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Que d'activité devant le Masonic Temple

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Iâm still alive
Dimanche 18 octobre 2015.
Ouais je suis toujours en vie ! Mon anglais Ă fait un bon de fou ici, j'aurais jamais su comment le dire avant !Â
Ăa fait un moment que j'ai rien postĂ© sur ce blog. Au dĂ©part je pensais l'alimenter plus frĂ©quemment en anecdotes du quotidien... Mais le temps n'Ă©tant pas une chose aussi extensible que je le voudrais le rĂ©cit de notre pĂ©riple est passĂ© aprĂšs le pĂ©riple.
Pour faire condensĂ© simple et explicite, j'ai repris les cours d'anglais comme un 6eme, on s'est installĂ© dans notre nouveau chez nous (fini Airbnb), j'ai chopĂ© un travail de marketer dans une boĂźte de tĂ©lĂ©communications, on a visitĂ© les Scarborough bluffs, on a goĂ»tĂ© Ă quasiment toutes les cuisines du monde, on a achetĂ© du boeuf, jâai matĂ© la ligue des champions Ă 14h45, Baptiste a fait sa soirĂ©e de dĂ©part chez Drake, on a mangĂ© un Drake Burger, on a fait une soirĂ©e dans un penthouse, on a dĂ©couvert Kensington Market, sa voiture pot de fleur, on s'est sorti de la ville pour voir les couleurs d'automne du vrai Canada, marchĂ© dans Algonquin Park, fait du canoĂ« au milieu d'un lac, on a enfin vu les Ă©toiles, on est rentrĂ© sur Toronto, j'ai enfin tapĂ© dans un ballon, j'ai une team pour la saison de foot, je me suis inscrit Ă des vrais cours du soir en anglais (c'est un vrai business..), j'ai pas fumĂ© depuis six jours, je suis allĂ© Ă un tournoi de Dodgeball, je suis allĂ© Ă un tournoi de BALLE AU PRISONNIER et aujourdâhui câest lâanniversaire de ma petite soeur ! HAPPY BIRTHDAY TETE DâAMPOULE JE TâAIME ;)Â
Ă un peu plus vite j'espĂšre ! Ciao.
Batou ! Encore merci pour le package !!
Sunday chilling Ă la recherche du chateau de Frank.
Dimanche 13 septembre 2015.
Pour ce second dimanche ici on reste fidĂšle Ă nos habitudes françaises. Une grasse matinĂ©e sous un ciel pluvieux, un petit dĂ©jeuner copieux, on traine dans le lit. Le soleil se dĂ©cide Ă pointer le bout de son nez et nous Ă mettre le notre dehors du coup. Aujourdâhui on va partir Ă la dĂ©couverte du quartier de Castle Frank. Sur le chemin on trouve, comme souvent, des tas dâobjets FOR FREE. Ici pas de dĂ©charge, quand tâas plus besoin de quelque chose tu le poses devant chez toi au cas ou ca puisse intĂ©resser quelquâun. Pour le coup il y a de tout : des livres, des meubles, des canapĂ©s et, un cadre.Â
On prend le mĂ©tro, arrĂȘt Castle Frank. On suit le parcours touristique Ă la dĂ©couverte du chateau. On passe par des chemins bucoliques jonchĂ©s de quelques dĂ©chets. Le paysage nâa rien de trĂšs plaisant pour le moment mais bon on se dĂ©gourdit les jambes. Au dĂ©tour dâun chemin câest le retour de la civilisation. on arrive dans un des plus vieux quartier de Toronto avec des maisons historiques ou ont vĂ©cu quelques lĂ©gendes urbaines pour le coup.Â
On se laisse guidĂ© par notre curiositĂ©, de rue en rue, de quartier en quartier pour finalement arriver jusquâau downtown. A mon avis on Ă encore au moins 6 bornes dans les pates pour aujourdâhui.Â
On aura jamais vu le chateau de Frank, mais un couchĂ© de soleil qui, en rĂ©alitĂ©, valait le coup dâoeil.Â
Take care.Â
Welcome to the Greek town
Mercredi 9 septembre 2015.Â
Aujourdâhui on quitte le quartier CorĂ©en pour rejoindre un nouvel Airbnb pour environ deux semaines. Nos nouveaux hĂŽtes sont un couple de français vivant dans le quartier grec de la ville. Il est midi lorsque nous posons nos valises dans leur charmante petite maison typiquement canadienne, sympathiquement dĂ©corĂ©e.Â
Les valises Ă peine posĂ©es on repart Ă la recherche dâun restaurant pour goute les spĂ©cialitĂ©s locales du vieux continent. Lâenseigne dâun restaurant au nom des plus Ă©vocateurs, Tzaziki, nous invite Ă pousser la porte. Ca sera des pains pyta, giros pour Laura et kebab pour moi... HonnĂȘtement, vu le gout amĂ©ricanisĂ© de la chose le cuisto doit ĂȘtre un faux grec. Câest gras et sans rĂ©ellement de saveur.Â
Une fois cette dĂ©couverte ratĂ©e, on retourne Ă la maison pour faire la rencontre de nos nouveaux hĂŽtes, Paul et CĂ©cile, installĂ©s depuis deux ans aux Canada. Ils nous invitent, autour dâune biĂšre, Ă faire connaissance. Chacun Ă©voque son parcours et eux nous distillent de bons conseils sur les endroits Ă voir, Ă quelles pĂ©riodes partir.Â
Les deux semaines ici vont ĂȘtre sympa Ă mon avis.Â
Jâai pris un bouillon monstrueux !
Mercredi 8 septembre 2015.Â
Aujourdâhui le programme est chargĂ© : ouverture dâun compte en banque, choppage de numĂ©ro canadien et soirĂ©e Ă lâalliance française histoire dâamĂ©liorer mon anglais !Â
Câest parti pour le downtown. 8:15 am, je quitte le quartier corĂ©en en meme temps que Laura qui elle part pour une journĂ©e dâorientation Ă Glendon. Premier arrĂȘt au Tim Hortons pour prendre un cafĂ© et un semblant de petit dĂ©jeuner. Il est vraiment temps quâon trouve un Airbnb ou lâon peut cuisiner et manger tranquillement. Un peu obligĂ© de toute façon, demain matin on sera de nouveau Homeless. Passons.Â
Station Lawrence, Laura descend pour prendre un bus direction lâuniversitĂ©. Câest lâheure de pointe dans le mĂ©tro. On est dans le nord et tout le monde descend dans le downtown pour aller bosser. Le premier mĂ©tro passe, câest blindĂ©, personne ne peut y monter. Mon cafĂ© Ă la main, pas bien rĂ©veillĂ©, je me pose sur un banc avec un peu de musique dans les oreilles pour attendre le prochain wagon.Â
Bis repetita, personne nâen sort et personne nây monte. Je prends mon temps, Ă observer les gens, leurs styles, leurs dĂ©marches, leur taux dâĂ©nervement quant au fait quâils vont ĂȘtre en retard. Câest sympa Ă petite dose mais ça ne va pas non plus me faire la journĂ©e dâautant plus quâon suffoque dans cette station ou il nây a pas dâair et ou il fait trĂšs chaud. 20 minutes sont passĂ©es toujours pas de place dans le mĂ©tro pour le sud alors je saute dans la rame climatisĂ©e en direction du nord. Elle est quasiment vide, plein de places assises et surtout il fait frais. MĂȘme si câest pas la bonne direction je me dis quâau bout de la ligne la rame fera bien demi-tour direction le sud. Câest bien ça, me voila enfin dans la bonne direction avec une rame qui se blinde de station en station mais bon je suis dedans câest dĂ©jĂ pas mal.Â
Bloor&Yonge, notre futur quartier dâici quelques semaines. Il y a une banque RBC juste Ă lâangle parfait pour aller ouvrir un compte. Avant ça petite escale dans un cafĂ© histoire dâavoir de la wifi et de chercher quelques mots de vocabulaire banquiste !Â
Allez je suis chaud, et puis je vais essayer de chopper un conseiller francophone. Je pousse la porte de la banque, arrive au guichet et lache un bon âHi, iâm a french in working holiday visa and I want opening a bank account. Isât possible to have an apointement with somebody who speak french ?â avec le bel accent qui va bien. Et la ... câest le dĂ©but dâun MEGA GROS BOUILLON LINGUISTIQUE !! On ne prĂ©sente Brent, le conseiller qui va sâoccuper dâouvrir le compte en banque et qui ne pipe pas un mot de français !Â
YEAH ALL RIGHT FOR SURE !! Je dois le faire rĂ©pĂ©ter plusieurs fois vu quâil parle Ă une vitesse folle. Mais bon pour comprendre ça va, on parle dâun compte en banque le truc qui fonctionne globalement de la mĂȘme maniĂšre partout. Le compte est ouvert, jâai ma carte provisoire et lâoffre pour lâipad mini activĂ©e. Câest ce que je voulais mais bon je ressors de lĂ avec le cerveau Ă lâenvers ahahh !!Â
Maintenant lâurgence câest de trouver quelque chose Ă manger. Du cafĂ© et que du cafĂ© depuis ce matin, rien mangĂ© hormis une petite tranche de pain, une nuit pourri la veille, je suis pas loin de canner. Je trace direction le Eaton Center et son Urban Eatery. En bas de lâescalator, sur ma gauche, un resto japonais. Je signe direct, on verra plus tard pour manger local. Assis au comptoir je commande des ramen histoire dâĂȘtre bien calĂ©. Le serveur Ă a peine le temps de poser le plat que je commence Ă manger tellement je suis mal.Â
Okay, le plat est bien garni, je suis refait ! Câest pas le meilleur plat que jâai mangĂ© mais franchement jâĂ©tais pas en mesure de faire le difficile ! Je quitte le Eaton Center pour chercher du wifi et prendre contact avec Baptiste et savoir Ă quelle heure on se donne rendez-vous chez PhoneBox pour ouvrir une ligne.Â
Il est 2:00 pm et je vais voir Bat Ă 4:00 pm, ça me laisse un peu de temps pour chiller et visiter quelques coins du downtown.Â
Je retrouve Bat devant chez PhoneBox. Je vais enfin avoir un moyen de communiquer ici. Fini les Starbucks et autres cafĂ©s pour chopper une connexion wifi. En plus de ça Bat est avec moi pour me prĂ©senter Marc, un pote Ă lui qui gĂšre le dĂ©veloppement commercial et qui quitte son job au dĂ©but du mois dâoctobre. Il avait pris la suite de Bat qui bossait la dedans Ă son arrivĂ©e sur Toronto et le plan est intĂ©ressant. On rentre dans les bureaux. Lâambiance est sympa. Une petite start-up avec que des jeunes et un open space pas trĂšs grand mais bien foutu. Marc est occupĂ© avec des clients pour le moment du coup Bat me propose dâaller se poser dans un bar juste Ă cotĂ© pour tuer le temps.Â
Le bar est top. Un grand tableau noir avec une biĂšre en face de chaque lettre de lâalphabet. On a lâembarra du choix. Pour commencer ce sera la C. On se pose en terrasse, et on discute, on retrace lâannĂ©e de master sur Poitiers, ce que chacun est devenu.Â
La biĂšre terminĂ©e on retourne voir Marc. On ouvre ma ligne, un forfait Ă 38$ avec 600Mo de data. Il va falloir que je change mon utilisation du tĂ©lĂ©phone, câest plus les 8000Mo que jâavais en France... Marc est vraiment sympa, on discute des diffĂ©rents voyages que chacun Ă fait, des coins sympas et des villes Ă visiter en AmĂ©rique du nord. Lui il quitte son job pour partir en road trip en AmĂ©rique du sud. Du coup il me file sa carte, quelques infos sur le poste et me dit de lui envoyer mon CV pour quâil en parle Ă son responsable. Franchement un bon plan.Â
On sort des bureaux, et je propose Ă Baptiste de prendre la petite soeur. On retourne au bar. Ce coup-ci câest pour moi et ce sera la T. Une biĂšre au chocolat Ă 10% franchement surprenant et qui tape un peu. On boit cette biĂšre rafraĂźchissante, on discute et le temps passe tellement vite que je suis Ă la bourre pour lâalliance française ou je dois rejoindre Laura qui y fait du bĂ©nĂ©volat.Â
Go dans le mĂ©tro direction Spadina pour une exposition de tableaux et la rĂ©trospective des oeuvres de Charles Pachter. Un peintre pote avec la reine dâAngleterre Ă ce que jâai cru comprendre. Ses peintures sont spĂ©ciales et surprenantes. Cette boite rouge qui se reflĂšte dans un lac mâa fait phaser un bon moment. Dâune jâai pas osĂ© demandĂ© le prix et de deux, quand jâai voulu lui demander lâhistoire ce cette croute, le sosie Ă sây mĂ©prendre de Jean-Pierre Coffe, avait mis les voiles.Â
En tout cas lâalliance française câest plutĂŽt sympa. Un organisme qui prone la culture francophone au travers la culture en tout genre. Bon, pour pratiquer lâanglais câest pas le meilleur plan mais il y a du vin et du fromage et ça câest un peu notre caviar ici !Â
La soirĂ©e touche Ă sa fin, du moins Ă lâalliance française. Mais on va pas se rentrer tout de suite si ? Avec Laura, Xavier, Juliette, Hugo, Marie et dâautres personnes rencontrĂ©es sur place on se dirige vers le premier bar venu. Sur le chemin je dĂ©couvre Hector qui Ă©tait Ă©galement Ă la soirĂ©e. Un mexicain, français de coeur et qui vit sur Toronto. Il est des plus motivĂ©s et des plus enjouĂ©s. Un sacrĂ© personnage plein de bonne humeur et qui maitrise parfaitement le français. On se pose dans un bar, une tablĂ©e de dix et Hector nous invite Ă descendre quelques pichets de biĂšre et de sangria !Â
Il faut que je vide mon verre, lâheure avance et le dernier mĂ©tro ne va pas tarder Ă passer. On a pas spĂ©cialement envie de rentrer dans le nord Ă pied. Letâs go mĂ©tro, Shepard et derniĂšre nuit dans le quartier corĂ©en.Â
BYE !Â

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Thanks God itâs Sunday. Tous au boulot il faut consommer.
Dimanche 6 septembre 2015.
Aujourd'hui, c'est mon premier dimanche au Canada !Â
Comme je suis toujours sur le rythme français ont fait une grasse matinĂ©e, on prend un bon petit dĂ©jeuner et ensuite il faut se dĂ©cider sur le programme de la journĂ©e. Il fait encore super beau et super chaud. Laura a entendu parler des Ăźles au sud de Toronto. C'est parti, on va essayer de se trouver quelque chose pour aller manger lĂ -bas et rejoindre quelques amis Ă elle.Â
Okay, Ă peine sorti de chez nous, je me dis que ça va pas ĂȘtre compliquĂ© de trouver des magasins d'ouverts. Tout, absolument tout est ouvert... Ils sont biens loin les Super-U de Plogonnec ou Landudec, ou si tu te lĂšves Ă 11:45 (c'est dĂ©jĂ foutu pour tĂ©lĂ©foot) tu sais que tu seras trop juste pour te chopper un paquet de cĂ©rĂ©ales et quelques conneries. Mais franchement ici c'est trop... Un deuxiĂšme samedi ou les gens consomment histoire de tuer le temps et ou d'autres bossent, jusque 22h pour certains. Ici les semaines n'ont plus de dĂ©but et encore moins de fin j'ai l'impression !Â
Bref, nous on a dĂ©cidĂ© de respecter le jour du seigneur ahhah ! On prend le ferry direction les Ăźles. Ce sera Central Island. Le quai d'embarquement est blindĂ© avec ce temps. ArrivĂ© sur l'Ăźle on est complĂštement dĂ©connectĂ©s du rythme de Toronto. Les gens viennent ici en famille, chiller, se retrouver autour des barbecues dispersĂ©s dans les parcs. On mange un morceau Ă l'ombre d'un Ă©rable avant de rejoindre les amis de Laura.Â
Enfin du sable et une Ă©tendu dâeau Ă perte de vue, on se croirait presque Ă la maison Ă un dĂ©tail prĂšs. Pour se baigner câest une Ă©tendue dâeau Ă moitiĂ© stagnante, peu attirante, dĂ©limitĂ©e par une digue de rochers. En vrai il fait vraiment trop chaud je vais pas faire la fine bouche. Et puis ça peu pas ĂȘtre pire que la plage du ris en plein moi dâaout. Letâs go !! L'aprĂšs midi passe Ă une vitesse folle, le soleil commence dĂ©jĂ Ă dĂ©cliner. Au moment de prendre le ferry du retour je suis scotchĂ© par cette vue de Toronto.Â
Le temps du trajet pour admirer le paysage. 10 minutes de tranquillité et nous voilà de retour dans l'effervescence de Toronto. Metro et go home.
C'était mon premier dimanche au Canada.
Streetbarouding
Samedi 5 septembre 2015.
Le rĂ©veil est difficile. Il a fait chaud toute la nuit et on a mal dormi. En plus de ça on se rend compte qu'on a foirĂ© notre rĂ©servation sur Airbnb. Il est midi on a pas d'appartement pour ce soir. On se lance sur toutes les annonces pour essayer de trouver quelque chose qui soit pas trop loin et pas trop cher. L'appartement de Baptiste on peut l'avoir que dĂ©but octobre du coup je sens que ça va ĂȘtre compliquĂ© de se loger jusque-lĂ et un peu prĂ©caire. Il y a des plans plus ou moins sĂ©rieux, certains un peu miteux et finalement on finit par trouver notre bonheur, enfin si on peut dire ça, dans le nord de la ville.
On quitte le quartier de Spadina. Il est 14h, 35°C et on doit dĂ©manger ce qui reprĂ©sente notre âvieâ pour une annĂ©e, câest Ă dire trois valise et deux sacs Ă dos. PremiĂšre mission, descendre jusquâau mĂ©tro. Tous les escalators vont dans le sens inverse. Pas le choix, 20 kg au bout de chaque bras, la mĂȘme chose sur le dos et une petite soixantaine de marches a descendre. On se pose dans le mĂ©tro, on perd 20°C avec la clim qui tourne Ă fond. DeuxiĂšme mission, le changement de ligne encore la mĂȘme chanson. 30 minutes plus tard nous voilĂ Ă la station de Shepard. Ce coup ci les ascenseurs nous facilitent la vie. On sort de la station, nouvelle ambiance, nouveau quartier et une grande ligne droite pour rejoindre notre chez nous pour 5 nuits. Il fait une chaleur de fou et pour simplifier encore plus la chose la roue de ma valise nous abandonne aprĂšs 50 mĂštres. 20kg Ă trainer sur environ 2 bornes jâen demandais pas tant.Â
Nous voilĂ arrivĂ©s dans notre nouvelle demeure au charme des annĂ©es 2015. Une baraque bien imposante et climatisĂ©e. La propriĂ©taire accueille deux jeunes français en age et pas loins de la dĂ©shydratation. Elle nous propose de nous rafraichir et entame les prĂ©sentations de coutume. Elle, prof de musique Ă domicile, lui on ne saura jamais vraiment. Tous deux venus de Hong-Kong, du moins ce quâon en dĂ©duit avec les adresses sur les paquets de nourriture asiatique. La chambre est Ă©norme, la dĂ©coration sommaire mais une salle de bain perso avec baignoire nous attends pour une douche rafraichissante.Â
Le plan nous semble vraiment pas mal, seul inconvĂ©nient, on ne peut pas se servir de la cuisine. Ca annonce des piques niques dans la chambres avec de la junk food Ă emporter pendant quelques jours.Â
Bref, vu quâon doit manger dehors, autant rejoindre Juliette et Marie dans le downtown. Lieu de rendez-vous, le City Hall, hotel de ville de Toronto. Tout aussi imposant que les diffĂ©rentes mairies de la communautĂ© de communes de Douarnenez !Â
On attend Juliette sur les marches de lâhotel de ville, le temps pour moi de prendre une photo et de jouer avec une nouvelle application sur mon tĂ©lĂ©phone.Â
Direction Le Time Square local sur Dundas Ă la recherche dâun endroit ou manger. On Ă tous envie de manger asiatique du coup ce sera King Salad. Une sorte de grande cantine ou le service se fait Ă une vitesse folle et ou lâodeur nous ouvre lâappĂ©tit.
2 boeufs Ă lâananas, un boeuf Ă la mangue et des noodles au poulet au menu. Ensuite une balade digestive de 5 bornes pour rejoindre un bar underground sur The Annex. Quelques canettes bien mĂ©ritĂ©es puis direction le mĂ©tro pour rejoindre notre logement temporaire aprĂšs une journĂ©e de streetbaroudeurs.Â
Ciao.Â
Le jour le plus long du reste de ma vie
Jeudi 3 septembre 2015.
C'est l'heure du grand départ pour le continent américain. Il est 8h00, le soleil débute sa journée au moment au j'embarque dans l'avion. Direction le Canada.
Dans un premier temps ce sera l'Islande avec une escale à Reykjavik, réglementation de l'aviation oblige. L'hÎtesse de l'air commence son speech sur les consignes de sécurité, le tout en islandais. Déjà que Reykjavik est aussi compliqué à écrire qu'à prononcer, je vous laisse imaginer⊠Et je crois que je suis pas le seul à rien capter.
Dans l'avion je suis en compagnie de l'Ă©quipe de France U21.EparpillĂ©s dans l'avion, les Rabiot, Coman et consorts tuent le temps Ă jouer sur leurs iphones. Il n'y en a pas un seul avec des Ă©couteurs ou casque sur la tĂȘte. La politique d'image de la FFF doit y ĂȘtre pour quelque chose. Quand je les vois tous avec leurs parkas je me dis qu'il va faire super beau en Islande. Heureusement que je ne sors pas de l'aĂ©roport.
Le temps de prendre un sandwich histoire de s'alimenter un peu (mĂȘme si la faim m'a abandonnĂ©e depuis hier au soir) et j'embarque dans le second vol direction Toronto avec 5h de vol au programme. Les consignes de sĂ©curitĂ© sont toujours en islandais Ă cotĂ© de moi deux jeunes partis Ă l'aventure Ă©galement. Le temps est exĂ©crable et je me demande comment on va dĂ©coller de lĂ âŠ
C'est parti on passe l'épais nuage qui chill au dessus de l'Islande pour retrouver le soleil qui se cache un peu plus haut. La fatigue se fait sentir, mais tellement impatient à l'idée de rejoindre Laura et la Canada, je n'arrive pas a trouver le sommeil.
Petit check des films proposés. Bon, l'islandais c'est marrant mais sans sous-titres je vais éviter. Et puis je crois pas qu'ils soient trÚs réputés pour leurs talents de cinéastes. Ce sera un film en anglais histoire de débuter l'immersion⊠Il y a pas mal de film proposés et mon programme est fait. Ca sera Seven pour commencer, tellement top comme film, et ensuite La plage pour le coté baroudeur aventurier ahah ! Le lien est évident entre une plage perdue au large de la Thaïlande et la 4Úme plus grande ville d'Amérique du nord, ses buildings et ses 2 800 000 habitants.
Le vol s'est bien passĂ©, un peu long mais il faut bien ça. Maintenant place Ă l'immigration. La file d'attente est pas si longue qu'attendue mais les agents de l'immigration ont pas l'air d'ĂȘtre la pour dĂ©conner. Je mate un peu leurs tĂȘtes et j'ai pas l'impression qu'il y en ai un de plus sympa que les autres.
C'est mon tour, je passe avec un black pas trÚs commode au premier abord⊠Je capte pas grand chose en anglais mais bon je sais quels papiers lui présenter. La lettre d'introduction présentée il remarque que je suis français et commence à sourire et me lùche quelques mots en dans la langue de MoliÚre. J'ai une assurance qui me couvre jusqu'en Juillet, logiquement je peux pas avoir un visa pour plus longtemps⊠L'agent me demande ni de preuve de fonds, ni d'assurance⊠Du coup c'est parti pour un permis de 2 ans.
Le visa dans la poche, je m'empresse de récupérer ma valise et de sortir. OKAYYY il fait 35°C à l'ombre, une chaleur de fou. Un coup de téléphone à Laura pour se donner rendez-vous, se retrouver enfin. La valise dans le bus, ensuite le métro, on débarque en plein downtown. Je lÚve les yeux, on y est à TORONTO !
Juste le temps de poser les valises chez Yaniv (notre hÎte airbnb), de manger un morceau et c'est reparti pour un tour du downtown. Je suis là que depuis quelques heures et il se dégage un ambiance trÚs particuliÚre ici. Les gens sont accueillants, respectueux⊠J'ai jamais entendu autant de personnes s'excuser lorsqu'ils te frÎlent dans la rue, ne retiennent pas la porte derriÚre eux pour que tu rentres.. C'est assez surprenant !
Il est 18h, la mission c'est de trouver de l'alcool pour aller voir Baptiste, prendre l'apéro et discuter de la reprise du bail. L'alcool au canada c'est comme le tabac, faut vraiment en vouloir. Ici les enseignes c'est LCBO, BEERSTORE et WINE RAK. On tente la premiÚre chaine, un pack de biÚre sur le tapis de caisse, j'ai pas de piÚce d'identité mais Laura a la sienne. Et bah non, pour 6 canettes à 5%, on passe pas parce qu'il faut les deux ID⊠Et c'était pas faute d'avoir laissé pousser la barbe ! Il est loin le temps des biÚres achetées tranquillement, avant la majorité, au marché plus.
Pas de Beerstore dans le coin, on croise le chemin d'un Wine Rak, et sans ID, allez savoir pourquoi, on embarque une bouteille de blanc argentin.
Direction le condo, un nice condo. On y va pour rencontrer Baptiste, avec qui j'étais en Master sur Poitiers, Claire, sa copine et Charles, on l'espÚre notre futur coloc. L'immeuble tout neuf fait 50 étages, avec quelques services comme une salle de sport, une piscine, un jacuzzi, une salle de cinéma. L'appartement est top, deux chambres, deux salles de bain, cuisine, salon. Le tout meublé et équipé pour moins de 400⏠chacun. Placé en plein centre, c'est un plan en or. On valide !!!
La soirée est trÚs sympa, on prend l'apéro, biÚres du pays, vin. Baptiste et Claire nous proposent de rester manger. On se remémore le temps de Poitiers, St Elwood et ils nous donnent quelques bons plans sur Toronto.
Il est 2h00, heure de Toronto et Je suis debout depuis 4h00, heure de Paris. La journée la plus longue que j'ai connu mais aussi une des plus top.