Nouvelles formes du travail et de la protection des actifs >  contribution Musette au débat de France Stratégie
Nous lançons cette annĂ©e Ă la Fing le projet « la Musette de lâactif[1] », dans un moment oĂč le sujet des transformations du travail (par le numĂ©rique, entre autres) est devenu plus que sensible.
La sociĂ©tĂ© de lâemploi Ă©volue, avec son lot de tensions et dâincertitudes : Ă©conomie mondialisĂ©e, chĂŽmage longue durĂ©e, croissance faible, robotisation, uberisation, Ă©conomie collaborative, discontinuitĂ© des parcours, individualisation des relations professionnelles, protection sociale inĂ©galement rĂ©partieâŠ
Dans ce contexte macro-Ă©conomique et politique incertain (oĂč des futurs trĂšs diffĂ©rents pourraient ĂȘtre possibles), nous avons souhaitĂ© Ă travers ce projet de ârecherche-actionâ, recentrer le dĂ©bat sur lâindividu et la maniĂšre dont son rapport Ă lâactivitĂ©, au travail et Ă lâemploi, Ă©volue.
La sociĂ©tĂ© numĂ©rique bouscule les rapports de force, les institutions, les organisations, Elle en appelle Ă inventer de nouvelles articulations entre lâindividu et le collectif. A lâheure oĂč Ă©mergent des formes inĂ©dites dâexploitation (avec un retour du travail Ă la tĂąche), mais oĂč sâaffirment aussi des attentes fortes dâautonomie et de dĂ©veloppement personnel, lâambition de la Musette est dâimaginer et dâexpĂ©rimenter de nouvelles lignes de partage. Quâest-ce que serait quâun environnement capacitant et souverain autour de la personne, lâaidant Ă mieux choisir et construire sa trajectoire ?
Cet environnement, une fois dĂ©fini, prototypĂ©, expĂ©rimentĂ© pourrait aider Ă alimenter la vision politique et la faisabilitĂ© dâun vĂ©ritable âstatut de lâactifâ, en Ă©clairant ses opportunitĂ©s et ses risques.
Quâest-ce que la Musette au juste ?
 La Musette est aujourdâhui encore un concept qui va ĂȘtre nourri les mois prochains, par le dĂ©bat et la co-conception par une communautĂ© ouverte dâacteurs volontaires.
Par la Musette, lâidĂ©e est de rĂ©armer lâindividu, lui redonner du pouvoir dâagir dans la construction de sa trajectoire dâactivitĂ©s - professionnelles, associatives et personnelles -, en consolidant autrement sa palette dâoutils et de savoir-faire.
La Musette se dĂ©finit ainsi comme un support quotidien rĂ©flexif et proactif. A la fois espace physique et numĂ©rique, elle doit servir Ă capitaliser des outils, des mĂ©thodes, et des savoir-faire, permettant Ă lâindividu de gĂ©rer autrement ses compĂ©tences, ses droits administratifs, les liens avec ceux avec lesquels il travaille ou Ă©change, ses identitĂ©s, son environnement de travail, sa santĂ©, son dĂ©veloppement personnelâŠ
Le projet fait bien sĂ»r rĂ©fĂ©rence Ă la musette dans laquelle lâouvrier qualifiĂ© des dĂ©buts de la rĂ©volution industrielle emportait avec lui les outils de son art, et qui symbolisait Ă la fois sa compĂ©tence, sa mobilitĂ© et sa libertĂ©[2].
Par lĂ il questionne aussi la maniĂšre dont de nouvelles relations acceptables - souhaitables pourront se tisser entre les individus et les organisations mais aussi toutes les formes de âcollectifs productifsâ ; et comment ceux-ci, publics, associatifs, privĂ©s pourront tirer parti de ce nouvel empowerment de leurs collaborateurs.
DĂ©finir nous-mĂȘmes les modes de relations professionnelles que nous attendons, est dĂ©jĂ une maniĂšre de participer Ă leur changement.
Pourquoi doter les actifs dâune âMusetteâ ?
> Parce que les parcours sont de plus en plus discontinusâŠ
Bien sĂ»r, la Musette part du constat - flagrant - de la discontinuitĂ© croissante des parcours. Les actifs alternent des pĂ©riodes dâemploi, de non-emploi, de formation et de multi-activitĂ©s. Les individus ne peuvent plus confier leur carriĂšre Ă une seule et mĂȘme entreprise, et lâentreprise elle-mĂȘme ne le souhaite pas. Or lâindividu est laissĂ© relativement seul dans la gestion de cette discontinuitĂ©, mĂȘme si des dispositifs dâaccompagnement, de formation existent. Elle le pĂ©nalise dâun point de vue de la protection sociale[3], mais elle lâaffaiblit aussi personnellement. Pour lâindividu, se reconstruire un rĂ©cit qui ait du sens, et qui puise dans son histoire personnelle et ses identitĂ©s multiples, nĂ©cessite du courage, de la maturitĂ©, de la confiance en soi, des rĂ©seaux renvoyant une image bienveillante, etc. On pourrait imaginer que lâexercice qui consiste Ă re-tisser les fils de sa vie pour lui donner une plus grande cohĂ©rence ne soit pas rĂ©servĂ© aux pĂ©riodes de crises et aux bilans de compĂ©tences. Il existe, en la matiĂšre, des mĂ©thodes, concrĂštement activables.
> Parce que lâindividu est par nature multi-actif⊠:
Quâil soit dans lâemploi Ă plein temps, Ă mi-temps ou au chĂŽmage, tout individu est multi-actif. Lâaugmentation du niveau de vie et du niveau dâĂ©ducation de la population a participĂ© Ă ce que tout individu dĂ©veloppe Ă cĂŽtĂ© de son activitĂ© gagne-pain (parfois Ă©panouissante, parfois non), des activitĂ©s extra-professionnelles, personnelles, militantes, associatives, familiales, sportives ou simplement sociales (de voisinage, ou en local). Ce phĂ©nomĂšne nâest pas nouveau. Ce qui change avec le numĂ©rique, câest lâinterpĂ©nĂ©tration des diffĂ©rents temps sociaux. Le temps des activitĂ©s est beaucoup moins rythmĂ© par lâunitĂ© de temps de lâemploi, et son unitĂ© de lieu. Aujourdâhui les activitĂ©s, les liens se gĂšrent depuis les mĂȘmes supports, les mĂȘmes agendas, les mĂȘmes rĂ©seaux sociauxâŠ
Nous sommes en train de passer dâune sociĂ©tĂ© de lâemploi Ă lâĂšre de lâactivitĂ© : oĂč toutes les activitĂ©s « comptent » :
- symboliquement au regard lâexigence de sens et de dĂ©veloppement personnel,
- Ă©conomiquement, en particulier via les plateformes de âl'Ă©conomie collaborativeâ, mĂȘme si la valeur qu'y crĂ©ent les individus profite en gĂ©nĂ©ral de maniĂšre disproportionnĂ©e aux exploitants des plateformes. Mais aussi via -      d'autres dispositifs tels que les rĂ©seaux d'Ă©change de service, les monnaies complĂ©mentaires, etc. Ce nouveau rapport Ă lâactivitĂ© met en tension lâengagement[5] requis normalement dans le travail. Il serait utile pour lâindividu de mieux comprendre ce quâil retire de ses diffĂ©rentes activitĂ©s, et la maniĂšre dont il capitalise sur ses expĂ©riences. La multi-activitĂ© ne va pas de soi (en particulier quand elle est subie), et nĂ©cessite beaucoup de discernement personnel (quâest-ce que jâattends de cette expĂ©rience, et Ă©ventuellement combien de temps et dâinvestissement vais-je y consacrer ?) ainsi quâune gestion habile de son temps. Â
 > Parce que la force des rĂ©seaux et la maturitĂ© des interactions interpersonnelles font Ă©merger de nouveaux âcollectifs productifsâ qui ne ressemblent plus aux entreprises classiques :
Si les trajectoires se sont individualisĂ©es, les dynamiques collectives ne sont pas Ă©teintes, loin de lĂ . Elles connaissent un renouveau, elles foisonnent sous des formes qui remettent en question le modĂšle de lâentreprise classique, tantĂŽt pour le meilleur, tantĂŽt pour le pire : Â
// le cĂŽtĂ© lumineux de la force : OutillĂ©s par les rĂ©seaux, des collectifs productifs - câest-Ă -dire travaillant Ă la production dâun bien, dâun service - rĂ©ussissent Ă travailler en rĂ©seau, parfois sans se connaĂźtre les uns les autres. Les exemples sont multiples dans le champ de lâentreprise Ă©tendue, mais aussi au-delĂ de lâorganisation, dans le champ des biens communs, notamment numĂ©riques (logiciels libres, wikipedia, sciences participatives, etc.), de lâĂ©conomie collaborative, du monde associatif. De nouvelles structures dâencadrement Ă©mergent : les coopĂ©ratives dâemploi et dâactivitĂ© (Coopaname, CoopĂ©rer pour entreprendre), des collectifs en rĂ©seaux (Ouishare, Imagination for People, AssemblĂ©e virtuelleâŠ). DerriĂšre la diversitĂ© de ces collectifs productifs, ce sont de nouveaux modes dâappartenance qui sâexpĂ©rimentent, parfois Ă©phĂ©mĂšres, parfois durables. Par le biais dâun contrat de travail, dâun contrat commercial, dâune adhĂ©sion, ou dâengagement plus informel, nĂ©anmoins fortement identitaire. Il est nĂ©cessaire de penser du point de vue de lâindividu la maniĂšre dont ces modes dâappartenance contribuent Ă le nourrir, dans un rapport de rĂ©ciprocitĂ©. Â
// son cĂŽtĂ© obscur, socialement⊠: Les nouveaux collectifs productifs sâillustrent aussi dans le champ de lâĂ©conomie des plateformes, oĂč le travail Ă la tĂąche fait son grand retour (chauffeur Uber, dĂ©veloppeur dâapps, ou travailleur dâAmazon Mechanical Turk). LĂ , lâindividu actif est seul, subordonnĂ© aux conditions dâutilisation de la plateforme sans pour autant lâĂȘtre au sens du droit du travail. En outre lâĂ©valuation du travail ou du service rendu repose sur les notations par les pairs ou les clients. Or celles-ci ne sont pas exportables. Si le travailleur dâune plateforme souhaitait les rĂ©cupĂ©rer â par exemple pour faire connaĂźtre sa valeur, sa fiabilitĂ©, auprĂšs dâune autre plateforme sur laquelle il proposerait ses services -, il lui faudrait sans doute mobiliser un collectif pour se faire entendre[6], mais il lui faudrait aussi un espace souverain pour rĂ©cupĂ©rer ses donnĂ©es, les analyser, les stocker, dĂ©cider de les partager avec dâautres plateformes. OĂč cela pourra-t-il se faire, sans intermĂ©diaire intrusif ? Le projet Musette entend prĂ©cisĂ©ment aborder ce genre de problĂ©matique et lui offrir des voies de rĂ©solution. Â
> Parce que les data dĂ©vorent le monde et pourraient avoir la capacitĂ© de marchandiser lâĂȘtre humain dans tout ce quâil est :
Le propre du numĂ©rique est de tracer, de quantifier. Mais les donnĂ©es quâil produit pour ce faire, constituent des unitĂ©s de valeur Ă part entiĂšre. Câest tout le paradoxe du numĂ©rique qui est Ă la fois un outil, un moyen, et une fin. Or les donnĂ©es, et en particulier personnelles, font le jeu dâune captation par les organisations, sans re-partage de celles-ci avec les individus quâelles concernent. Le programme de la Fing MesInfos explore et expĂ©rimente les conditions dâun retour des donnĂ©es personnelles aux individus, via le stockage des donnĂ©es sur des serveurs personnels (comme Cozy Cloud), pour quâils puissent les exploiter Ă leurs propres fins via une couche applicative (comme, par exemple, la Musette). Quels seront les donnĂ©es et les services dĂ©diĂ©s Ă la gestion des diffĂ©rentes activitĂ©s de lâindividu ? Le champ est ouvert. Mais ce quâil y a de sĂ»r, câest que tout ne se gĂšrera pas depuis le Compte Personnel dâActivitĂ© (CPA), ni depuis des comptes âemployeursâ, car beaucoup dâinformations ne concernent que âsoiâ. La rĂ©cupĂ©ration des donnĂ©es personnelles constitue un premier enjeu de capacitation pour lâindividu, car les donnĂ©es sont Ă la source de nouvelles formes de rĂ©flexivitĂ© et de connaissances, dont on ne maĂźtrise pas encore les usages[6].  Par ailleurs de nouvelles formes de mesure de soi pĂ©nĂštre la sphĂšre professionnelle[7], proposĂ©es par les assureurs, les employeurs. Se faisant elles font peser un risque dâindividualisation plus forte de la relation professionnelle, dâune responsabilisation accrue de lâindividu, et dâune marchandisation de tous les pans de vie. La Musette est lâoccasion de dĂ©finir collectivement - du point de vue de lâintĂ©rĂȘt des individus - et non du point de vue de lâemployeur, de lâorganisation, ou du porteur de services⊠- les frontiĂšres de ce qui est acceptable, utile ou non, marchand, non-marchand, confidentiel-personnel, collectif⊠Il appartient aux individus de reprendre la main sur tout un pan de services, pour ne pas les subir. Cela passera sans doute par des voies collectives de mobilisation, ou de revendications, auxquelles la Musette pourra donner corps.Â
Ce que contiendra la Musette
La Musette reste Ă inventer collectivement, Ă prototyper, Ă expĂ©rimenter. Ce sera lâobjet dâun travail menĂ© par la FING, ses partenaires - et toutes personnes volontaires -, Ă partir du 29 juin (Barcamp Ă FuturPublic) et ce jusquâen 2017.
Mais quelques principes ont déjà été établis lors des séances de travail précédentes. En particulier la Musette se définit comme un espace à triple facette :
1) De rĂ©flexivitĂ© sur soi, sur son parcours : un espace oĂč les dynamiques traditionnellement Ă lâĆuvre dans les pĂ©riodes transitions (bilans de compĂ©tencesâŠ) pourraient se dĂ©ployer au long cours. Un tel espace servirait alors autant au retour sur soi quâĂ une posture de vigie par rapport aux opportunitĂ©s Ă avenir. Cette dimension pourrait se nourrir utilement des potentialitĂ©s âdataâ : par exemple les donnĂ©es utilisĂ©es pour le profiling (le recrutement des candidats, par lâanalyse des traces laissĂ©es sur les rĂ©seaux) pourraient ĂȘtre partagĂ©es avec les individus concernĂ©s, et pas seulement rĂ©servĂ©es aux employeurs. Ainsi que le matching[8] - offres / expĂ©riences / compĂ©tences. Ces apports big data doivent ĂȘtre au service des individus autant quâelles le sont aujourdâhui des organisations. Ils vont nĂ©cessiter pour cela de nouvelles formes de mĂ©diations (rĂ©cupĂ©ration, analyse, projection). Pour autant, la Musette ne se rĂ©sumera jamais en un simple outil technique, ou un gigantesque « tableau de bord de la gestion de soi ». Elle sera â Ă coup sĂ»r - un objet hybride, un peu bricolĂ©, oĂč des mĂ©thodes, des pratiques, des pense-bĂȘte papier viendront cĂŽtoyer des applications sophistiquĂ©es.
2) Comme un dispositif de projection de soi et de dialogue avecâŠ
- les organisations : via par exemple un autre partage des donnĂ©es sociales dans lâentreprise, une prise en compte de la mobilitĂ© au sens large. Cela reconfigurerait la relation employeur-employĂ© pour une autre prise en compte de la mobilitĂ© ;
- les plateformes, les rĂ©seaux sociaux : avec la possibilitĂ© de rĂ©appatrier ses donnĂ©es personnelles, ses notations, etc., afin de capitaliser le âdigital laborâ rĂ©alisĂ© sur ceux-ci.
3) Enfin comme le support de nouvelles revendications : de nouvelles aspirations sociales (la reconnaissance du droit individuel Ă la contribution), Ă de nouvelles formes de protection sociales, Ă de nouvelles formes de collectivismeâŠ
Oser lâinnovation ascendante
Le projet Musette va procĂ©der par tĂątonnement, expĂ©rimentation, par codesign de la Musette avec des publics concernĂ©s : des individus multi actifs, en transition ; et des organisations, collectifs productifs en tout genreâŠ
Osons concevoir collaborativement ce qui nous semblerait souhaitable. Ayons le courage de tester, dâexpĂ©rimenter collectivement et de tirer pleinement les enseignements des expĂ©rimentations[9].
Un enjeu majeur pour notre sociĂ©tĂ© est de trouver le modus operandi de lâinnovation ascendante. A lâĂšre du numĂ©rique, oĂč il devient indispensable de repenser lâarticulation entre personnalisation/individualisation et collectivisme/organisation, essayons de donner, par la co-conception et lâexpĂ©rimentation, du poids aux termes de lâĂ©change.
Amandine BrugiĂšre & Aurialie Jublin FING
Design : Yoan Ollivier Plausible-Possible
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[1] Ce projet est issu du travail de la sĂ©quence de prospective « Digiwork, repenser la place de lâindividu au travail dans une sociĂ©tĂ© numĂ©rique », menĂ©e en 2013 et 2014, oĂč plusieurs centaines dâacteurs (salariĂ©s, employĂ©s, freelances, managers, RH, syndicats, acteurs publics) sont venues confronter leur vision des transformations du travail Ă lâĂšre du numĂ©rique. De la dizaine de pistes dâactions ressorties, nous avons fait le choix dâen porter deux autres Ă cĂŽtĂ© de la Musette. - « La Guilde des actifs » portant sur les nouveaux collectifs dâappartenance (voir le scĂ©nario p.15), et, avec lâIRES et Astrees lâanalyse des nouveaux types dâorganisations via Sharers and Workers - âNouvelles pratiques de travail, nouveaux usages de dialogueâ portant sur lâextension du domaine du dialogue# dans lâentreprise.
[2] Le droit du travail et la protection des actifs se sont construits dans lâaprĂšs-guerre sur lâemploi salariĂ© stable Ă plein temps. Les Ă©carts de protection sociale que lâon observe aujourdâhui dĂ©pendent largement du statut, du degrĂ© de continuitĂ© des trajectoires. âLes parcours heurtĂ©s, souvent assortis de changement dâĂ©tat ou de statut, impliquent des ruptures de droits qui conduisent Ă de fortes inĂ©galitĂ©s de revenu de remplacement (chĂŽmage, retraite)â France StratĂ©gie âNouvelles formes du travail et de la protection des actifsâ mars 2016.Â
[3] à la différence des ouvriers non-qualifiés, dont la loi limitait la mobilité.
[4] 9 personnes sur 10 se sentent désengagées de leur travail selon une étude Gallup parue en 2014
[5] Voir Ă ce sujet la mobilisation des travailleurs de la plateforme Amazon Mechanical Turk
[6] http://www.internetactu.net/2014/11/06/productivite-nouveaux-capteurs-nouveaux-indicateurs/Â
[7]Â http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/03/patron-propose-payer-dormir-fuyez-263865
[8] Comme le projet de Bayes Impact
[9] Ă la maniĂšre de lâincroyable tour de force dâATD âTerritoires zĂ©ro chĂŽmeurs de longue durĂ©eâ















