$ Survivre en Australie $
Vivre en Australie, c’est pour beaucoup d’entre nous un rêve. Il fait beau, il fait chaud, c’est un pays exotique aux paysages magnifiques… Eh bien en réalité, tout ceci n’est qu’à moitié vrai ! En effet, toute la moitié Nord ne possède que deux saisons : la saison sèche d’avril à octobre et la saison humide de novembre à mars avec les fortes chaleurs, la pluie, l’humidité et donc une prolifération de méduses mortelles dans l’océan. La partie Sud de l’Australie possède quant à elle quatre saisons à la manière de ce que l’on retrouve en Europe avec des températures relativement froides en hiver. Alors bien sûr, l’été australien est beaucoup plus chaud mais pour le reste la météo est similaire. Quand on part pour l’Australie on pense à toutes ces choses qu’on va pouvoir voir ou faire, s’il y a bien une chose à laquelle on ne pense pas c’est à quel point la vie est chère ! Et ce même après conversion des dollars en euro. Alors imaginez-vous en plus de vivre en Australie avec un budget d’étudiant! Toutes ces choses que vous souhaitiez faire avant de partir ne deviennent alors plus qu’un doux rêve. La seule solution : trouver un job, d’autant plus que les salaires sont environ une fois et demie plus élevés qu’en France! Vous entendrez qu’il est facile de se faire embaucher – c’est vrai – mais la tâche se complique légèrement quand tout un campus universitaire souhaite faire la même chose !
Pour ma part, un mois et demi aura été nécessaire pour que je trouve l’emploi qui me convenait ! Un mois et demi pendant lequel je n’ai toutefois pas chômé. J’ai en effet été remettre en personne une vingtaine de CV, non seulement traduit en anglais mais transformés à la mode Australienne ! J’ai tout d’abord réalisé un période d’essai de deux jours dans un café-boulangerie chez « Oscar’s Bakery ». Mon travail était de prendre les commandes des clients à la caisse puis de les servir en pâtisseries salées ou sucrées pendant que ma collègue leur préparait leur boisson chaude. Le patron très agréable ne m’a alors pas trouvé assez rapide à son goût et ne m’a plus rappelé bien qu’il m’ai prévenu que son équipe était au complet et qu’il n’aurait besoin de moi que pour dépanner…
Je me suis également essayé au câblage de sécurité dans les bureaux d’une entreprise d’architectes. La tâche consistait à ramper sous des bureaux ou bien à les escalader afin de sécuriser ordinateurs, écrans, imprimantes en mettant des câbles et des cadenas. Ce fut long et fatiguant mais comme on dit ici « it was good money ! »
Mon salut vint début octobre de Capucine. Capucine travaillait depuis septembre dans un bar/pub/restaurant en tant que bar tender. Ce Pub surnommé le « Lighthouse », lighty pour les intimes, recherchait du personnel masculin. J’ai donc postulé en donnant mon CV. Le patron Pat, m’appela un soir pour me demander de dépanner le soir même, ce que je fis évidemment ! J’étais alors engagé ! Pat me concéda qu’il n’avait même pas lu mon CV mais que j’étais ici grâce à Capucine.J’ai donc travaillé au Lighty de octobre à fin novembre à raison de deux services par semaine environ, parfois plus, parfois moins. Mon travail constistait à m’occuper de la salle, c’est-à-dire débarrasser les assiettes et les verres, apporter les assiettes aux clients, nettoyer le sol puis ranger toute la salle à la fin du service. L’équipe était agréable et amicale ce qui participait à créer une ambiance de travail conviviale. C’est ainsi que j’ai réussi à survivre en Australie pendant trois mois et même plus étant donné que je parvenais à mettre de côté la plupart de mon salaire pour anticiper la seconde moitié de voyage, c’est-à-dire celle d’après université pendant laquelle « voyage et découverte » était maîtres mots !