J'ai du mal à te dire tout ce que je ressens, car je sais que toi aussi, tu as tes problÚmes, tes doutes et tes peurs, et je ne veux pas te déranger.
Ta prĂ©sence prĂšs de moi est comme un baume sur mon cĆur. Tu occultes mes problĂšmes, tu m'apaises, tu sais me rassurer. Je me sens en sĂ©curitĂ©, dans tes bras, je me sens dans ma maison, mon petit coin de paradis.
J'ai adoré passer ces quelques jours avec toi pendant les vacances. C'était parfois difficile, des larmes ont pointé le bout de le nez, mais j'oublie tout ça, je ne retiens que le meilleur des moments que l'on passe ensemble, les cùlins, les bisous, les rires, les conversations, les caresses...
Depuis que tu es reparti, que je t'ai laissĂ© entrer dans l'aĂ©roport, mon cĆur s'est brisĂ© en mille morceaux. Je me sens vide, je suis prĂȘte Ă pleurer Ă tout moment, surtout qu'il n'y a pas le fait que tu me manques qui me rend si fragile et Ă©motive, il y a aussi le fait que peu importe les rĂȘves que je veux rĂ©aliser, j'ai toujours l'impression que je n'y arriverai jamais. Cette impression est tellement forte qu'elle finit par devenir la rĂ©alitĂ©.
Alors voilà , c'est pour ça que je n'ose pas te dire que j'ai peur de ne plus pouvoir te voir, qu'on ne puisse plus se faire des cùlins, rire pendant des heures l'un en face de l'autre, car au final, si je ne pense qu'au négatif, cela finira par arriver. J'ai peur que nos parents nous enferment et nous emprisonnent, que l'on ne puisse plus passer des nuits tous les deux.
Car oui, je t'aime, j'aime ton Ăąme, ton cĆur, la personne que tu es, mais j'aime encore plus que ça. Je te dĂ©sire tellement, j'aime sentir tes mains sur mon corps, ton souffle sur ma peau, tes bisous dans mon cou. J'aime ton regard quand tu es en moi, j'aime ressentir toute cette chaleur, la montĂ©e puis la descente. J'aime te voir bouger, aller et venir, avec ce petit sourire en coin, j'aime quand tu me chuchotes des choses dans l'oreille, quand tu me domines, quand tu agis comme si c'Ă©tait toi qui commande, alors qu'au final, tu ne fais que suivre mes dĂ©sirs.
Je t'aime toi, je ne veux que toi et personne d'autre.
J'ai besoin de dire tout ce que je ressens, mais je ne veux pas donner de mauvaises idĂ©es Ă l'univers. Je ne veux pas que les paroles qui sortent de ma bouche et de ma tĂȘte influencent le destin, et dĂ©cident de rĂ©duire nos vies en cendres, simplement car mon esprit est un incendie.
J'essaye de garder tout cela en moi, de faire naĂźtre un soleil dans mon cĆur pour remplacer la tempĂȘte, pour que des bonnes choses se passent. Mais je n'y arrive pas, j'ai besoin de dĂ©baller tout, alors je crains le pire. Mais je ne perds pas espoir. Je sais que l'on se retrouvera. Et j'essaye de me convaincre que si on doit vivre des Ă©checs, cela finira par nous mener vers de belles choses.