Retour sur... les assises de la ville durable
PrĂšs de 100 personnes ont rejoint Vincent Feltesse Ă Cap Sciences lundi 16 dĂ©cembre pour dĂ©finir les contours dâune ville durable.  Une ville qui rĂ©ponde mieux Ă la question du prix des logements, de la place des commerces, de la participation des habitants, des Ă©volutions climatiques⊠Car Bordeaux aura le climat de SĂ©ville en 2050, si lâon en croit HervĂ© Le Treut du GIEC.Â
Anne-Laure Bedu (porte-voix participation et dĂ©veloppement durable) et Olivier Cazaux (EELV) introduisent le dĂ©bat et prĂ©sentent les trois ateliers qui vont permettre de dĂ©gager des propositions concrĂštes pour le programme de Vincent Feltesse : la nature en ville avec Françoise Gross (EELV), les mobilitĂ©s avec Nicolas Guenro (porte-voix Ă©nergies, stationnement et mobilitĂ©s) et lâamĂ©nagement avec Sabine Haristoy (porte-voix amĂ©nagement du territoire).
Bordeaux est Ă penser selon les risques dâinondation, comme une « ville rĂ©siliente » en conservant des zones humides. Il sâagit de remettre Ă lâhonneur des sources comme le Peugue ; de rĂ©cupĂ©rer lâeau de ruissellement pour des usages mĂ©nagers ; de donner des espaces verts Ă ceux qui nâen nâont pas grĂące aux jardins partagĂ©s et aux nouvelles orientations des cahiers des charges des urbanistes. Cartographier les friches pour les mutualiser, cultiver la biodiversitĂ© et permettre un vivre ensemble⊠Vincent Feltesse prolonge les propositions en voulant augmenter les surfaces cultivĂ©es et les espaces verts accessibles autour et Ă Bordeaux, en permettant des continuitĂ©s vers lâestuaire ou les rives dâArcin.
DĂ©veloppement de lâautopartage, incitation au tĂ©lĂ©travail, relocalisation des emplois et de lâĂ©conomie... Les solutions existent pour rĂ©duire le nombre de vĂ©hicules et les usages contraints. Pour autant, le stationnement doit ĂȘtre repensĂ© et optimisĂ©e sur les parkings privĂ©s et avec une tarification horaire incitative. Vincent Feltesse souhaite une ville collaborative, Ă lâexemple des plans de circulation Ă repenser, avec les habitants et dans le temps.
Enfin, lâespace public doit intĂ©grer les conditions dâune « bonne santé » avec un accĂšs Ă lâeau, lâombrage, la qualitĂ© de lâair⊠Mais aussi en lâouvrant aux habitants et Ă la diversitĂ© des usages : comprendre son quartier, ses relations intergĂ©nĂ©rationnelles, son identitĂ© propre. Lâanimation cogĂ©rĂ©e de chaque quartier est dĂ©terminante. Vincent Feltesse veut Ă©tablir un bilan Ă©nergĂ©tique par quartier et donner des moyens aux regroupements dâhabitants pour utiliser les services dâarchitectes ou de paysagistes. Par delĂ , il crĂ©era un Ă©tablissement public foncier pour gĂ©rer les espaces construits et Ă©tudier les solutions aux problĂšmes de dĂ©localisation liĂ©s au prix excessifs du foncier. Câest aussi lâobjectif dâau moins 30% de logements sociaux et lâamĂ©nagement des boulevards car 40% des Bordelais y habitent.
Le territoire en marche quâil souhaite est une ville Ă©quitable pour tous les quartiers et durable pour toutes les ressources. Une ville vertueuse comme elle a Ă©tĂ© imaginĂ©e ce soir Ă Cap Sciences avec les Bordelais.Â











