J’ai mal.
Mais je suis là . Je me sens vivante dans ma souffrance. Mon corps me lance de toutes parts. J’ai mal.
Les marques sont la trace de ce que j’ai vécu et de ce que je vis aujourd’hui. Demain il sera entaché par une nouvelle entaille, tandis qu'une autre disparaîtra, créant une carte, ma carte, que je n’échangerai pour rien au monde. Si. Qu’elles disparaissent.
C’est fou comme la blessure est rapide, la douleur, fulgurante, éphémère, puis il faut revenir, se relever. Le processus de guérison est entamé. L’exact opposé de la rapidité. C’est long, interminable.
Mais si la marque est trop profonde, elle demeure et cette tache enlaidit d’abord mon être. Pourtant elle finit toujours par prendre racine pour ne faire plus qu’un avec ce corps éprouvé.











