Si vous avez cliquĂ© sur la vidĂ©o, vous venez d'entendre une des chansons (cansos en ancien occitan) les plus cĂ©lèbres de Bernard de Ventadour, troubadour du 12e siècle, contemporain d'AliĂ©nor d'Aqutaine.Â
Tout concours imminent mis Ă part, j'avais envie aujourd'hui de vous parler de printemps et de dĂ©sir.Â
(Et oui, je suis comme ça moi, je n'ai pas froid aux yeux, mais c'est mon anniversaire demain, alors j'espère que vous me pardonnerez toute forme d'excentricité).
D'où la nécessité de recourir à la poésie médiévale occitane.
Voici le premier couplet de la chanson (dont vous pourrez trouver la suite ici):
Can vei la lauzeta mover
De joi sas alas contra’l rai,
Que s’oblid’ e’s laissa chazer
Per la doussor c’al cor li vai,
Ai! Tan grans enveya m’en ve
De cui qu’eu veya jauzion!
Meravilhas ai, car desse
Lo cor de dezirer no’m fon.
Et sa traduction en anglais, que j'apprécie particulièrement, et dont vous pourrez trouver la suite ici
When I see the lark break
its wings against a sunbeam,Â
forget itself,Â
and fallÂ
from that sweet joyÂ
that pierces the heart,Â
O—my own could melt,
envying all those I see rejoicing.
Alas—how I hoped to know love,
yet how little have I learned!
For I now cannot help but love,
even if in vain.
My heart is given up—my whole self,
the world entire.
And I am left bereft
of everything but desire.