My saviour who came to ruin my life
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My saviour who came to ruin my life

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We don't talk together, I'm still you
Chronique -- Chapitre ~1
Hello~
Aller, premiĂšre publication. On y croit ! Bon, non je ne vais pas parler avec mon anglais pitoyable... Je suppose que vous serez tous français et francophone pour lire mon travail, du coup...Â
Du coup je tiens Ă vous dire que ! Je reprend un peu l'histoire de la mop pour faire quelques petites vignettes. Enfin petites... Pas si petites mais bon... Je pense respecter suffisamment les personnages dans ce premier chapitre et je tacherais d'en faire de mĂȘme tout au long de  Chronique ! Bon... pourquoi un titre aussi naze..? Bah, j'en sais trop rien en fait... Je ne vais pas avancer comme dans un roman mais plus de scĂ©nettes en scĂ©nettes. Pour en faire des sortes de... Chroniques quoi. Bref, vous verrez bien !
Quand quel contexte ça se passe, Ă part que c'est la Mop..? En fait, je vais essayer de relater ce qui peut bien se passer avec Irion et Anduin (principalement) Ă partir du moment oĂč ils se rencontrent, et donc... dans quelles circonstances ils se rencontrent.Pour ma dĂ©fense, je vais essayer de respecter au mieux les Ă©vĂ©nements du jeux. Je ne promet pas 100% de fidĂ©litĂ© non plus, j'ai peur d'avoir oublier des petits dĂ©tails en cours de routes qui risquent de me faire dĂ©vier un petit peu... mais pas de beaucoup je l'espĂšre.
Petite attention, la relation entre Irion et Anduin risquent de virer au slash. M/M... De maniĂšre lĂ©gĂšre et sous entendu au fur et Ă mesure des chapitres, si toute fois je fais suffisamment de chapitres pour que ça arrive. Je tiens Ă le prĂ©ciser car je comprendrai que nombre d'entre vous dĂ©plore ce genre de fanfictions. Moi j'aime bien et je regrette qu'il n'y en ai pas plus au sein de la communautĂ© française.Â
Enfin voilĂ ! je vous laisse Ă la lecture ! Et puisse mon travail vous plaire~ <3.
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Le temps avait passĂ© depuis que l'impatience d'un prince faillit lui coĂ»ter sa propre vie. Par tout les Titans que les humains pouvaient ĂȘtre stupides. Et pourtant, sans cet humain, la Pandarie aurait-elle pu se relever de ce que la Cloche Divine aurait dĂ©chaĂźnĂ©e ? Fort possible... Elle en serait mĂȘme ressortie plus forte. NĂ©anmoins, le gringalet avait fait tout son possible pour empĂȘcher cette catastrophe, sauver les siens mais aussi bon nombres de personnes, au dĂ©triment de sa courte existence. Remarquablement Ă©tonnant venant d'une chose aussi fragile. Il en fallait du cran pour se dresser face Ă une force de la nature telle que Garrosh. Surtout pour un rejeton humain aux allures de demies-portions comparĂ© Ă la puissance de son gĂ©niteur. Ce furent les raisons pour lesquelles, dans sa plus grande sagesse draconique â curiositĂ© maladive â , qu'Irion rĂ©clama de rencontrer le jeune prince humain.
***
Les blessures de ce jour maudit, l'humain les ressentirait durant longtemps. MĂȘme aprĂšs des mois de convalescences, de repos... les os d'Anduin le faisaient encore souffrir... Une sorte de piqĂ»re de rappel, un vaccin contre son idiotie hĂ©roĂŻque. Son premier rĂ©veil restait flou dans sa mĂ©moire. Il avait Ă©tĂ© rĂ©veillĂ© par une douleur dans tout ces membres, sans toute fois pouvoir bouger quelque parti de son corps. Velen, son mentor, et des moines pandarens s'Ă©taient dĂ©placĂ©s jusqu'Ă lui pour le sauver in-extremis, apaisant Ă la fois ses douleurs et son pĂšre rongĂ© par la colĂšre et l'inquiĂ©tude. Varian, qu'aurait-il fait sans son fils ? Comment aurait-il pu se battre chaque jours contre ses vieux dĂ©mons ? Comment aurait-il pu continuer Ă vivre, Ă ĂȘtre le roi qu'il Ă©tait, si Velen ne lui avait pas rendu son fils ? La haine, la rage... Sa soif de vengeance l'auraient consumĂ© jusqu'Ă se baigner dans le sang de ses rancĆurs. Mais pour l'heure, le roi ne souhaitait pas y penser... Les yeux Ă peine ouverts de son fils suffisaient Ă tout lui faire oubl... ouverts... rĂ©veil... Le cĆur Ă l'agonie de ce pĂšre pour qui son fils brillait comme la seule lumiĂšre de sa vie, se remplit de la chaleur douce et intense du soulagement mĂȘlĂ© Ă tout l'amour qu'il lui portait. Ă faire les cents pas dans la chambre du blessĂ©, il faillit louper ce moment de dĂ©tresse pour lui prendre la main dans une Ă©treinte apaisante. Son Ă©tat de nervositĂ© laissa place au calme impatient de ceux qui guette le moindre mieux de leur progĂ©niture. Entre ses mains, celle d'Anduin semblait ridiculement fragile.
PĂąle comme un linge, le prince avait de quoi faire peur. Sa tĂȘte lui donnait l'impression de se balader sur un tourniquet et ses yeux d'ĂȘtre plongĂ©s sous l'eau. On l'aurait confondu avec un mort. Mais son cĆur battait. Lentement. Doucement. Mais... il battait... Varian baragouiner des mots inaudibles pour ses oreilles. Comme si les sons se fracassaient dans l'eau pour ressortir en bruits sourds et diffus. Anduin voulu donner de la voix, rassurer cette prĂ©sence proche et protectrice, mais elle resta muette... Puis il re-sombra dans le sommeil. Ce passage ressemblait plus Ă une sensation lointaine, moins encore qu'un sentiment.
Son deuxiĂšme rĂ©veil lui revenait mieux en mĂ©moire. Le blondinet s'Ă©tait Ă©veillĂ© dans une chambre vaguement familiĂšre, dĂ©sorientĂ©, incapable de savoir quel jour il Ă©tait. Voulant se redresser, ses membres le rappelĂšrent Ă l'ordre. Il lui fallut quelques douloureux essaies avant de pouvoir se redresser entre ses couvertures et poser ses orteils sur le sol. Et encore, le craquement de ces toutes petites articulations rouillĂ©es par l'immobilitĂ© manqua de peu de lui arracher un lourd gĂ©missement de douleur. Il se contenta de respirer profondĂ©ment pour maĂźtriser son calvaire... Utiliser la lumiĂšre ? Disons que ce n'Ă©tait pas tellement dans ses cordes, l'Ă©nergie lui manquait cruellement... Mais le crash test fut plus douloureux encore. Pas mĂȘme remit de ses articulations endolories, l'entĂȘtĂ©, trop impatient se leva dans un Ă©lan de dĂ©termination. Varian Wrynn entra au mĂȘme moment. Seulement le prince n'Ă©tait pas totalement debout que ses genoux le lĂąchĂšrent sous son poids, le laissant tomber contre le bord du lit. MĂȘme en s'Ă©tant vaguement rattraper sur le matelas, cette chute lui arracha un cri de douleur si intense que son cĆur manqua d'arrĂȘter de battre. La respiration saccadĂ©e, l'horrible douleur le paralysait...
Sous les feux du spectacle, son pĂšre, qui entrait Ă peine dans la chambre, se hĂąta vers lui pour l'aider... Mais mĂȘme avec sa prĂ©cieuse aide, le front du prince Ă©tait trempe de sueur. MĂȘme avec toute la douceur du monde, Varian ne pu empĂȘcher son martyr de le secouer. Le pauvre gosse en avait la lĂšvre infĂ©rieure en sang, tellement il la mordait pour se retenir de hurler. C'Ă©tait comme si, une fois qu'il avait prit conscience de ce que bouger lui coĂ»tait, la douleur s'intensifiait. Le souffle court et bruyant, il fini par se rallonger dans le lit et la douleur commença enfin Ă se calmer. Son pĂšre en avait le cĆur serrĂ© de peines, et de colĂšre... Pour sĂ»r que les responsables le paieraient tĂŽt ou tard... NĂ©anmoins, il s'imposa le calme... Pour son fils.
« Tout ira bien, trÚs vite tu te sentiras mieux... Je te le promet. »
Un peu minable, comme paroles de rĂ©confort, mais ce fut tout ce que la maladresse permit Ă Varian de lui dire... Il aurait tellement voulu le prendre et le serrer dans ses bras. Lui montrer le soulagement qu'il ressentait de le voir en vie, lui dire Ă quel point il l'aimait. Et l'avorton, lui, aurait rĂȘvĂ© de se blottir contre lui, jouer les enfants en mal d'amour pour trouver refuge contre son pĂšre... Mais quoi qu'il espĂ©rait, ce fut Ă ce moment lĂ que Velen, accompagnĂ© de quelques moines pandarens, firent leur leur apparition dans la piĂšce. Cela faisait prĂšs d'une semaine qu'ils venait chaque jour pour soigner malheureux tĂ©mĂ©raire.
« Roi Varian ? Comment se porte le prince ? Demanda Velen, inquiet.
â Il se rĂ©veille par moments. Mais la douleur lui est toujours insupportable. »
Il portait sur son fils un regard compatissant et profondĂ©ment dĂ©solĂ© de l'avoir laissĂ© endurer ça. Seulement, une autre partie de son cĆur ne pouvait rĂ©primer une certaine agitation Ă son encontre... Quelle idĂ©e stupide d'ĂȘtre allĂ© seul affronter Garrosh ! Et en plus d'avoir faillit y rester, c'est un des champions ainsi qu'une Ă©quipe de sauvetage entiĂšre dont il avait risquĂ© la vie pour pouvoir le sauver ! Mais en mĂȘme temps, le roi lui mĂȘme n'aurait sut agir autrement, Ă la place de son fils. Une curieuse fiertĂ© transparaissait au travers ce flot Ă©motionnel.
« Roi Varian ? » Velen s'avança de quelques pas devant les moines. « Puis-je vous demander de nous laisser seul avec cet enfant ?
â Oh, oui,bien s... »
De son fils, il avait commencĂ© Ă s'Ă©carter. Mais, perdu, ce dernier lui attrapa un pan de sa chemise ample pour essayer de le retenir. Un gĂ©missement de douleur Ă peine Ă©touffĂ© et sa main lĂącha. Mais le roi se retourna pour la lui rattraper avec douceur. Il posa genoux Ă terre pour ĂȘtre plus prĂšs d'Anduin et approcha son visage balafrĂ© jusqu'Ă son jeune front et le lui embrassa. Les marques d'amour n'Ă©taient pas le fort de cet homme. Cependant, il ne pouvait se rĂ©soudre Ă laisser son fils souffrir sans rien faire... Puis le gamin sembla se calmer. Pas beaucoup, mais suffisamment pour le laisser s'en aller. En un dernier regard de sa par, l'adolescent su qu'il lui faudrait faire preuve de courage pour affronter ce qui l'affligeait. Doucement, la main de son pĂšre dĂ©posa dĂ©licatement la sienne. Lorsque, enfin, l'Ă©puisement l'engloutis une nouvelle fois, Varian s'en alla, saluant les deux draeneĂŻs Ă l'entrĂ©e.
***
La suite ne fut qu'une sĂ©rie de soins et de priĂšres de guĂ©risons pour remettre ce mortel sur pied, ou du moins Ă peut prĂšs. Une longue pĂ©riode de convalescence l'attendait... Le blondinet maudissait intĂ©rieurement son propre corps de prendre autant de temps pour se remettre de se traumatisme... Mais, au bout de quelques semaines, sa volontĂ© prit finalement le pas pour lui permettre de tenir de bout. Tant pis pour la souffrance encore prĂ©sente. Tant pis pour les conseils de repos ordonnĂ©s par Velen. Et mĂȘme si son Ă©quilibre lui demandait de soutenir son corps sur une canne, il prĂ©fĂ©rait encore ça plutĂŽt que de rester sans bouger. GrĂące Ă la prise en charge qu'il bĂ©nĂ©ficiait, l'Ă©nergie lui revenait relativement rapidement. Non, il n'allait pas courir comme un lapin... Mais tenir tĂȘte Ă son trĂšs cher pĂšre, lĂ ... Oui parce que vous ne croyez tout de mĂȘme pas que Varian allait laisser sa prĂ©cieuse progĂ©niture en territoire du lion sur la plage de Krasarang ? Le but Ă©tait qu'il soit suffisamment robuste pour retourner au bercail, comme dirait certain... Ce jour lĂ , ils Ă©taient dans la chambre du blond.
« C'est hors de question. Je ne retournerez pas à Hurlevent. Vous ne me ferez pas changer d'avis pÚre !
â Ta place est lĂ -bas. Tu a failli mourir ! Ne rĂ©flĂ©chis-tu donc pas ? Que deviendrait le peuple de Hurlevent s'il te perdait ?
â Je comprend trĂšs bien. Mais ma place n'est pas lĂ bas Ă ce jour. En tant que prince, je dois Ćuvrer pour la paix, pour que notre peuple guĂ©risse ainsi que ce monde ! Et ce n'est qu'ici que je pourrais agir. »
La discutions, c'Ă©tait vite transformer en une de leurs disputes habituelles oĂč les deux partis confrontaient leurs convictions si diffĂ©rentes qu'elles semblaient parfois incompatibles. Anduin ne remarchait que depuis peu et faisait dĂ©jĂ des allers et retours impatients en Territoire du Lion. Ils Ă©taient courts, mais frĂ©quents. Retourner Ă Hurlevent sonnait comme une torture pour le jeune homme. Il regardait son pĂšre avec une profonde innocence, son regard aussi pur et limpide que pouvait l'avoir Tiffin, autre fois. D'un bleu Ă©clatant... Varian peinait chaque fois Ă les affronter lorsqu'un dĂ©saccord Ă©clatait. Mais son fils devait encore apprendre bien des choses sur les responsabilitĂ©s qu'incombent son statu de prince...
« Anduin... Soupira Varian, se massant l'arrĂȘte du nez pour contenir sa colĂšre et son irritation. C'est prendre trop de risques. Tu repartiras lorsque tu seras en mesure d'assumer ta convalescence. Pour l'heure, tu retournes au chĂąteau. Nous reverrons ce sujet lorsque tu seras plus amplement remit.
â Je ne suis pas un infirme, rĂ©torqua le blondinet, perdant un peu de son sang-froid. »
Le roi ne savais plus quoi faire de son fils dans des instants pareils. Aussi bornĂ© que sa mĂšre... Il le regardait, droit comme un I, campĂ© sur ses positions, debout, soutenu par sa canne. Digne et dĂ©terminĂ©, le regard franc. Ses yeux, si intenses, semblaient crĂ©piter de milles Ă©clairs, tiraillĂ©s entre la frustration, la dĂ©ception et l'indignation. Et que la lumiĂšre garde ce dernier... Elle seule savait combien son cĆur se serrait en cet instant... Bien sĂ»r que son fils n'Ă©tait pas un infirme, mais il ne pouvait ignorer sa condition physique actuelle... Le repos Ă©tait le seul moyen pour que cet inconscient guĂ©risse. Et le meilleur endroit pour ça Ă©tait Hurlevent. Loin des conflits opposant les deux nations qu'Ă©taient la Horde et l'Alliance. Le visage du brun se crispa de plus belle et il mordit lâintĂ©rieur de sa lĂšvre avant de rĂ©pondre.
« Je n'ai jamais dit que tu étais infirme... Seulement que ta place n'est pas ici pour des raisons simples. Ta convalescence : rester ici ne fera que la rallonger. Si tu continue tes allé-et-venu : ce sont les gardes que je t'imposerais que je mettrais inutilement en danger ! Ta protection est ma priorité. »
Toujours les mĂȘmes arguments... Quand comprendrait-il qu'il pouvait se dĂ©brouiller par lui mĂȘme ? N'avait-il pas fait preuve de responsabilitĂ© digne d'un prince par le passĂ©, pour que son trĂšs cher pĂšre lui accorde aussi peu de confiance ? Et par rapport Ă Anduin, ce qu'il avait vĂ©cut face Ă Garrosh ne lui a-t-il servit Ă rien ? Un instinct de survit rĂ©manent ? Un Ă©clair de gĂ©nie pour profiter de sa sagesse lĂ©gendaire ? Disons que ce qu'il avait gardĂ© comme enseignement ne correspondait pas aux attentes du roi. Sa peur et ses blessures n'avaient fait que durcir ses convictions.
« PĂšre... me demandez-vous de fuir ? Renier mes responsabilitĂ©s et me cacher entre les murs du chĂąteau ? » Demanda Anduin dont le regard exprimait la mĂȘme incomprĂ©hension que si on lui expliquer que sa vision du bien n'Ă©tait qu'une perversion du mal.
Varian ne laissa rien transparaßtre, ou presque. Seul son regard avait bougé. Un sourcil s'était levé , abasourdit par la conclusion de son fils. En son fort intérieur, un coup de vent souffla la tension de la colÚre pour n'y laisser que le néant. Que dire ? Non ce n'était pas une fuite, c'était du bon sens ! Mais comment l'expliquer à son fils trop bien bercé par le devoir d'un héritier ?
« Ce n'est pas une fuite. Mon fils, un jour tu seras confronter Ă ce genre de situation et tu prendras trĂšs certainement la mĂȘme dĂ©cision... Pour l'heure, tu rentres. Fin de la discutions. Nous nous verrons ce soir au dĂźner. »
Sur ce, Varian tourna promptement les talons et se dirigea vers la sorti sans se retourner. Il ouvrit la porte de la piÚce et la referma derriÚre lui d'une geste égal, méticuleusement étudié pour ne rien laisser percevoir du désarroi qu'il éprouvait alors.
Pour Anduin, la colĂšre le hantait toujours. La dĂ©ception lui serrait le cĆur. Et, pour couronner le tout, son corps le faisait alors souffrir Ă cause de cette tension provoquĂ©e par la dispute, ce qui le força Ă sâasseoir nĂ©gligemment dans le premier fauteuil Ă portĂ©. Il aimait, adorait, respectait son pĂšre, mais malgrĂ© tout les efforts du monde et les progrĂšs dĂ©jĂ effectuĂ©s, la relation qui les liait rencontrait rĂ©guliĂšrement des mĂ©sententes. Bonne nouvelle, son pĂšre avait essayer de proposer un compris. Mais, selon lui, le temps Ă©tait bien trop prĂ©cieux pour attendre que son corps guĂ©risse plus que ce qu'il Ă©tait aujourd'hui. Il poussa un dernier souvenir avant que la fatigue ne lâassomme dans un profond sommeil irrĂ©sistible.
Quelqu'un frappant Ă sa porte le sorti de sa sieste. Il cru d'abord que les coups provenaient de son rĂȘve... Mais il se faisaient plus insistant et il perçus finalement la voix d'une garde de l' 'OpĂ©ration Bouclier', comme son pĂšre aimait les appeler.
« Mon prince ? S'il vous plaĂźt, Prince Anduin ? Pardonnez-moi de vous dĂ©ranger, mais c'est assez important, Votre Altesse, ne cessait-de rĂ©pĂ©ter une voix une fĂ©minine un peu embĂȘtĂ©e.
â J'...J'arrive ! »
Les réveils étaient toujours un calvaire. Le prince se releva de son siÚge, grimaçant d'avoir comme des crampes, supportables, dans les membres. Se dirigea vers une vasque dans laquelle se trouvait de l'eau fraßche pour s'éclaircir les idées. Une rangée de fioles trÎnait juste à cÎté de la vaque. Il en prit une, en but un peu, la douleur qui montait dans ses membres se stoppa au bout de quelques secondes. Une fois sa mine descente reconstituée, il se présenta à la garde qui patientait devant sa porte.
« Oui, qu'y a t'il ?
â Une femme souhaiterait vous remettre un message.
â Quel genre de message ?
â Elle dit qu'elle doit vous le remettre en main propre.
â TrĂšs bien, (sa mine se fit dubitative et il se gratta le visage) mon pĂšre n'est pas lĂ Â ? Demanda-t-il innocemment.
â NĂ©gatif, votre pĂšre, le roi, est en dĂ©placement mais ne saurait tarder Ă revenir. »
Anduin lui fit un signe de la tĂȘte pour qu'elle le conduise Ă cette visiteuse. Ses pensĂ©es lui paraissaient encore embrumĂ©es par le rĂ©veil. Il rĂ©prima une envie de bailler et s'Ă©vertua Ă rester prĂ©sentable lorsqu'il arriva devant la femme, le bruit de la canne dont il se servait s'enchaĂźnait dans un toc-toc rĂ©gulier. Ses yeux, ses cheveux, sa tenue... Tout enveloppait cette femme de noir. Elle patientait dans l'entrĂ©e et lorsque l'objet de sa quĂȘte se prĂ©senta, elle redressa sa stature dans une attitude solennelle
« Bonjour, Prince Anduin Wrynn. »
Son regard franc se planta sans mal dans les deux saphir qu'étaient les yeux du prince. Celui ci fut supprit
, par la franchise de l'humaine, mais ne ressenti aucune agressivité. Habituellement les autres de son peuples se confondait en courbettes protocolaire. Anduin apprécia la simplicité et le pragmatisme de la messagÚre.
« Bonjours, en quoi puis-je vous aider ?
â Mon maĂźtre souhaite que je vous remette ceci... (La brune sorti de sa veste un parchemin cachetĂ© Ă la sire.) En main propre. »
Elle lui tendit l'enveloppe, le prince l'attrapa d'un geste égal. Et la remercia. Cette étrange femme le laissa interdit quelques instant, puis il examina le parchemin roulé. Il fit signe à la garde de s'en aller et elle le laissa en compagnie de la messagÚre pour se poster quelques mÚtres plus loin. Suffisamment pour ne rien entendre s'ils échangÚrent quelques paroles.
La sire n'Ă©tait marquĂ©e par aucun saut connu. La marque qui l'avait poinçonnĂ©e reprĂ©sentait plus une empreinte circulaire au dessus de laquelle se dessinait une entaille pointant vers le haut. Durant son transport, aucune Ă©raflure ne l'avait abĂźmĂ©e. La sire n'Ă©tait mĂȘme pas rayĂ©e et aucune trace de salissure ne maculait le papier. Comme si la lettre venait Ă peine d'ĂȘtre Ă©crite. Anduin fini par l'ouvrir.
Prince Anduin,
J'ai eut vent de vos prouesses. Je suis impressionnĂ© devant cet exploit, surtout venant d'un humain. Vous concernant, j'hĂ©site entre la stupiditĂ© et le gĂ©nie. NĂ©ant moins, vous Ă©tiez prĂȘt Ă sacrifier votre vie pour quelque chose de plus grand ! Vous m'intriguez, je souhaiterais que nous discutions. Rejoignez-moi en haut de l'escalier dĂ©robĂ©. Vous ne le regretterez pas, j'en suis certain.
Le Prince Noir.
Le concernĂ© relu plusieurs fois la lettre pour ĂȘtre sĂ»r d'avoir bien lu. Il ne savait Ă quoi s'en tenir. D'aprĂšs les rumeurs fugaces d'un assassin de l'Alliance, ce fameux prince noir avait ĆuvrĂ© dans l'ombre contre son propre pĂšre, Neltharion ; mieux connu sous Aile-De-Mort le Destructeur. Il avait orchestrĂ© la destruction de son propre vol corrompu dans le seul but de le purifier. L'assassin affirmait Ă©galement que ce jeune dragon se prĂ©sentait comme le protecteur d'Azeroth. Son dernier gardien. Seulement, le passif de ce vol n'Ă©tait pas Ă nĂ©gliger... Et pourtant, depuis qu'il avait entendu parlĂ© de son existence il n'avait cessĂ© d'y penser, voulant mĂȘme le rencontrer... Qui aurait cru que finalement ce Prince Noir en personne, l'aurait inviter Ă le rencontrer.
Toutes les machinations orchestrées par Onixia, sous les traits de l'odieuse Katrana Prestor, était encore frais dans son esprit. Telle une cicatrice encore douloureuse lorsqu'on la tùtait ; pourtant la plaie était refermée ! Mais c'était comme si un hématome subsistait sous une fine peau blanche, fragile et tendue.
L'heure n'Ă©tait pas Ă la rancune, mais au progrĂšs...Peut-ĂȘtre mĂȘme un certain pardon, mais il Ă©tait trop tĂŽt pour l'affirmer. Il lui fallait savoir de quoi il en retourner. Quel genre d'ĂȘtre se cachait derriĂšre l'identitĂ© d'Irion. Si la corruption l'avait rĂ©ellement quittĂ©. Que prĂ©voyait-il de faire en tant que « protecteur » ? Anduin avait le sentiment qu'il pouvait ĂȘtre capable du meilleur comme du pire. Cette rencontre serait peut-ĂȘtre une occasion de le guider... Qui sait ce qu'il pouvait ressortir d'une telle rencontre ?
« Quelle réponse dois-je apporte à mon prince, Prince Anduin ?
â Dites lui que jâaccepte. Le temps de quelques prĂ©paratif et je pars sur le champ.
â Bien. Rejoignez-moi au versant verdoyant dans une heure. Je vous conduirais Ă mon maĂźtre. »
Anduin observa l'humaine s'en aller. Son teint était sombre, ses yeux cernés et les traits de son visage attestaient des nombreuses valises qu'elle pouvait traßner. Il se demanda un instant s'il faisait le bon choix. Dans le fond, il ne la connaissait pas... Mais... Il retourna à sa chambre récupérer quelques affaires et les plaça dans un sac discret qu'il passa en bandouliÚre autour de son épaule ainsi que quelques potions pour contrÎler la douleur de ses membres que les moines pandarens lui avaient laissé, en cas quelle devienne insoutenable, avant de fausser compagnie au Territoire du Lion.
Le petit prince traversa le fort avec un naturel dĂ©concertant jusqu'Ă l'aire d'envol. Le maĂźtre des griffons, un nain fort sympathique, profitait d'un moment de calme pour s'occuper de ces bĂȘtes : brosser leur fourrure, nettoyer leur bec, soigner quelques petites Ă©gratignures bĂ©nignes. Le prince le salua pour annoncer sa prĂ©sence.
« Mon Prince ! Quel bon vent vous amÚne ? Z'allez mieux, à ce que j'vois. Déclara le nain avec enthousiasme.
â Merci Daggin, le devoir m'appelle. Je dois utiliser un des griffons, rĂ©pondit le prince avec chaleur.
â Mais... Z'ĂȘtes sĂ»r que ça ira ? J'ai apprit c'que vous avez accomplit. Nous n'pouvons ĂȘtre plus fier d'un prince avec un tel courage. (Le nain s'inclina avec un profond respect.) Mais ĂȘtes-vous sĂ»r qu'il est judicieux de partir en vol aussi tĂŽt ? »
La mine inquiÚte du nain le toucha. Il lui adressa un de ses sourires les plus chaleureux et leva une main, douce, pour le rassurer. Le prince boitait outrageusement en appuie sur sa canne... Il n'aurait pas du partir. Jamais. Pas si tÎt. Mais en fait... Enfin si, il avait l'air en pleine forme ! Guéri, remis, frais comme un gardon le p'tit loup !
« Votre inquiétude me touche, mais ne vous en faites pas, je serais rapidement de retour, je n'irais pas bien loin, indiqua-t-il avec un petit rire amusé ; son corps gronderais de toute maniÚre s'il forçait trop.
â Dans c'cas, j'vous prĂ©pare l'plus doux de nos griffon, Votre Altesse.
â Je vous remercie. »
Ni une ni deux, le griffon Ă©tait prĂȘt Ă partir et aucun signe de son pĂšre Ă l'horizon. Parfait. Le nain prĂ©senta la bĂȘte avec la plus grande fiertĂ© au prince. Ce dernier inclina sa jeune tĂȘte en guise dâapprobation et grimpa sur le dos de sa monture, une lĂ©gĂšre grimace sur le visage.
« Z'ĂȘtes sĂ»r que tout ira bien ?
â Oui, oui, ne vous en faites pas, merci encore. »
Et le prince prit son envol.
Parce que le timing Ă©tait millimĂ©trĂ©, le nain qui regardait le griffon du prince sâĂ©loigner, un sourire fier d'ĂȘtre au service d'une personne aussi dĂ©vouĂ©e, sorti de ses rĂȘveries lorsqu'il entendit des Ă©clats de voix familiers. Alors, son expression muta en une moue horrifiĂ©e. Comme si la vĂ©ritĂ© le frappa de plein fouet. Non, ce n'Ă©tait pas bon, pas bon du tout. Le malin petit prince avait utilisait son pouvoir de contrĂŽle sur l'esprit pour que le nain le laisse partir sans poser de prblĂšmes. Un mal de crĂąne s'insinua dans la tĂȘte du nain qui dĂ©glutit difficilement et se tourna en directions des Ă©clats de voix. Autant dire que le roi Ă©tait en pĂ©tard. Les gardes qui le suivaient ressemblaient Ă un contingent en train de se faire violemment vitupĂ©rer par un Varian, ou plutĂŽt Lo'gosh, dont les yeux enragĂ©s semblaient embraser tout ce qu'ils voyaient.
« Comment ça vous ne savez pas oĂč est mon fils !? AUCUN DE VOUS NE L'A VU DANS LE FORT ?
â V-votre altesse, le prince a reçu une lettre d'une messagĂšre il y a presque une heur... commença une garde qui venait d'arriver en toute hĂąte vers le roi.
â Et je n'en ai pas Ă©tĂ© informé ? Coupa le souverain avec l'air de vouloir fracasser tout ce qui passait.
â Et bien, Monseigneur, la messagĂšre n'Ă©tait en rien armĂ©e... Aucun danger n'Ă©tait Ă craindre, elle apportait simplement un parchemin pour le prince et...
â Et vous ne savez pas quel Ă©tait le message elle venait lui dĂ©livrer ? Termina le roi avec un air lourd de sous-entendu.
â Non, Sire. Je l'ai juste aperçu allant vers les griffons, mais je ne me doutais nullement qu'il disparaĂźtrait. »
Sa colĂšre grondait en son fort intĂ©rieur comme un volcan prĂȘt Ă exploser. Sa mĂąchoires si serrĂ©e, craquait par moment lorsqu'il l'ouvrait. Aucun de ses gardes ne moufetaient. Certains restaient impassibles, d'autres baissaient la tĂȘte, coupables et dĂ©solĂ©s. Le roi prit une grande inspiration qui dilata ses narines et se passa les mains sur son visage pour tenter de dissiper une parti inutile de sa colĂšre... En vain. Il se tourna prestement vers la montĂ© en haut de laquelle Daggin attendait son dernier jugement au cĂŽtĂ© de ses griffons.
« DAGGIN! Aboya le roi. OĂč est MON FILS ?! »
Le nain inspira une bouffée de courage et s'avança avec précaution et vélocité. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer, le roi se calmerait aprÚs... Sauf si son fils était retrouvé en morceau... Là , pour sûr qu'il finirait ses jours derriÚre les barreaux de la prison humide de Hurlevent...
« Votre Altesse, vot'fils, le prince, est parti il y a quelques dizaines de minutes... vers le nord. Il... Il m'a dit que l'devoir l'app'lait. C'est tout c'qu'il m'a dit. Je l'ai laissé partir pensant que vous, mon roi, étiez au courant ! Expliqua le nain avec appréhension, redoutant un nouvel éclat de la part du souverain.
â Vous avez... Quoi ? (Le roi Ă©tait abasourdit, comment pouvait-on laisser ce jeune garçon partir dans un Ă©tat pareil..?) Vous l'avez laissĂ© partir ? Alors qu'il n'est pas remit de ses blessures ?
â Mon roi, pardonnez-moi... Je ne me souvient pas trĂšs exactement de comment c'est arrivĂ©... ma tĂȘte est un peu brumeuse... mais j'avais l'sentiment d 'faire le bon choix en le laissant partir ! Comme si... comme si une voix m'avait soufflĂ© c'que j'devais faire... Je l'ai laissĂ© partir en tout bonne fois. Il m'a semblĂ© en bonne santĂ©, suffisamment robuste pour que vous l'ayez laissĂ© partir et... »
Le nain regardait Varian avec le plus grand respect. Il s'Ă©tait inclinĂ© lorsqu'il sâexcusait, preuve de sa sincĂ©ritĂ©. Mais, c'est la tĂȘte haute qu'il assumait son acte, et certainement bĂȘtise, auprĂšs de son roi. Seulement, le nain n'avait pas tort. Aucun ordre concernant l'obligation Ă rĂ©sidence du prince n'avait Ă©tĂ© donnĂ©. Puis tout Ă©tait allĂ© si vite... Anduin leur avait faussĂ© compagnie, sous leur nez, tel une anguille entre les rochers. Au moment oĂč Varian regarda vers le ciel, dans la direction indiquĂ©, son fils n'Ă©tait plus qu'un petit point noir disparaissant dans le lointain. Pour sĂ»r, l'indignation grondait encore telle une tempĂȘte virulente. Mais pour l'heure, l'objet de son agitation n'Ă©tait pas Ă cĂŽtĂ© de lui pour lui expliquer clairement sa façon de penser... Il dĂ©signa alors deux hommes de sa garde personnelle.
« Vous deux ! Rattrapez-le et ramenez-le moi ENTIER ! » Gronda le loup-fantÎme, finissant sa phrase en pensée : « ou je vous enferme dans la prison de Hurlevent... ».
Ni une ni deux, le maßtre des griffons prépara deux montures en temps record et la minute d'aprÚs, les deux gardes s'élevaient déjà dans le ciel. Daggin s'en voulait... Il avait une grande confiance en ce qui concernait le prince, mais si jamais, par malheur, cet enfant se retrouvait encore dans une situation pas possible... Si il lui arrivait quelque chose, jamais il ne se le pardonnerait. Il tressait nerveusement sa barde brune en regardant ses griffons s'en aller.
« Daggin, interpella le roi d'une voix toujours tendu mais plus calme, ne vous tourmentez pas plus. J'espÚre qu'il ne s'est pas jeté dans je ne sais quelle stupide entreprise... cette fois.
â Votre Altesse, j'aurais aussi dut ĂȘtre... plus vigilant.
â Je vous l'accorde. Mais vous n'auriez rien put faire contre sa volontĂ©... Ses capacitĂ©s se dĂ©veloppe Ă une vitesse impressionnante et vous n'ĂȘtes ni le premier, ni le dernier Ă en faire le frais...  »
Sur ses paroles, le roi fit volte face en direction des bùtiments. Il soupirait d'exaspération et d'inquiétude... Un peu d'indignation aussi... Ce n'était pas des actes digne d'un prince !
***
Lorsque le prince Anduin arriva au point de rendez vous et reconnu la messagĂšre qui, plus tĂŽt d, lui avait apportĂ© la lettre. Le soleil descendait dans sa couche. Le soir commençait Ă tomber et la chaleur avec. La mĂ©fiance commença Ă le gagner. Cet endroit Ă©tait dĂ©sert, les grumelots qui commerçaient habituellement ici avaient dĂ©sertĂ© les lieux. De plus, la femme s'Ă©tait muni d'un fusil attachĂ© dans son dos. Le blondinet s'agrippa Ă ses reines, prĂȘt Ă reprendre son envol au moindre soucis. Or, malgrĂ© ses armes largement visibles, l'humaine ne dĂ©gageait aucune menace. Sans bruit, elle lui fit signe de la suivre, d'un geste de la main, et elle s'engouffra dans l'Ă©troite allĂ©e de l'escalier dĂ©robĂ©. Une allĂ©e escarpĂ©e longue de 100 marches. Une monture, une jument, attendait dans cette allĂ©e, et avant d'entamer cette route, la femme l'enfourcha. Passivement, le prince la suivit.
« Pourquoi devons nous continuer à terre ? Nous aurions plus vite fait de voler jusqu'au sommet. Questionna le prince.
â C'est exact, mais les montures volantes sont trop visibles, surtout pour vous et votre griffon. »
Sa voix Ă©tait un peux roque, mais trĂšs calme et sereine. Une attitude qui poussait le prince Ă la suivre plutĂŽt que de s'en aller loin de ce piĂšge. Toutefois, l'instinct n'animait aucune alerte dans le cĆur du prince, juste de la curiositĂ©. Que pouvait bien vouloir le prince noir pour prendre autant de prĂ©caution ? Un crie familier et perçant le sorti de ses rĂ©flexions. Ses yeux scrutant alors le ciel, il aperçus deux griffons, similaires au sien, survoler la zone. Instinctivement il abaissa son torse.
« Vous les connaissez ? Demanda la femme.
â Ce sont des gardes de pĂšre. Il les a certainement envoyĂ© Ă ma recherche en sâapercevant de mon absence. »
Son guide Ă©mie un rire lĂ©ger, peut-ĂȘtre nostalgique sur les bords. Ce qui paru vexer le jeune prince.
« Qu'y a-t-il d'amusant ?
â Rien d'important. RĂ©pondit-elle simplement. Les enfants sont si insouciants...
â Vous avez des enfants ?
Vraisemblablement, la femme fut prise au dĂ©pourvu par sa question. SĂ»rement ne s'Ă©tait-elle pas rendu compte de sa rĂ©flexion. Elle fixa le prince d'un air sceptique. Mais fini par rĂ©pondre, lâintonation de sa voix plus rĂȘche :
« Non. J'avais deux filles. »
Le malaise s'empara d'Anduin. Comme quoi, il avait loupĂ© une occasion de se taire. Il lĂącha simplement un : « pardonnez mon indĂ©licatesse, je n'aurais pas due vous poser cette question... ». Mais la femme ne lui accorda plus ni regards, ni paroles. Lui, il plantait tour Ă tour son regard sur ses mains puis sur la route Ă suivre, tel un enfant qui aurait prit une tape sur les doigts. La route s'Ă©ternisait, rĂ©guliĂšrement il entendait les cris des griffons qui survolaient la zone. Sa tĂȘte s'embourbait dans un bon nombre rĂ©interrogations, tels que des doutes sur les intentions du prince.
« Laissez-moi vous raconter ceci. » Dit-elle comme si elle avait pitié du malaise du jeunot.
Le blondinet releva son nez pour fixer cette femme, qui, elle, regardait au loin.
« J'ai perdu ma fille Ă cause du vol noir. Et lorsque j'ai voulu me venger. Je suis tombĂ©e nez-Ă nez avec ce prince. Il m'a alors racontĂ© son histoire. Et lorsque j'ai comprit ses intentions, dont sa purification du vol noir, je me suis ralliĂ©e Ă sa cause. Mon prince n'est pas corrompu. C'est un ĂȘtre pur. Plus que quiconque pourrait-ĂȘtre. »
Elle fini ses explications concises et observa la rĂ©action du prince. Aucune animositĂ© n'Ă©manait de lui. Seulement de l'intĂ©rĂȘt. Il avait bu ses paroles comme si elles Ă©taient bĂ©nites. Son apprĂ©hension ne disparaissait pas, mais ses doutes sur un danger potentiel s'envolĂšrent. L'honnĂȘtetĂ© de cette femme Ă©tait sans faille. Sur ces paroles, il restait sans avis. Il jugerais par lui-mĂȘme les qualitĂ©s de ce prince. Pour l'heure, il ne savait que rĂ©pondre. Il hocha simplement sa tĂȘte blonde pour lui indiquer sa comprĂ©hension et son intĂ©rĂȘt. Le reste de la marche se fit dans un silence presque total. Seul les pas de leurs montures rythmaient ce petit voyage.
Lorsqu'ils atteignirent le point de rendez-vous, le soleil Ă©tait en train de ranger ses derniers rayons. Une silhouette, pas trĂšs grande, Ă peut-prĂšs la mĂȘme taille qu'Anduin, tout aussi fine et Ă©lancĂ©e se dĂ©coupait devant ses yeux, Ă©clairĂ©e par les rayons de lumiĂšre d'un orange profond. D'autres formes, plus grandes mais d'aspect aussi diffĂ©rentes les une que les autres, entouraient l'ĂȘtre d'apparence fluet. La femme qui l'avait conduit ici força sa monture Ă avancer plus Ă©nergiquement pour aller se placer derriĂšre cette personne, Ă sa droite... Certainement le prince. Anduin stoppa doucement sa monture et posa pied-Ă -terre avec une grande prĂ©caution. Le voyage fut difficile pour son corps et il ressentait le besoin de s'appuyer sur sa canne, plus que jamais. Il la dĂ©crocha du flanc de sa monture (lĂ oĂč il l'avait prĂ©alablement fixĂ© avant de s'envoler), et s'y reposa dessus. Ses os criaient Ă l'aide, mais le blondinet n'en montra rien. Seul de lĂ©gers et discrets tremblements trahissaient sa faiblesse.
La personne autour de laquelle le rassemblement sâeffectuait, s'avança d'un pas nonchalant, les mains dans le dos. Le griffon d'Anduin s'agita lorsque l'autre s'approcha un peu trop, commençant Ă agiter ses pĂątes griffues et secouer sa tĂȘte blanche. Le blond lui posa une main affectueuse sur son encolure emplumĂ©e tandis que l'Ă©tranger s'arrĂȘta face Ă cette bĂȘte. Il laissa ses mains, masquĂ©e derriĂšre lui, retomber le long de son corps puis en releva une, la paume ouverte, en direction de l'animal, puis ne bougea plus. Le griffon, doux mais mĂ©fiant tout de mĂȘme, s'approcha avec prĂ©caution pour renifler cet Ă©trange humain, et une fois chose faite, il colla son bec contre sa main puis y frotta sa tĂȘte Ă la recherche d'une caresse. Il la lui accorda avec une certaine douceur, puis le griffon se recula pour retourner derriĂšre son cavalier avec calme. Le blond observa la scĂšne, incrĂ©dule. L'Ă©tranger souriait. Anduin s'en aperçu lorsqu'il arriva Ă une distance assez proche. Le garçon qui se trouvait devant lui n'Ă©tait, tout compte fait, pas si fluet mais d'apparence Ă©tonnamment jeune, un lĂ©gĂšre barbiche poussait sur son menton. Ses yeux brillaient d'une lueur rouge intense. Ses vĂȘtement, atypique, rappelait les costumes des habitant d'Uldum ; fait de tissus d'un blanc Ă©clatant, de cuirs noirs et de renforts, noir Ă©galement, en Ă©cailles de... De dragon ? Quelques dĂ©tails rouges soulignaient Ă©lĂ©gamment sa tenue... Aucun doute possible, la personne se trouvant face Ă lui n'Ă©tait autre que le dernier dragon noir. Le prince noir.
« Je ne vous attendez pas si tÎt, Prince Anduin, mais je suis ravis de vous voir ici, et presque entier ! » S'amusa le prince noir en guise de salutation.
Sa voix Ă©tait Ă©tonnement douce, empreinte de mystĂšres. Le prince humain l'observait avec attention, ne ratant aucune miette de ses faits et gestes. Une chose qui le frappa plus encore que ses vĂȘtements fut le teint sombre de sa peau. Tout les traits de son visages en paraissaient d'autant plus lissĂ©. Un contraste Ă©tonnant avec le turban Ă©clatant qui lui entourait le crĂąne. Son attitude aurait laissĂ© pantois n'importe qui. Ses pas silencieux et appuyait lui donnait l'impression de ne faire qu'un avec la terre sur laquelle il marchait. Chaque mouvement effectuĂ© semblait vĂ©cu comme le dernier. Ou peut-ĂȘtre le premier ? Devant tant de théùtralitĂ©, le blond n'eut pas le temps de prendre de dire mot, le dragon reprit la parole aprĂšs une courte pose, comme s'il avait volontairement laissĂ© ses paroles en suspend.
« Je suis Irion, déclara-t-il avec dans une intonation montante et continua en descendant sa voix. Le Prince Noir. »
Autant dire que le prince draconique se jouait remarquablement de cette situation. Pas que cette mise en scÚne mettait son invité en une posture délicate, mais son incrédulité et la fascination qui se reflétait de ses yeux lui fit prendre conscience de combien cette entrevu comptait pour son invité. Autant le laisser en émois quelques instant... Puis l'humain à la peau claire prit enfin la parole.
« Je suis heureux de vous rencontrer. (Et il était sincÚre.) Je suis...
â Tout le monde, ici, sait qui vous ĂȘtes ! Prince Anduin Wrynn de Hurlevent. »
LĂ , le prince en question se senti mal Ă l'aise. Irion Ă©clata d'un rire lĂ©ger, content de son petit effet. Le blond n'osait plus dire mot de peur d'avoir dit quelque chose dĂ©fiant un certain protocole lui Ă©tant inconnu. Il se contentait de rester debout sans bouger, ignorant ses tremblements. Le Prince Noir, qui faisait quelques pas machinaux devant son invitĂ©, allait continuer ses paroles au moment mĂȘme oĂč des cris de griffons retentirent dans l'air accompagnĂ© du battement d'ailes typique de leurs atterrissages.
Sans rĂ©flĂ©chir, deux gardes aux couleurs de la citĂ© humaine bondirent de leur montures, toutes armes dehors face Ă la bande de mĂ©crĂ©ants qui menaçait leur bien-aimĂ© prince ! Sans rĂ©flĂ©chir non-plus, la bande en question dĂ©gaina leurs armes Ă l'unissons. Le prince noir raidi son attitude face Ă cette interruption agressive et impromptu. Son visage s'assombrit tendit que ses yeux brillĂšrent plus intensĂ©ment. Sa bouche se rĂ©tracta en un rictus agacĂ© tendit que ses doigts s'agitaient, prĂȘts Ă lancer le moindre sort si la situation l'exigeait. La femme avec qui Anduin s'Ă©tait familiarisĂ© s'avança, le fusil en joue, dans un mouvement coordonnĂ© avec une orque qui semblait ĂȘtre sa partenaire. Les deux femelles se glissaient devant Irion avec la mĂȘme prĂ©caution qu'un loup devant une portĂ© de louveteaux.
« Mon prince ! Nous ici pour vous sauver ! » Maugréa un des deux gardes de l'Alliance. à l'attention de leur prince.
Le blond n'aurait su oĂč se mettre. Un trou de souris aurait Ă©tĂ© l'idĂ©al. La scĂšne l'horrifiait : le moindre faut pas, et ce qui devait ĂȘtre une simple visite de courtoisie se serait transformĂ© en un bain de sang. Le blond voulu s'interposer entre les deux parties, mais son corps lui empĂȘcha de tels mouvements si brusques. Rien que le fait de prendre appuis sur une jambe lui provoqua une intense bouffĂ©e de douleur.
« Non non ! Garde ! Baissez vos armes ! Baissez vos armes maintenant ! GARDES ! S'égosilla le jeune prince blondinet.
â Ă ce que je vois, la discrĂ©tion n'est pas une qualitĂ© rependu chez les humains. DĂ©clara le dragon d'une voix qui fendit l'air comme un coup de fouet.
â Non ce n'est pas ce que vous croyez ! Paniqua le blessĂ©. Prince Irion, je n'ai prĂ©venu personne de ma venu, croyez moi !
â Mon prince, commença doucement la femme qui servi de messagĂšre. Si vous me permettez, le gamin dit certainement la vĂ©ritĂ©. (Il leva les yeux vers elle pour lâinciter Ă continuer) Ce jeune garçon m'a confiĂ© qu'il se pourrait que son pĂšre ai envoyĂ© ses hommes Ă sa recherche. Je doute que leur prĂ©sence soit de son fait. »
Anduin, de son cĂŽtĂ©, sâĂ©vertuait Ă calmer les deux gardes royaux qui s'interposaient entre lui et les hommes du Prince Noir. Ce dernier considĂ©ra avec prĂ©caution l'information que lui dĂ©voila sa subalterne.
« Nous avons pour ordre de vous ramener à votre pÚre sain et sauf, mon prince, se justifia un des deux gardes.
â Et bien ce n'est pas ainsi que vous rĂ©ussirez ! Par la LumiĂšre, BAISSEZ VOUS ARMES ! »
Contre toute attente, le gosse avait du rĂ©pondant, comme quoi, ce n'Ă©tait pas le fils de Varian pour rien. Sa mĂąchoire vibrait sous la pression de tout ce qui lui arrivait. Ses yeux fusillaient les maudits hommes que son pĂšre eut la bonne idĂ©e â merveilleuse idĂ©e... â de lui envoyer. Ils finirent tout deux par baisser leurs armes et les ranger en douceur. De son cĂŽtĂ©, l'autre prince leva une main pour inciter ses hommes Ă en faire de mĂȘme. Chaque combattant recula d'un pas, laissant des deux gamins se juger du regard. D'abord mĂ©fiant, Irion fini par Ă©tirer ses lĂšvres en un de ces sourires indĂ©chiffrables dont il avait le secret et jugea la scĂšne pour laisser le temps Ă tout le monde de reprendre leur sang froid.
« TrÚs bien, maintenant que nos esprit se sont calmés, suivez moi, Prince Anduin. Ho, au fait, la prochaine fois, veuillez prendre vos disposition afin d'éviter ce genre de malentendu. Il serez regrettable qu'un accident survienne, n'est-ce pas ? »
Malgré son air détaché, inutile de préciser combien l'agacement de ce prince se faisait ressentir. Sans nul doute que la prochaine fois il ne serait pas aussi clément face à une attaque ouverte venant qui que ce soit.
« Je comprend. Veuillez acceptez mes plus sincÚres excuses pour ce désagrément. »
Par respect et biensĂ©ance, Anduin s'inclina lĂ©gĂšrement. Irion ouvrit la marche. Le blond se saisi discrĂštement d'une fiole de potion antalgique se trouvant dans son sac, en but les trois quarts et rangea le reste. Les premiers effet se firent ressentir suffisamment vite pour lui permettre d'avancer Ă la suite de cet ĂȘtre Ă©trange. Devant, le contingent accompagnant le prince se formait de worgens, d'orcs, d'humains... et mĂȘme de pandarĂšnes. Tous avancĂšrent jusqu'Ă une taverne baignĂ© dans d'Ă©paisses brumes. LâintĂ©rieur de cette taverne n'Ă©tait pas immense, mais le peu de clients qui s'y trouvait ne donnait pas trĂšs envie de s'y Ă©terniser.
« Vous savez, Anduin, vous auriez pu prendre deux gardes du corps pour vous accompagner dĂšs le dĂ©part. Dans l'Ă©tat oĂč vous vous trouvez, ça aurait Ă©tĂ© bien plus judicieux.
â En effet, mais cela aurait signifiĂ© que mon pĂšre fut d'accord avec ma dĂ©cision d'accepter de vous voir.
â Haha, j'ai eut vent du tempĂ©rament de votre pĂšre. Il est vrai qu'il n'est pas facile Ă aborder. Tong, montez-nous Ă boire et Ă manger, s'il vous plaĂźt. »
Tong n'Ă©tait autre que lâaubergiste, un pandarens avec un caractĂšre peu commode, mais pas bien mĂ©chant pour autant. Et surtout qu'il ne posait jamais aucune question. Irion se dirigea en haut d'un escalier, montant Ă une mezzanine. Le prince humain le suivit avec prĂ©caution dans ce dernier effort. L'Ă©tagĂ© Ă©tait amĂ©nagĂ© d'une table basse, de deux siĂšges et un repose-pieds surmontĂ©s de coussins confortables... Enfin du repos, il en rĂȘvait depuis si longtemps. Ou disons plutĂŽt, il avait l'impression qu'il ne s'Ă©tait pas posĂ© depuis une Ă©ternitĂ©. Les gardes qui le suivaient toujours restĂšrent Ă proximitĂ©, accompagnĂ© de ceux du prince noir. Une fois assis, et installĂ©, ses jambes allongĂ©es, Anduin se laissa aller dans le dossier. Sentir ses muscles se relĂącher lui procura un bien fou, tellement qu'il en laissa Ă©chapper un soupir d'aisance. Un certain regard rouge posĂ© sur lui, lui fit l'effet d'une piqĂ»re de rappel. Il se redressa un peu dans son siĂšge, sans toute fois pouvoir bouger de trop.
« Je vous en prit, mettez vous à votre aise. »
Le dragonet s'était installé nonchalamment, en appuie vers l'avant pour mieux scruter le prince. Ce dernier lui adressa un sourire pour cette remarque.
« Je tiens une nouvelle fois à vous présenter mes excuses pour le fiasco de notre rencontre.
â N'en parlons plus. (Irion avait la manie de joindre les gestes Ă la parole pour appuyer ses dires.) Je souhaitait vous rencontrer pour parler de votre... ManiĂšre d'aborder tout ceci, cette guerre, votre peuple, ce besoin viscĂ©ral de vous plier en quatre pour une cause qui vous semble juste. »
Tong apporta les victuailles et boissons et, une fois remercié, reparti. Tout en l'écoutant Anduin s'attrapa un bol de riz au curry pour le dévorer, non sans la tenu d'un prince, mais ne se préoccupant qu'à peine de mùcher avant d'avaler.
« Eh bien, c'est assez simple, j'aspire à voir un jour ce monde en paix. La guerre ne fait qu'aggraver les blessures béantes provoquées par le cataclysme. J'aimerais pouvoir trouver le moyen de mettre un terme aux conflits quitte à me sacrifier si cela en valait la peine. »
Le sourire du dragon noir s'Ă©tira en une moue trop attendrie pour ĂȘtre totalement honnĂȘte. Le blond fronça les sourcils, sur la dĂ©fensive.
« Le sacrifice... Comme je l'imaginait, vous ĂȘtes une personne naĂŻve. (Il reprit une expression sĂ©rieuse.) La horde vous croit mort. Croyez-vous que Garrosh cessera ses desseins pour autant ? Non, bien Ă©videmment. Au contraire, il cherchera une maniĂšre plus radicale encore, vous lui avez prouvĂ© que la cloche n'Ă©tait pas aussi puissante et fiable qu'il l'espĂ©rait.
â M'avez-vous fait venir pour me faire la leçon ?
â Non, Ă©videmment, vous aviez rĂ©flĂ©chit Ă cette Ă©ventualitĂ©, excusez-moi. »
L'ironie outrageuse de ce prince noir Ă©venta une barriĂšre sociale de l'humain. Il Ă©tait nullement venu jusqu'ici pour se faire rĂ©primander par un inconnu Ă l'Ă©go sur-dimensionnĂ©... MĂȘme si celui-ci n'Ă©tait autre que le rejeton du Destructeur... Surtout venant de son rejeton, en fait. Ce fut maintenant Ă son tour de dĂ©visager et juger de haut en bas cette personne Ă la langue bien pendu, le regard franc et une expression fermĂ© au visage.
« Il n'y avait rien d'autre à faire. J'ai agit au mieux dans le temps qu'il nous était imparti. De plus, je suis ici aujourd'hui et, que la LumiÚre me garde, je serais toujours là demain. Mais, je vous en prit, si vous m'exprimiez votre vision des choses, je suis bien curieux, venant du dernier membre du vol noir. »
Anduin cracha presque ses derniers mots comme s'il s'agissait d'un insulte dĂ©guisĂ©e, la tĂȘte haute, assumant chacun de ces mots et chacune de ses actions. Irion tiqua sur ses paroles, mais n'en dit rien, Ă son tour de fermer son visage, vexĂ©. Non, il n'Ă©tait pas comme tout les autres qu'il avait exterminĂ©... Comment cet humain osait cracher ce 'vol noir' comme si la honte d'appartenir Ă une telle espĂšce devait l'accabler. Passons, il comprendrait bien assez vite ses intentions.
« J'aspire Ă la mĂȘme chose que vous, Anduin. Une Azeroth forte. Je suis ici pour mettre un terme Ă tout cette mascarade. Ces chamailleries de bac-Ă -sable. Ce monde est bien trop prĂ©cieux pour vous laisser vous entre-tuer alors qu'une puissance plus grande encore ! se prĂ©pare Ă nos portes. Je suis prĂȘt Ă tout les sacrifices pour cela. Absolument tout. »
Il bouillonnait de l'intérieur. Impassible, il fixait l'insolent, guettant le faux-pas qui lui permettra de décréter que ce microbe n'était qu'une gÚne dans ce monde pour s'en débarrasser. Le blond étancha sa soif sans détourner ses yeux de ceux du dragon, puis inspira et s'imposa plus de sérénité pour ne pas réagir sur sa réflexion de 'chamailleries de bac-à -sable'.
« Alors vous devriez comprendre l'urgence dans laquelle je me trouvait moi-mĂȘme ce jour lĂ . Et si c'Ă©tait Ă refaire, je le referais. J'aimerais vous poser une question. La voix d'Anduin s'Ă©tait adoucit sur la fin.
â Allez-y.
â Aimez-vous cette terre ?
â La Pandarie ?
â Azeroth tout entier. »
Aimer... Pouvait-on réellement parler d'amour dans le cas d'un dragon noir ? Irion se mit à en réfléchir, jouant machinalement avec son menton.
« Je ne dirais pas ça. C'est mon rÎle de protéger cette terre. De lui assurer l'avenir qu'elle mérite et qu'elle se relÚve de la folie de mon pÚre... (ce mot eut du mal à passer.) Avant qu'il perde la raison, c'était le seul et unique but de tout mon vol. Et aujourd'hui, il ne reste plus que moi à qui revient cette tache. Je la mÚnerais à bien quoi qu'il arrive. »
Le dernier des siens... De quoi rendre fou n'importe quel ĂȘtre vivant sans quelque intervention malĂ©fique soit-il. Un silence s'installa. Les deux se perdĂšrent dans leurs pensĂ©es. De dehors, quelques grillons se faisaient entendre, il commençait Ă ĂȘtre bien tard. Brisant le silence, Anduin ordonna Ă l'un des gardes d'envoyer un message Ă son pĂšre pour le rassurer un minimum sans toute fois lui indiquer oĂč il se trouvait.
« Dites-moi, jusqu'oĂč iriez vous pour protĂ©ger ce en quoi vous croyez ? Demanda-t-il.
â Mmm... je pense avoir dĂ©jĂ rĂ©pondu Ă cette question, non ?
â Je veux dire, Ă part mourir... Un mort ne peut changer le monde, de toute façon. »
Ce en quoi, il n'avait pas tors. Anduin se demandait oĂč Irion voulait en venir et le laissa continuer.
« Garrosh est prĂšs Ă tout les sacrifices pour que sa Horde soit la plus grande et puissante ! Votre pĂšre semble retenir ses coups. Tellement, que c'est Jaina Portaillant qui orchestre toute la campagne sur l'Ăźle du tonnerre. Mais en mĂȘme-temps, il est Ă la tĂȘte d'une nation unie, prĂȘte Ă agir de concert. Alors je vous repose la question.
â Je veux la paix entre la Horde et l'Alliance. Que nous puissions avancer ensemble et non les uns contre les autres. Je pense que Garrosh se mĂ©prend sur ce qui fait la force d'un peuple. Il ne mesure pas l'Ă©tendu du danger qu'il fait prendre Ă tout les siens et mĂ©prisent tout ceux qui ne sont pas orc. MĂȘme dans ses rangs... Je ferais tout ce que je pourrais pour changer les choses...
La discutions de cette soirĂ©e tourna autour des impressions de chacun sur les diffĂ©rentes tĂȘtes pensantes des deux camps. LĂ oĂč l'un voyait de la force et de la dĂ©termination, l'autre ne voyait que l'horreur qui fut infligĂ©. Parfois, le ton de chacun montait, et d'autres, tout deux s'accorder pour dire que les Ă©vĂ©nements ne furent en rien dĂ©terminant... La vision utopiste du prince humain se confrontait Ă une rĂ©alitĂ© crue du prince noir. Certaines choses, aussi limpide soient-elles, restait bloquĂ©es aux frontiĂšres de la comprĂ©hension d'Anduin. Il ne pouvait concevoir la cruautĂ© du chef de guerre. Un monde n'a pas besoin de la peur pour vivre. Mais lĂ oĂč il voyait de la peur, Irion y voyait une certaine discipline...
« Concernant cet orc, l'avenir nous dira si un tirant vaut mieux qu'un bon roi. Mais le monde Ă besoin d'un Ă©quilibre, je suis d'accord avec vous. Seulement, ni vous, ni moi... Ne savons d'oĂč surgira l'Ă©quilibre dont nous avons besoin. Vous restez bien trop sur vos acquis, Prince Anduin. Vous devrez Ă©largir vos horizons. Conclu le dragon d'une voix douce.
â L'avenir nous le dira. RĂ©pondit Anduin, morose et... peut clairement pas convaincu.
â Ne tirez pas cette tĂȘte... Vous en entendrez d'autre ! »
La fatigue accablait ces deux ĂȘtres. Les deux lunes, haute dans le ciel, illuminaient tellement le environs que des ombres nettes se dessinaient au sol. Le soir dans la taverne, des lits Ă©taient amĂ©nagĂ©s ça et lĂ sur le sol pour permettre aux hommes d'Irion de se reposer. Pas qu'il n'y ai pas de chambres pour les loger, juste que les membres de La-Griffe-Noire Ă©taient trop nombreux pour tous en bĂ©nĂ©ficier. Les deux gardes du corps du blondinet faisaient des roulements pour que l'un et l'autre puissent se reposer et veiller sur lui. Ils auraient dut quitter les lieux, Ă ce moment lĂ , retourner Ă Krasarang. Mais lorsque leur prince voulu se lever, il en Ă©tait tout bonnement incapable. Ce fut comme si la pression de son corps lui aurait Ă©crasĂ©e les deux jambes. Il Ă©touffa une exclamation de surprise et se mordit l'intĂ©rieur de la lĂšvre. Le garde Ă©veillĂ© voulu l'aider.
« Mon prince, laissez-moi vous..
â Ne vous inquiĂ©tez pas, ça va aller, empĂȘcha-t-il avec un sourire ; la douleur Ă©tait trop grande pour que qui-que-ce-soit ne le touche.
â Dormez ici et rentrez demain ? Au point oĂč vous en ĂȘtes, ce ne sera pas pire vis Ă vis de votre pĂšre, Proposa Irion qui se leva puis descendit de la mezzanine.
â Je pense que c'est une idĂ©e judicieuse, merci. »
Il entendit vaguement le prince noir parler, en bas. Ses pas semblĂšrent s'Ă©loigner ensuite, certainement pour aller dehors... Quelques instants plus tard, on apporta un lit supplĂ©mentaire que l'on posa prĂšs de la banquette. Anduin se glissa avec prĂ©caution sur le matelas â plutĂŽt confortable en fait â posĂ© au sol. La mezzanine n'Ă©tait plus que le dernier endroit oĂč la lumiĂšre persistait dans la taverne. Lorsque le prince au turban remonta, se fut pour attraper quelques chose Ă grignoter se trouvant encore sur la table, puis l'humain l'entendit s'Ă©loigner Ă nouveau.
« OĂč dormez vous ? Je n'ai vu aucune couche supplĂ©mentaire, demanda le curieux blessĂ©.
â Mmm, j'ai ma chambre. Mais je n'ai pas encore sommeil.
â Mh... D'accord. Faites attention, je crois qu'il fait froid dehors. »
La bougie sâĂ©teignit, seul restait la lueur des yeux du prince noir, s'Ă©loignant en direction de la fenĂȘtre, dans un battement d'aile et Anduin sombra dans le sommeil.
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Stuff last month. getting back in the swing of things
Piano Made by "Bella Ross" on Archive3d.net Chair Made by "3d-Art Group" on Archive3d.net
Wrathion isin't enjoying the entertainment in Pandaira
viimeaikaisia töitÀ, ylhÀÀltÀ alas: viilutettu pöydÀnkansi, sohvapöytÀ (koivu+katalyyttilakka), kesken oleva seinÀhylly (mdf, tarkoitus viiluttaa, sivut maalattu. työstetty vannesaha+hiomakone+viilusaha)
what I've been working on, lately