Ode au sakura mochi
Parfum dĂ©licat, arĂŽmes subtils, tonalitĂ©s tendres, courbes adorablesâŠ, de tous les wagashis, le sakura mochi est mon favori. Câest dire si jâattends le dĂ©but du mois de mars avec fĂ©brilitĂ©, pĂ©riode oĂč fleurissent ces pĂątisseries traditionnelles japonaises cĂ©lĂ©brant les cerisiers en fleurs.Â
Le sakura mochi est un petit bijou : un cĆur dâanko, de la purĂ©e dâharicot rouge azuki, nichĂ© dans de la pĂąte de riz gluant, du mochi rose et sucrĂ©. Le tout ceint dâune feuille de cerisier saumurĂ©e, ce qui confĂšre Ă la gourmandise un contraste salĂ©-sucrĂ© irrĂ©sistible. Si elle provient de lâest du Japon, de Tokyo par exemple, la douceur sâagrĂ©mente dâune fine crĂȘpe de farine de riz et de blĂ©, comme ce sakura mochi de la pĂątisserie Toraya (ci-dessus), achetĂ© Ă Paris, le 3 mars, jour de lâHina matsuri, la fĂȘte des poupĂ©es dĂ©diĂ©e aux fillettes nippones. A lâouest, dans le Kansai, Ă Kyoto entre autres, elle se pare dâune boule de riz gluant domyoji. Câest le cas du sakura mochi, ci dessous, du salon de thĂ© Walaku, toujours Ă Paris.Â
La feuille de cerisier dégage une senteur caractéristique ajoutant un charme tout particulier à la dégustation, car, oui, oui, la feuille est comestible.
DĂ©jĂ , lors de mon voyage au Japon, fin fĂ©vrier, les sakura mochis, tant du Kansai que du Kanto, abondaient dans les boutiques de wagashis, comme ici, Ă Tokyo, Ă deux pas dâAkasaka.
Bref, un des petits bonheurs de lâexistence, dont il serait inconcevable de se priver, dâautant quâil prĂ©figure un autre moment incontournable de lâannĂ©e, la floraison des sakura, les cerisiers ornementaux japonais, Ă lâĂ©phĂ©mĂšre beautĂ© printaniĂšre, comme en tĂ©moigne ce clichĂ© pris fin avril dernier, au Parc de Sceaux, prĂšs de Paris.Â
* Toraya : 10 rue Saint-Florentin, 75001 Paris (le site internet est ici)
* Walaku : 33 rue Rousselet, 75007 Paris
Ludmilla Intravaia
















