Nous arrivons à Santiago du Chili quatre heures avant de partir d'Auckland (ce qui est bien pratique pour des voyageurs en manque de temps ! ). Ben a insisté pour ne pas dormir à l'aéroport en attendant notre prochain vol, mais finalement l'escale à Santiago se résumera aux trajets en bus, à l'appart, au toit de l'immeuble qui offre une vue imprenable sur la ville, et à notre premier resto chilien (et veggie ! ). On est touchés de plein fouet par le décalage horaire pour cette nuit. Santiago n'est qu'une étape rapide sur le sol sud-américain avant de parvenir à notre destination finale, Ushuaia, en passant par Buenos Aires (la vue sur la mer depuis l'aéroport !! Les vingt cinq degrés !! ). Première impression de la Terre de Feu ; ça décoiffe, même pour des Narbonnais. La ville est nichée entre le bras de mer qui la sépare de l'Antarctique et de hautes montagnes enneigées, et elle est plutôt chalereuse. Elle est aussi beaucoup plus grande que ce que l'on s'imaginait, et s'équiper pour le trekking y est facile. Nous y sommes tellement bien que nous y passons cinq jours, d'abord à explorer le Parc de la Terre de Feu avec ses paysages incroyables (mer, arbres rouges, steppes jaunes), ses rapaces surdimensionnés et sa météo capricieuse. On se sent au bout de la Terre. Après un tour en bateau jusqu'au point le plus austral de l'Argentine, la Isla H où, à travers nos larmes de froid, nous voyons deux jets de baleines, et dans le canal de Beagle où nous approchons de près cormorans et lions de mer, nous tentons de monter au pied du glacier Martial qui surplombe la ville. La neige nous empêche d'aller au bout, mais la vue sur la ville et sur les montagnes environnantes est époustouflante. Les décors de la Terre de Feu sont sauvages et magnifiques (on se répète, mais on n'a pas encore trouvé d'adjectif assez fort pour dire à quel point le tout est impressionnant ! ), et si ce n'était pour les températures, on s'y installerait bien pour être émerveillés tous les jours de notre vie. On a aimé Les couleurs des paysages incroyables, rehaussés par le rouge automnal des arbres, et les contrastes amenés par la saison. Croiser de très près la faune locale (ici, ce sont les gros oiseaux qui ne sont pas farouches avec l'homme...) Voir des baleines lors de l'excursion ! Greta renommée Gretouille, le chaton neuneu de l'Hostal El Arroyito qui attaque tout sur son passage. On a moins aimé Le froid et se prendre des douches imprévisibles en marchant. La descente depuis le glacier Martial, glissante au possible. La non mise à jour des horaires du Museo del Fin del Mundo, qui ferme à 17h et non à 19h... Se prendre la tête pour booker nos tickets de bus pour coller à notre planning (on a passé facile deux heures avec le gars de l'agence de transport car en automne, le trafic de bus se réduit à peau de chagrin).















