Seconde victimisation
TW: viol, description explicite.
Câest le jour de ma fĂȘte. Je jongle entre mon Facebook inondĂ© de messages pis ma rĂ©daction. Jâouvre ma boĂźte de courriels. Pis je vois ton nom.
Quatre ans aprĂšs mâavoir violĂ©e, tu mâĂ©cris un beau pâtit message de bonne fĂȘte pis de beaux voeux. Wow. Wow, je suis abasourdie, bouleversĂ©e, prise au dĂ©pourvu. Es-tu complĂštement sadique de me revictimiser Ă rĂ©pĂ©tition? Es-tu tout simplement stupide? Es-tu Ă ce point dans le dĂ©ni que tu as oubliĂ©, encore?
Petit survol des faits, histoire de te rafraßchir la mémoire.
- Janvier 2011. Tu me violes. Je dis mâĂȘtre âsentie violĂ©eâ, sans faire le dĂ©clic que, ben, câĂ©tait ça. Tu oublies et, lorsque je tente de tâen reparler six mois plus tard, tu stipules que tes intentions "Ă©taient bonnes". On nâen reparle plus.
- Juillet 2012. Je te laisse.
- ĂtĂ© 2013. Je fais le dĂ©clic. Non câest non, un viol câest un viol, mon corps câest mon corps et ce nâĂ©tait pas Ă toi dâen prendre le contrĂŽle.
- Novembre 2013. JâĂ©cris ceci et te lâenvoie. PlutĂŽt que de tâexcuser (la base??!!), tu mâenvoies chier parce que je suis une "hippie sale" qui a "complĂštement changĂ©e" au cours de notre relation. Tu affirmes que tes intentions âĂ©taient bonnesâ et que tout est relatif. Je ne rĂ©ponds pas.
- ĂtĂ© 2014. Je rencontre une de tes ex. Tu nâas vraiment pas Ă©tĂ© nice avec elle non plus.
- Novembre 2014. JâĂ©cris ceci dans le cadre de #AgressionNonDĂ©noncĂ©e.
- 9 fĂ©vrier 2015. Tu mâĂ©cris le message de bonne fĂȘte faisant preuve du plus flagrant manque de considĂ©ration ever. Je rĂ©ponds ceci: "Salut, je tâinvite Ă lire les articles 265, 271, 273.1 (1) et (2), 273.2, 274 et 276 du Code criminel. Et Ă ne plus jamais me contacter."
Jâai envie de rajouter ceci: les motifs derriĂšre la commission dâun acte criminel ne sont pas pris en compte pour dĂ©terminer la culpabilitĂ©. Par ailleurs, nul nâest sensĂ© ignorer la loi, principe fondamental en droit canadien comme quoi le fait de ne pas savoir quâun acte est criminel nâest pas un moyen de dĂ©fense, nâexcuse pas le geste et nâaffecte pas le verdict de culpabilitĂ©.
Enfin, comme les articles ci-haut le dĂ©montrent, sorry mais âtout est relatifâ ça ne fonctionne pas en droit criminel. Tu as commis un crime contre la personne, tâes donc un criminel. Tu rajouteras ça aux qualificatifs sur ton CV, Ă cĂŽtĂ© de âpiloteâ, âingĂ©nieurâ, ânâaime pas la glace dans son thĂ© glacĂ©â.
Et puis jâai changĂ©e âbout pour boutâ ? No shit, un dude convaincu que lâaccĂšs Ă mon corps lui Ă©tait dĂ» mâa pĂ©nĂ©trĂ©e de force. Alors que câĂ©tait trop petit, câĂ©tait mal lubrifiĂ© et surtout, surtout, alors que câĂ©tait NON.













