AprĂšs une annĂ©e sans workshop suite au passage du covid, comment s'est passĂ© le retour du workshop Ă LISAA ?Â
Benjamin : Câest vrai que câest le premier workshop depuis le COVID, donc on sâest posĂ© la question de savoir si câĂ©tait responsable de faire un workshop. Mais vu que la grande majoritĂ© des Ă©tudiants sont doublement vaccinĂ©s et respectent le protocole⊠En fait, il nây a jamais eu de cas de transmission Ă cause de lâĂ©cole, donc bravo Ă l'Ă©quipe et bravo aux Ă©tudiants pour avoir jouĂ© le jeu. Un workshop comme celui-lĂ fonctionne avec la promiscuitĂ© et la collaboration.
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Cette annĂ©e, on a changĂ© de mĂ©thode de workshop. Les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, il y avait des profs âfil rougeâ qui accompagnaient les Ă©tudiants tout au long de la semaine. Mais depuis le dernier workshop, on a un cycle supĂ©rieur, les 4e et 5e annĂ©es de master, et on sâest dit que ce serait une super expĂ©rience pour eux de gĂ©rer le processus crĂ©atif de ce workshop. On leur a confiĂ© les tĂąches de crĂ©er le sujet et dâaccompagner et dâĂ©pauler les Ă©quipes tout au long de la semaine. Et je suis trĂšs impressionnĂ© par le rĂ©sultat. Il y avait un peu de soutien des profs au dĂ©but de la semaine, et ensuite, les Ă©lĂšves Ă©taient en totale autonomie. Et honnĂȘtement, les qualitĂ©s plastiques et les qualitĂ©s de rĂ©alisation Ă©taient vraiment top. Je me demande presque Ă quoi on sert (rires). Si on laisse les Ă©tudiants gĂ©rer, le rĂ©sultat est gĂ©nial, donc je fais une petite crise existentielle, je mâinterroge sur mon utilitĂ© (rires).
Pourquoi avoir choisi les AD4Â ?
Benjamin : Les G4 Ă©tant en alternance et les AD4 Ă©tant disponibles, câest eux quâon a choisi. Mais lâannĂ©e prochaine, pourquoi pas inverser ! En terme dâexercice, gĂ©rer une Ă©quipe crĂ©ative, ce nâest pas du tout Ă©vident mais câest super enrichissant pour les Ă©tudiants. Jâavais un peu peur, vu que câĂ©taient des AD4 qui gĂ©raient, que lâon nâait que des projets orientĂ©s architecture, mais ce nâest pas du tout le cas. Donc bravo Ă eux, ils ont su soutenir un projet sans rien imposer, je les fĂ©licite Ă©normĂ©ment lĂ -dessus.
Que pensez-vous de la maniÚre dont ils ont traité le sujet ?
Benjamin : En termes de sujet, le thĂšme âFaux-semblantâ, qui venait de Nantes, Ă©tait super riche. La vidĂ©o de prĂ©sentation de Monsieur Rouschmeyer Ă©tait juste sublime. Je sais que tous les Ă©tudiants nâont pas pris le temps de la regarder, et ils ont eu tort ! Concernant les AD4, je trouve quâils sâen sont bien sortis. On leur avait donnĂ© trĂšs peu de temps, seulement 1 semaine, câest pour ça que les moments dâĂ©changes avec les profs Ă©taient importants. Les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, les Ă©tudiants pouvaient choisir leur groupe. Cette annĂ©e, on a dĂ©cidĂ© de leur imposer pour leur permettre dâĂ©largir leur rĂ©seau et de rencontrer des Ă©tudiants dâautres annĂ©es. Claire a fait en sorte de crĂ©er des groupes oĂč personne ne se connaissait.
Ă ce propos, on a eu quelques retours dâĂ©tudiants qui nous ont dit prĂ©fĂ©rer pouvoir choisir leurs groupes et sujets comme les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, qu'en pensez- vous ?
Benjamin : Dâaccord, on va faire un dĂ©brief la semaine prochaine avec lâĂ©quipe pĂ©dagogique et câest une vraie question qui se pose. Je nâai pas bien eu le temps de lire chaque sujet et de voir chaque groupe, mais Ă voir ! En tout cas, en termes de production, malgrĂ© le fait que trois groupes travaillaient sur le mĂȘme sujet, chaque rĂ©ponse Ă©tait diversifiĂ©e. Cette annĂ©e, les groupes Ă©taient un peu plus grands, les sujets Ă©taient imposĂ©s et en temps limitĂ©, donc jâimagine que la difficultĂ© se situait surtout dans la mise en route. Peut-ĂȘtre quâon aurait dĂ» envoyer la liste des groupes et sujets aux Ă©tudiants la semaine dâavant, pour quâils puissent en prendre connaissance ? On nâa pas eu le mĂȘme processus que les autres LISAA, câest un peu un prototype, en tout cas, câĂ©tait une formule assez riche et intĂ©ressante.
Est-ce que vous avez pu passer voir les projets ?
Benjamin : Pas tous, mais oui ! Comme je lâai dit, je suis Ă©merveillĂ© par la richesse des projets. Je suis trĂšs content que lâĂ©cole se soit investie pleinement. Câest chouette de pouvoir faire dĂ©couvrir aux Ă©tudiants des parties de lâĂ©cole comme le sous-sol, qui est absolument grand et magnifique, le grenier avec sa grande surface⊠qu'eux aussi puissent voir le potentiel de ce magnifique bĂątiment. Mais Ă part ça il y a une grande diversitĂ© et qualitĂ© des rendus. Et je suis ravi de voir que la mĂ©thodologie enseignĂ©e Ă LISAA Strasbourg se retrouve dans les carnets de recherches.Â
Un petit mot de la fin ?
Benjamin : On a vĂ©cu ces 18 derniers mois de crise sanitaire qui ont bouleversĂ© nos vies Ă tous les niveaux. Et on a fait au mieux pour rester pĂ©dagogiques Ă distance, mais câest dans un moment comme le workshop quâon se rend compte de lâimportance dâĂ©changer en rĂ©el et de partager un moment ensemble dans le mĂȘme espace. Retrouver cette Ă©nergie collective dans un workshop, ça fait plaisir Ă voir ! Et le fait dâavoir un groupe qui travaille avec des allemands, ça ouvre une piste de dĂ©veloppement intĂ©ressante pour LISAA Strasbourg. Donc je suis trĂšs content de tout ce qui sâest passĂ© cette semaine !