouveau Master en coaching axé sur le développement personnel à Panthéon Assas, Paris II.














