Canberra
Canberra, Capitale de LâAustralie. Vrai ou faux ?Â
AprĂšs un incessant dĂ©bat sur qui de Sydney ou de Melbourne, les deux plus grandes villes dâAustralie, devrait ĂȘtre dĂ©signĂ©e capitale de lâĂźle continent quâest lâAustralie, lâEtat australien a dĂ©cidĂ© de construire en 1908 une ville entiĂšrement nouvelle pour dâune part Ă©viter les jalousies et dâautre part assurer la sĂ©curitĂ© de la nouvelle capitale. En effet, cette derniĂšre a Ă©tĂ© construite Ă une distance suffisante de la cĂŽte Est pour ĂȘtre hors de portĂ©e des bombes ennemies en provenance de lâocĂ©an pacifique.Â
 Câest donc dans un cadre rĂ©solument moderne, du fait de la jeunesse de cette capitale, que jâai vĂ©cu pendant quasiment quatre mois. Quatre mois que jâai passĂ© dans une colocation sur le campus de lâUniversity of Canberra Village situĂ© Ă environ 5-10 minutes des bĂątiments de lâuniversitĂ©. CommencĂ© au tout dĂ©but du mois dâaoĂ»t par une semaine dâinitiation, le semestre sâest terminĂ© aux alentours du 15 novembre sâouvrant  sur une autre page de mon voyage australe : la dĂ©couverte.
Mais pourquoi lâAustralie ? Pourquoi Ă lâuniversité ? Pourquoi ne pas simplement, avoir fait un stage en entreprise ? Ma volontĂ© Ă©tait de dĂ©couvrir une grande universitĂ© et de connaitre cette vie dâĂ©tudiant Ă lâamĂ©ricaine, Ă cheval entre Ă©tudes universitaires et vie en communautĂ© sur un campus. Quoi de mieux que les Etats-Unis pour dĂ©couvrir cette vie-lĂ Â ! Mais lâadministration, le temps et surtout mon Ă©tourderie ont eu raison de ce fantasme. En effet, mon passeport nâĂ©tait pas Ă jour lorsquâil a fallu sâinscrire Ă lâuniversitĂ© de Long Beach. Quelle ne fut pas ma dĂ©ception ! Heureusement, jâai vite su rebondi, mettant Ă jour mon passeport puis mâinscrivant Ă LâuniversitĂ© de Canberra. Je devais certainement avoir Ă comprendre quelque chose avec ce pays car câĂ©tait la deuxiĂšme fois en six ans que je me retrouvais Ă Ă©tudier en Australie ! Heureusement pour moi jâĂ©tais tombĂ© amoureux de ce pays lors de ma premiĂšre visite.
La vie sur le campus ne fut pas de tout repos. Je lâai compris dĂšs mes premiers pas  dans mon nouveau chez moi. Moquette recouverte de feuilles mortes par endroit, « moutons » de poussiĂšre dans les escaliers, cuisine en champ de bataille et toilettesâŠsans commentaire. Bref, il Ă©tait flagrant que des Ă©tudiants vivaient ici depuis plusieurs mois sans nâavoir jamais songĂ© Ă nettoyer quoi que ce soit. En ce qui concerne mes six colocataires, jâai rapidement fait la connaissance dâun premier chinois rĂ©pondant au doux nom â chinois â de Paul. Puis de deux autres, de mĂȘme grand pays et dâun indien. Et ce nâest quâaprĂšs plus dâune semaine que jâai enfin rencontrĂ© le dernier Ă©tudiant chinois. En effet, celui-ci ne sortait de sa chambre quâĂ de (trĂšs) rares occasions. Le dernier habitant de cet appartement Ă©tait un australien, « local » comme on dit lĂ -bas, appelĂ© Dean. CâĂ©tait donc une colocation relativement hĂ©tĂ©rogĂšne en terme de cultures.
     Je peux dire que jâai eu la chance dâapprendre Ă connaitre mais aussi Ă vivre avec ces diffĂ©rentes cultures ! Avec plus ou moins de succĂšs. Jâai entretenu de trĂšs bonnes relations avec Dean et en particulier avec Paul, avec qui lâĂ©change de culture passait par la parole, en français et en chinois et surtout Ă travers une sorte de âconversations culinairesâ, partage culinaires, en fait. Paul Ă©tant un excellent cuisinier chinois et moi-mĂȘme ne me dĂ©brouillant pas trop mal, ce fut trĂšs enrichissant  et agrĂ©able. En revanche, jâai Ă©galement dĂ» vivre avec le cĂŽtĂ© obscur de cette culture chinoise dont le savoir vivre est apparemment on ne peut plus Ă©loignĂ© de celui des occidentaux, pour le meilleur et pour le pire !
Mais je nâĂ©tais pas le seul Ă©tudiant de Strate Ă canberra. Capucine Treffot, arrivĂ©e quelques jours aprĂšs moi en Australie, rĂ©sidait dans une autre partie du campus. Nous nous voyions rĂ©guliĂšrement mais raisonnablement tout de mĂȘme afin dâavoir le temps de nous intĂ©grer dans la vie locale mais aussi internationale puisque quâune petite centaine dâĂ©tudiants internationaux Ă©taient prĂ©sents Ă lâUniversitĂ© de Canberra pour le second semestre.
  LâuniversitĂ© de Canberra Ă©tait comme je lâespĂ©rais, un systĂšme Ă lâamĂ©ricaine, avec associations de sport Ă foison, grands bĂątiments architecturaux, terrains de sports, parcs publics et enfin un nombre dâĂ©lĂšves de tous horizons. En rĂ©alitĂ©, câĂ©tait Ă peu ce que jâavais imaginĂ© mais simplement plus petit. Jâai dĂ» choisir un ensemble de cours pour atteindre les douze crĂ©dits exigĂ©s. Je voulais Ă la fois apprendre des choses dans la continuitĂ© de ce quâon apprend Ă Strate mais Ă©galement enrichir mes connaissances. Jâai choisi un premier cours intitulĂ© « Graduation Studio » qui comme son nom lâindique est un cours qui permet dâobtenir son Bachelor en design produit. Le brief de ce cours consistait Ă lâinvention dâun concept de camĂ©ra de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure ou extĂ©rieure avec un certain nombre de caractĂ©ristiques techniques imposĂ©es. Le tout Ă©tant supervisĂ© par Tiller Design, une agence de design produit basĂ©e Ă Sydney qui enverrait rĂ©guliĂšrement un professionnel suivre notre travail et nous accueillerait dans ses locaux pour la prĂ©sentation finale. Le projet fut intĂ©ressant de par son orientation typĂ©e produit pour la vente. Ainsi, il nous a fallu penser tout lâaspect technique aussi bien celui des composants que de lâenveloppe extĂ©rieure.Mon second cours, intitulĂ© « Global design strategies », avait pour vocation de nous ouvrir aux diffĂ©rentes cultures.  Apprendre non seulement Ă rĂ©pondre Ă un brief, mais  y rĂ©pondre en sâadressant aux bonnes personnes et surtout de la bonne maniĂšre. En effet, lorsque lâon sâadresse Ă une culture radicalement diffĂ©rente de la nĂŽtre et potentiellement mĂ©connue, Il faut parvenir Ă comprendre les mĆurs et les coutumes de ces individus afin de rendre comprĂ©hensible le sujet et surtout veiller Ă ne heurter personnes ! Ainsi, pendant la premiĂšre moitiĂ© du semestre il nous a Ă©tĂ© demandĂ© de sâinformer sur une culture, connue pour ses rĂ©fugiĂ©s immigrant en Australie. Je choisis  les Yazidis car leur situation mâinterpellait et mâinterpelle toujours dâailleurs aujourdâhui. La seconde moitiĂ© du semestre avait pour but de se servir de ces connaissances acquises durant la premiĂšre partie et de rĂ©aliser un guide de lâAustralie sur mesure pour la culture de notre choix câest Ă dire pour mon projet, le peuple Yazidi.
Enfin, mon troisiĂšme et dernier cours, intitulĂ© «Editing Sound and Image » Ă©tait un cours dâĂ©dition de vidĂ©o / film. Je souhaitais absolument Ă©tudier ce genre de sujet car câest un cours qui nâexiste pas Ă Strate dans la majeur produit, (et câest, par ailleurs bien dommage), et Ă©tant passionnĂ© par le cinĂ©ma, câĂ©tait une connaissance que jâavais trĂšs envie dâapprendre. Lâapprentissage ce fit sur un logiciel trĂšs connu dans le monde de lâĂ©dition : âAvid Media Composerâ. Lâobjectif de lâexercice Ă©tait dâapprendre Ă se servir de ce puissant â mais ardu â logiciel, et Ă©galement de nous initier Ă la prise dâimage et de son ainsi que leur traitement respectif. Bref, un cours trĂšs complet dans lequel jâai pris Ă©normĂ©ment de plaisir.












