Digestion de communauté
Alors je vais écrire une première phrase totalement inutile qui sera utilisée dans la description lorsque je vais partager cet article sur Facebook comme ça, je ne vendrai pas "le punch". Medium is the message qu'ils disent.
Je ne parlerai pas de gestion de communauté parce que j'y connais absolument rien, le seul lien serait peut-être que je vais parler de partage et qu'une bonne majorité des personnes qui sont dans mon cyber cercle social travaille dans le milieu de la communication et qu'avec un titre comme ça, il y a de bonnes chances que ça pique leur curiosité. C'est un peu du sensationnalisme à la Journal de Montréal, parce que tsé, s'il y a une chose que le web a conservé des médias traditionnels, c'est le goût d'attirer du gros trafic sale à tout prix. Une belle grosse révolution hein.
Aujourd'hui je me suis posé une grosse question existentielle: c'est quoi Facebook? Ne reculant devant rien, je me suis déconnecté pour la première fois depuis que j'ai mon laptop et j'ai cliqué sur leur page "À propos". Ça a valu la peine parce que j'y ai trouvé une description bien simple et bien claire: "Facebook mission is to give people the power to share and make the world more open and connected". Bon... mettons que je vais skipper la partie de la fin, parce que moi les entreprises qui disent des choses comme: "Non je ne vend pas des ampoules, je vend de la lumière sur la beauté qui vous entoure" ça me fait royalement chier. Donc, on disait: "Facebook mission is to give people the power to share" et plus précisément "the POWER to SHARE". Le partage
C'est drôle, j'ai (trop) souvent l'impression que c'est la première chose dont on se plaint sur Facebook, le partage ou le trop de partage. Pour ma part, les personnes qui sont dans mes amis Facebook, je les ai choisies (plus ou moins minutieusement). Ça m'intéresse ce qu'ils partagent, ce qu'ils mangent, où ils vont en vacances, leurs bons coups, leurs moins bons coups, la musique qu'ils écoutent, leurs opinions. À lire certains statuts, ça semble être une lourde tâche pour plusieurs. Ce n'est pas que ça me déplaît de lire des statuts de complainte du travailleur de la communication en ville, mais j'aimerais juste comprendre la motivation qui pousse quelqu'un de vraisemblablement intelligent à être aussi prévisible que ceux qui disent "Il pleut, je suis tout mouillé" en publiant un statut qui dit "On le sait qu'il pleut, arrêtez d'en parler".
En écrivant ce genre de messages à la joie douteuse, ils reproduisent exactement le même processus que l'esprit naïf qui se laisse emporter par la météo. Partager. Au moins le premier a l'avantage d'être naïf et joyeux et puis la naïveté et la joie, c'est pas mal cool.
L'effet pervers de tout ça, c'est qu'après on se sent mal de partager. Je ne sais pas combien de statuts j'ai lu pendant l'été de gens qui s'excusent d'encore publier des photos de leur vacances. Ça devrait se faire sans excuse et la sélection naturelle fera son travail. Les méchants vont t'enlever de leurs amis et faire un statut sur le fait qu'ils t'ont enlevés, mais toi, tu t'en fou, tu ne le liras même pas. Ce n'est pas de ta/ma/notre faute si certains trouvent ça lourd de lire des statuts, c'est leur problème. Et si une de ces méchantes personnes est un de tes amis proches, appelle-le pour lui dire que tu l'aimes, ça manque d'amour internet. Non en fait, t'es peut-être mieux de le texter, je viens de lire un statut qui dit que c'est désagréable les gens qui utilisent encore le téléphone.
Réseau anti-social
Quand je pense à tout ça, je me dis qu'il y a de l'espoir pour mon projet de devenir riche et célèbre en fondant une startup qui tuera Facebook et qui forcera Mark Zuckerberg à se lancer dans la revente d'infos personnelles aux spammeurs (mon petit doigt me dit qu'il est bon là -dedans).
Ça serait un genre de réseaux social pour le monde qui n'aime pas le monde où le but c'est de fermer sa gueule, parce que de toute façon, ON S'EN CALICE DE CE QUE TU PARTAGES OSTI!
Ça pognerait je suis certain.














